La défunte Coupe du Monde ne fut en aucun cas passionnante. Elle n'est toutefois pas dénuée d'intérêt car elle a permis de mettre l'accent sur les limites du système actuel: arbitrage pas assez professionnel, parties peu passionnantes pour le public, simulations, tirages de maillots, le tout sur fond de salaires surdimensionnés. Il me semble qu'il n'est plus nécessaire de faire la démonstration de ces dérives, mais qu'il est maintenant primordial d'y apporter des solutions concrètes en repensant en profondeur le monde du ballon rond. Premièrement, je ne reviendrais pas sur la qualité de l'arbitrage,...

La défunte Coupe du Monde ne fut en aucun cas passionnante. Elle n'est toutefois pas dénuée d'intérêt car elle a permis de mettre l'accent sur les limites du système actuel: arbitrage pas assez professionnel, parties peu passionnantes pour le public, simulations, tirages de maillots, le tout sur fond de salaires surdimensionnés. Il me semble qu'il n'est plus nécessaire de faire la démonstration de ces dérives, mais qu'il est maintenant primordial d'y apporter des solutions concrètes en repensant en profondeur le monde du ballon rond. Premièrement, je ne reviendrais pas sur la qualité de l'arbitrage, même s'il est évident que demander à des bénévoles, assurément de bonne volonté, de régir un jeu dont les acteurs sont d'hyper-professionnels est une incohérence totale, de la même manière que refuser l'assistance vidéo paraît anachronique alors que nous vivons dans un siècle d'avancées technologiques. Deuxièmement, il est plus que jamais temps que la FIFA exerce son rôle de régulation du marché du foot. En effet, s'il est impossible de diminuer les salaires des joueurs de manière directe, la Fédération internationale pourrait agir en amont pour remédier à ce dysfonctionnement. Jusqu'à présent, le contrôle financier des clubs s'exécute à un échelon national et relève de la compétence des fédérations nationales, donnant lieu à autant de législations différentes et inégales qu'il n'y a de pays membres de la FIFA. Or, en mettant en place une législation unique et répressive sur base de plafonds d'endettement maxima au niveau des clubs, elle deviendrait garante d'une plus grande équité financière entre les clubs en empêchant certains spécialistes de l'endettement à outrance d'accumuler des déficits exorbitants. Les clubs devraient revoir à la baisse les salaires des joueurs pour ne pas mettre leurs finances dans le rouge. Ensuite, il est prépondérant de modifier profondément les règles du jeu. Je propose que le temps de jeu soit ramené à deux fois 30 minutes (par exemple), mais avec arrêt du chrono à chaque coup de sifflet de l'arbitre. De ce fait, les fausses blessures et les remplacements aussi intempestifs qu'inutiles dans les cinq dernières minutes n'auraient plus aucune raison d'être. Dans le même temps, il me paraît essentiel de trouver un remède aux fautes d'antijeu incessantes et aux tirages de maillots perpétuels. Dans cette optique, je suggère, comme cela est le cas en basket, de limiter le nombre de fautes par joueur à 5, tout en maintenant le système actuel de cartes et de remplacements. De plus, chaque faute commise alimenterait une somme de fautesd'équipe qui, une fois qu'elle s'élèverait à 7, impliquerait le botté d'un coup franc sans mur à l'entrée du grand rectangle par le joueur sur qui la faute a été commise, et ce à chaque nouvelle faute à la manière des lancers-francs en basket. Cette somme serait remise à zéro à la mi-temps. Cela créerait des possibilités de buts supplémentaires et réduirait considérablement le nombre de fautes par match. . Frédéric Thiel, Verviers