La victoire à l'extérieur en tour préliminaire de la Coupe de l'UEFA (1-2 à Vardar Skopje, en Macédoine) aura constitué un premier adjuvant moral pour les Flandriens. Pour l'entraîneur débutant Dirk Geeraerd, qui prend la relève du coach à succès Dennis van Wijk, c'est la confirmation qu'il est possible de faire au moins aussi bien que la saison dernière, soit une 12e place, avec un foot à la Britannique et une solide réputation à domicile. La campagne européenne, venue comme une cerise sur le gâteau grâce au classement du fair-play de l'UEFA, ne va-t-elle pas peser dans les jambes ? La direction a anticipé en élargissant le noyau. Le départ de Jamaïque Vandamme signifie que le seul vrai joueur de base de la saison dernière a quitté Roulers. Les arrivées de Tom Peeters, Jürgen Raeymaeckers et Davy Oyen, des garçons expérimentés, peuvent résoudre ce problème. Et les jeunes Kevin Oris, Mathias Velghe et Bart Devin...

La victoire à l'extérieur en tour préliminaire de la Coupe de l'UEFA (1-2 à Vardar Skopje, en Macédoine) aura constitué un premier adjuvant moral pour les Flandriens. Pour l'entraîneur débutant Dirk Geeraerd, qui prend la relève du coach à succès Dennis van Wijk, c'est la confirmation qu'il est possible de faire au moins aussi bien que la saison dernière, soit une 12e place, avec un foot à la Britannique et une solide réputation à domicile. La campagne européenne, venue comme une cerise sur le gâteau grâce au classement du fair-play de l'UEFA, ne va-t-elle pas peser dans les jambes ? La direction a anticipé en élargissant le noyau. Le départ de Jamaïque Vandamme signifie que le seul vrai joueur de base de la saison dernière a quitté Roulers. Les arrivées de Tom Peeters, Jürgen Raeymaeckers et Davy Oyen, des garçons expérimentés, peuvent résoudre ce problème. Et les jeunes Kevin Oris, Mathias Velghe et Bart Devinck voudront prouver, tout comme Geeraerd, qu'ils ont le niveau de la D1. Wouter Biebauw a prouvé à la fin de la saison passée qu'il pouvait parfaitement remplacer Jurgen Sierens, blessé à l'aine. Contre le Standard, il a étalé un arsenal de réflexes sur sa ligne. Durant la préparation, il respirait également la confiance. Sierens, qui a hésité longtemps avant de prolonger son contrat, n'est pas encore fin prêt. L'exemple de sobriété devra encore patienter. Le jeune Kenneth Vonck est plutôt une piste d'avenir. Comme arrière droit, Martijn Monteyne semble certain de sa place, même s'il sent la concurrence de Chemcedine El Araichi, qui en tant que droitier sur le flanc gauche a dû laisser sa place au plus expérimenté Davy Oyen et se repositionne donc à droite. Monteyne et El Araichi sont comparables : ils ne quittent pas leur opposant direct et créent volontiers de la profondeur dans le jeu. Au centre de la défense, James Lahousse et Daan Vaesen devraient tenir leur place. Ils doivent encore travailler leur communication entre eux, sont plutôt limités techniquement mais ne se laissent pas facilement passer et sont forts de la tête. Cyril Detremmerie et Velghe sont les alternatives. A gauche, Oyen démontre déjà sa plus-value. Le Limbourgeois, trop souvent blessé par le passé (aux abdominaux), a prouvé la saison dernière au KVSK United (D2) qu'il était de retour à son meilleur niveau. Oyen dispose d'une condition solide, est techniquement doué et s'est musclé. Il ne se fait plus bousculer et est devenu un battant. Le patron demeure le médian défensif Frederik Vanderbiest. Un véritable batailleur qui peut créer le danger grâce à une frappe précise sur phase arrêtée. Etant donné son statut, le Français Eric Joly, fin technicien qui ne récupère pas tellement de ballons, devra attendre sa chance. A droite, Koen De Vleeschauwer pourra capitaliser sur sa routine, effectuer des centres précis et organiser l'équipe. Raeymaeckers, venu du Lierse, est susceptible de le remplacer mais tout aussi bien évoluer en pointe. Côté médians offensifs, Tom Peeters et Steve Barbé se disputeront une place dans le onze. La condition de Peeters semble faire pencher la balance en sa faveur car Barbé, fort techniquement et qui peut donner des ballons en profondeur, est davantage sujet aux blessures. Le jeune talent Tom Raes, suivi par la Lazio, recevra certainement sa chance. A gauche, Björn Smits arpentera sans doute le flanc. Il a de l'expérience, est fort de la tête et a une bonne vista. Il devrait avoir la préférence sur Maxime Annys (plutôt marathonien, rapide et un bon centre) et Abdoulaye Soumaré (créatif et mobile). Wagneau Eloi a été opéré au tendon d'Achille et ne sera totalement rétabli qu'en octobre. Le Français d'origine haïtienne peut déstabiliser une défense à lui tout seul et marque facilement. Jusqu'à son retour, le poids de l'attaque reposera sur les épaules du duo Sébastien Dufoor-Sanharib Malki Sabah. L'entraîneur a connu Dufoor à Waasland : il est fort, excelle balle au pied et prolonge facilement les balles de la tête. Sabah s'appuie davantage sur sa vitesse. Le jeune Kevin Oris devra d'abord s'habituer au rythme et à la vitesse d'exécution de la D1. Un bloc solide, une envie de travailler et un football par longs ballons : la marque de fabrique a été préservée. Mais Geeraerd optera sans doute pour davantage de combinaisons au sol. L'équipe continue à se baser sur sa combativité et son caractère. En principe, elle devrait pouvoir tenir son rang dans le ventre mou au sens large. Le début de championnat des Flandriens n'est pas aisé mais l'équipe dispose de suffisamment d'expérience pour ne pas paniquer au premier couac venu. FRÉDÉRIC VANHEULE