Tailwind Sports, la structure qui forme l'ossature de l'équipe connue sous le nom de Discovery Channel, ex-US Postal, met fin à ses activités au terme de la saison. En février déjà, on savait que Discovery Channel allait renoncer à être le sponsor principal de l'équipe mais nul n'imaginait que cela signifierait la fin de cette formation à succès. Celle-ci avait eu des contacts avec de nombreux candidats investisseurs - on parlait même d'un sponsor chinois. Les responsables de Tailwind affirment qu'ils ont eu...

Tailwind Sports, la structure qui forme l'ossature de l'équipe connue sous le nom de Discovery Channel, ex-US Postal, met fin à ses activités au terme de la saison. En février déjà, on savait que Discovery Channel allait renoncer à être le sponsor principal de l'équipe mais nul n'imaginait que cela signifierait la fin de cette formation à succès. Celle-ci avait eu des contacts avec de nombreux candidats investisseurs - on parlait même d'un sponsor chinois. Les responsables de Tailwind affirment qu'ils ont eux-mêmes rompu ces discussions avant l'heure. " Dans le climat actuel, nous ne pouvons offrir aux sponsors potentiels les certitudes que leur investissement mérite ", explique le manager de l'équipe, Bill Stapleton. " Nous pouvons contrôler les actes de nos propres coureurs mais nous n'avons aucune prise sur ce qui se passe dans d'autres formations ou au sein du sport lui-même ". Si une équipe dont le leader vient de gagner le Tour ne trouve pas de sponsor, le cyclisme est vraiment dans de sales draps. La décision de Discovery Channel va avoir des répercussions sur le marché des transferts. Le vainqueur du Tour, Alberto Contador, est à la rue comme des coureurs d'envergure internationale style Levi Leipheimer et Yaroslav Popovych. George Hincapie aurait signé chez T-Mobile, dont la pérennité a longtemps été mise en doute. Stijn Devolder suscite aussi la convoitise. Par contre, nul ne connaît le sort de jeunes surdoués comme Vladimir Gusev et Janez Brajkovic. Le directeur d'équipe Johan Bruyneel a en tout cas annoncé qu'il quittait le cyclisme. Le Flandrien, qui vit en Espagne, avait à maintes reprises exprimé le v£u de consacrer plus de temps à sa famille. Il a entamé sa reconversion depuis un moment : Bruyneel dispense des séminaires sur les techniques de motivation et au printemps, son livre You might as well win - a Simple Guide to Succeeding at Anything devrait sortir en librairie. Bruyneel expose dans cet ouvrage les outils de motivation qui lui ont valu huit victoires au Tour de France. Il les transpose à la vie de tous les jours. Le livre est surtout destiné au marché américain. Il ne serait pas surprenant d'y trouver souvent Bruyneel à l'avenir. A moins que l'appel du cyclisme ne reste le plus fort. La presse le cite chez Rabobank. L'équipe néerlandaise a déjà tâté Bruyneel dans le passé et se retrouve sans manager depuis le départ de Theo De Rooij. La disparition de Discovery Channel libère aussi une place dans le Pro Tour où l'existence de Unibet.com est évidemment menacée. L'ambitieux Team Slipstream de l'ex-pro Jonathan Vaugh