Arnauld Mercier a eu l'avantage d'entrer en fonction avant la parenthèse internationale et de bénéficier de deux semaines pour placer ses accents. Le nouvel entraîneur français de Waasland-Beveren a consacré sa première semaine à observer le noyau, laissant à ses adjoints le travail de terrain et la traduction.
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Arnauld Mercier a eu l'avantage d'entrer en fonction avant la parenthèse internationale et de bénéficier de deux semaines pour placer ses accents. Le nouvel entraîneur français de Waasland-Beveren a consacré sa première semaine à observer le noyau, laissant à ses adjoints le travail de terrain et la traduction. Il a ensuite approfondi l'aspect physique car le départ d' Eric Dehaeseleer a laissé un vide. Mercier a également apporté de la clarté. Il a mis son 4-3-3 en place en établissant la liste des joueurs qui entraient en ligne de compte pour chaque poste. Il a briefé l'équipe mais aussi chaque footballeur, individuellement : que faire en possession du ballon et en perte de balle. Il a insisté sur des mots-clefs : collectivité, bloc dans l'entrejeu et reconversion rapide. Sa vision est apparue par moments au Stayen mais Waasland-Beveren a encore failli à la finition. Le Français a tout observé. Tuur Dierckx avait été bon contre Charleroi et a reçu une nouvelle chance. Il a raté des occasions mais a aussi marqué, ce qui est bienvenu car l'ancien Brugeois semblait classé au Freethiel. Mercier a aussi repêché Denzel Jubitana, qui avait eu des problèmes avec Adnan Custovic. Mercier doit pouvoir profiter de l'injection de qualité effectuée à la fin du mercato. Il y a plus de concurrence, bien que certains, comme Yuki Kobayashi, doivent trimer pour refaire leur retard de préparation. D'autres doivent apprendre à travailler. Beni Badibanga, Aboubakary Koita, dont la perte de balle est à la bas de l'égalisation : l'équipe joue encore trop en misant sur la possession du ballon. Ils sont prévenus, en tout cas, car la lutte pour une place sur la feuille de match est devenue plus intense. Samedi, pour diverses raisons - maladies, obligations internationales -, Xian Emmers, Djihad Bizimana et Matthias Verreth ne figuraient pas dans le noyau.