Il est tout autre le Pär Zetterberg qui nous est revenu de Grèce ! Plus calme, plus serein, plus coulant en un mot moins râleur ! Son statut actuel de réserviste de luxe, il ne l'aurait jamais accepté avec autant d'élégance et de philosophie avant son expérience hellénique ! Pour lui, les priorités ont changé. Son séjour rémunérateur au Pirée l'aura d'abord rassuré sur sa sécurité financière et celle de sa famille. Son retour à Anderlecht ne pouvait que le sécuriser encore davantage puisqu'il sait désormais de quoi sera fait son avenir après sa carrière de joueur : il intégrera le staff sportif du Sporting. Et puis, l'âge assagit aussi les plus turbulents.
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Il est tout autre le Pär Zetterberg qui nous est revenu de Grèce ! Plus calme, plus serein, plus coulant en un mot moins râleur ! Son statut actuel de réserviste de luxe, il ne l'aurait jamais accepté avec autant d'élégance et de philosophie avant son expérience hellénique ! Pour lui, les priorités ont changé. Son séjour rémunérateur au Pirée l'aura d'abord rassuré sur sa sécurité financière et celle de sa famille. Son retour à Anderlecht ne pouvait que le sécuriser encore davantage puisqu'il sait désormais de quoi sera fait son avenir après sa carrière de joueur : il intégrera le staff sportif du Sporting. Et puis, l'âge assagit aussi les plus turbulents. Il n'empêche, la frustration est là. La vie en mauve n'a rien de rose ! Pär n'ést pas revenu pour s'asseoir sur un banc. Le président s'était personnellement investi dans ce retour au bercail. Mais les plans d'un entraîneur sont au moins aussi impénétrables que les voies du Seigneur ! Reconnaissons à Hugo Broos qu'il sait ce qu'il veut et qu'il s'y tient. Entêtement ou lucidité tactique, à chacun de se forger une opinion ! L'entraîneur est en tout cas en train de rappeler à ses dirigeants que le patron sportif du club, c'est lui. En gros les performances de son équipe ne semblent pas lui donner tort. Mais on ne saura jamais ce qu'auraient été les performances de son équipe avec Pär en titulaire inamovible ! Déjà avant le retour annoncé de Pär, Broos avait laissé entendre qu'il ne voyait pas le profit qu'il pouvait tirer du Suédois sans prendre le risque de nuire à l'équilibre tactique de son équipe. Argumentation qu'un passé encore récent met à mal : au cours de la saison 98-99, le regretté Jean Dockx en duo avec Franky Vercauteren avait sauvé l'équipe du naufrage où Arie Haan l'avait enmenée, en proposant un entrejeu à quatre en losange avec Walter Baseggio en défensif, Zetterberg devant lui en soutien d'attaque et sur les flancs Enzo Scifo à droite et Bart Goor à gauche. Une réussite totale ! A tel point que le président Roger VandenStock fit tout pour convaincre, mais sans succès, Dockx de rempiler comme entraîneur principal. Le jeu court demeurait une priorité avec de tels joueurs d'entrejeu. On ne jouait long qu'à coup sûr. Aujourd'hui, Anderlecht saute régulièrement le milieu de terrain. Broos retrouve les automatismes brugeois de sa grande période des années 90 avec Lorenzo Staelens et Jan Ceulemans. Et sans doute estime-t-il que Pär n'est pas indiscutable dans ce schéma de jeu. Mais Pär assume et ne nuit pas à la bonne ambiance du vestiaire. Il mord sur sa chique, respecte le rôle de l'entraîneur et lui laisse faire son travail. Son statut de joueur fair play se vérifie autant sur le banc que sur le terrain. N'essayez pas de lui soutirer une critique ou une parole malveillante envers quiconque. Bien sûr on le sent miné par cette situation déplorable mais sa réponse est invariablement la même : -Y a pas que le foot dans ma vie, la famille c'est le plus important !Une pirouette en guise de réponse qui en dit long sur son état d'âme. Lui le cérébral, qu'est-ce que ça doit gamberger dans son crâne ! " Je dors bien merci ! ", ajoute-t-il en souriant et pour bien prouver son esprit positif, il enchaîne tout aussitôt : " Je viens de gagner quatre titres d'affilée : un avec le Sporting en 99- 2000 avant mon départ et trois avec l'Olympiakos. J'espère que je suis bien parti pour en remporter un cinquième ! " Si c'est dans l'adversité qu'on mesure la dignité d'un homme, Pär reste fidèle à lui-même : droit, honnête, soucieux de ne blesser personne. Rien que pour cela, on pourrait dorénavant lui épargner de le faire entrer au jeu à quatre minutes du coup de sifflet final d'un Anderlecht-Bayern qui semblait lui convenir, à 10 contre 11. Un affront inutile et incompréhensible. La reconduction du contrat d'Hugo Broos est imminente. Le malaise Zetterberg aura-t-il une quelconque incidence sur les négociations ? Question embarrassante... parAndré Remy" Anderlecht saute régulièrement le milieu de terrain : Broos retrouve ses automatismes brugeois "