Qui ne connaît la classique trompette ou la sirène qui fait vibrer les oreilles dans les stades ? Cela met de l'ambiance mais c'est ennuyeux quand ça résonne à vos côtés... L'Afrique du Sud a mieux : la vuvuzela. Prononcez vou-vou-ze-la. C'est une trompette typiquement sud-africaine de près d'un mètre, faite en plastique. L'instrument requiert une technique de soufflerie spéciale. J'ai essayé et ce n'est pas facile alors que je ne me suis servi que du...

Qui ne connaît la classique trompette ou la sirène qui fait vibrer les oreilles dans les stades ? Cela met de l'ambiance mais c'est ennuyeux quand ça résonne à vos côtés... L'Afrique du Sud a mieux : la vuvuzela. Prononcez vou-vou-ze-la. C'est une trompette typiquement sud-africaine de près d'un mètre, faite en plastique. L'instrument requiert une technique de soufflerie spéciale. J'ai essayé et ce n'est pas facile alors que je ne me suis servi que du petit embout ! L'engin ne produit qu'un seul son. Le rythme ? Oubliez-le. Suivre le match en même temps ? Impossible. Le supporter muni de cet instrument énerve plus son voisin et ne profite pas du match. Mais aussi controversée soit-elle, la vuvuzela pourrait devenir un des principaux symboles du prochain Mondial, malgré les tentatives de quelques pontes de la FIFA de l'interdire, sous la pression de grandes nations du football comme l'Allemagne et les Pays-Bas. Son bruit exaspérant rendrait le coaching impossible pendant les matches. Dès lors, des supporters malintentionnés s'en serviraient comme arme, pour battre quelqu'un, par exemple. Heureusement, Sepp Blatter, grand ami de l'Afrique, est intervenu et la FIFA n'a pas cédé aux pressions. Tant pis pour les coaches. Naturellement, les joueurs ne les entendront pas s'époumoner depuis la ligne de touche mais dans quel stade comble y arrivent-ils ? Vuvuzela ou pas, crier n'a aucun sens. Le 3 mars dernier, quand ma Namibie affrontait l'Afrique du Sud au Moses Madiba Stadium de Durban, où avaient pris place 50.000 personnes, ces vuvuzelas ne m'ont pas dérangé. Un entraîneur peut toujours s'arranger avec ses joueurs, comme par exemple simuler une blessure pour initier un moment de coaching le long de la ligne. Il suffit d'être créatif. J'éprouve plus de pitié à l'égard du fan qui a déboursé une somme folle pour son billet et va innocemment prendre place dans une tribune remplie de supporters armés de vuvuzelas. On est mieux sur le banc de touche ! Les supporters devraient acheter des boules Quiès ou une vuvuzela... pour flanquer un coup à leur voisin s'il est vraiment trop bruyant. * Saintfiet, Limbourgeois de 37 ans, est coach de la Namibie depuis 2008, après avoir coaché des clubs au Qatar, en Allemagne, aux Féroé, aux Pays-Bas et en Finlande. par tom saintfiet" Les vuvuzelas sont moins pires pour les coaches et les joueurs "