Sauf miracle, la Belgique ne participera pas au Mondial en Afrique du Sud l'année prochaine ! Mais tant que la mathématique laisse planer un doute, nul ne semble capable de faire un point précis sur la crise qui entoure l'équipe nationale et englobe joueurs, entraîneurs et UB. Si, ce mercredi soir, la Belgique venait à battre l'Arménie à Erevan tandis que la Turquie s'imposait en Bosnie, la qualification resterait possible, en théorie. En prenant un point au moins, la Bosnie rendrait service au football belge.
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Sauf miracle, la Belgique ne participera pas au Mondial en Afrique du Sud l'année prochaine ! Mais tant que la mathématique laisse planer un doute, nul ne semble capable de faire un point précis sur la crise qui entoure l'équipe nationale et englobe joueurs, entraîneurs et UB. Si, ce mercredi soir, la Belgique venait à battre l'Arménie à Erevan tandis que la Turquie s'imposait en Bosnie, la qualification resterait possible, en théorie. En prenant un point au moins, la Bosnie rendrait service au football belge. Un mois sépare les Diables Rouges de leurs deux derniers matches de qualification. Le samedi 10 et le mercredi 14 octobre, ils affrontent la Turquie puis se rendent en Estonie. Avec Dick Advocaat comme sélectionneur ? La question est superflue et la réponse négative. Le Néerlandais ne donne toujours pas l'impression d'avoir envie d'entrer en service plus tôt que prévu. Il a préféré suivre l'EURO féminin en Finlande. On affirme qu'il a demandé le DVD du match Espagne-Belgique et un abonnement à Belgacom TV chez lui, aux Pays-Bas, ce qui semble un problème insurmontable. Pour l'instant, son contact avec son employeur se limite à des demandes. Philippe Collin, le président de la commission technique de l'UB, est le seul à être en contact avec lui depuis son limogeage du Zenit Saint-Pétersbourg. Il avait convenu avec Advocaat qu'il serait à Bruxelles fin septembre. Il fera sans doute la connaissance de Frankie Vercauteren à ce moment. Ce dernier ne semble pas vouloir jeter l'éponge. Il ne l'avait d'ailleurs pas fait à Anderlecht non plus, malgré la pression inhumaine dont il était victime au Parc Astrid. En comparaison avec cet épisode, sa situation actuelle semble même confortable. Il échappe aux critiques et jouit plutôt de la pitié générale pour l'abandon dans lequel le laisse la Fédération depuis le renvoi de René Vandereycken. Vercauteren s'en accommode avec une aisance assez incroyable. " Si nous sommes mathématiquement éliminés, nous pouvons repartir à zéro et travailler en fonction de l'avenir ", a-t-il déclaré samedi vers minuit, dans sa réaction à la lourde défaite essuyée en Espagne. Hors de portée des caméras, il a ajouté -On doit encore jouer contre l'Arménie. Ensuite, nous verrons. Je suis ouvert au dialogue. " On peut résumer cette phrase à une critique subtile à l'égard d'Advocaat (qui ne s'est pas encore donné la peine de prendre contact avec lui) et de l'UB (qui lui a demandé de pas le faire). Interrogé par ce qu'il entendait par " reprendre à zéro " et " avenir ", Vercauteren a tranquillement répondu : " Ce n'est pas moi qui détermine la forme que l'avenir prendra. " Il ne s'est pas davantage exprimé sur sa propre position mais cela ne fait aucun doute : il estime que la situation actuelle est une tragique perte de temps. Simplement, il n'en est pas responsable et bientôt, il ne sera plus là. Si Advocaat et Vercauteren semblent ne pas vouloir changer d'attitude jusqu'à la visite à Bruxelles du Hollandais, dimanche matin, François De Keersmaecker a de nouveau semé le doute. Après une courte nuit, le président de l'UB a répondu aux questions de Sporza, dans un coin du petit aéroport de La Corogne. Quand on lui a demandé s'il n'estimait pas devoir réétudier la position de Vercauteren ou discuter de toute urgence avec Advocaat, il a éclaté d'un rire nerveux. " Ne placez aucun mot dans ma bouche ", a-t-il hoqueté, sur la défensive, alors qu'on lui posait une question banale. Il a alimenté le désarroi général en soulignant, une fois de plus, que c'était une décision de la commission technique - lisez : pas la sienne - de ne pas tenter d'enrôler Advocaat immédiatement après son limogeage. " Si je ne me trompe, cette décision n'a pas encore été modifiée. Nous en resterons donc là ", a-t-il mystérieusement conclu. Ce ton confirme une observation réalisée pendant le voyage en Espagne : il n'y a pas que sur le terrain qu'il y a des clans. En dehors aussi, les avis divergent.