Début septembre, Yves Buelinckx avait quitté La Louvière pour le FC Strombeek, qui venait de fusionner avec ce qui restait du RWDM. Désormais, le club (futur RWDDaring Brussels FC), occupe le fond du classement mais l'attaquant reste motivé.
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Début septembre, Yves Buelinckx avait quitté La Louvière pour le FC Strombeek, qui venait de fusionner avec ce qui restait du RWDM. Désormais, le club (futur RWDDaring Brussels FC), occupe le fond du classement mais l'attaquant reste motivé.Depuis l'arrivée de nouveaux joueurs, dont Buelinckx évidemment, on attendait beaucoup de Strombeek. Comment expliquer ces performances plus que décevantes? "Au début, le mariage entre les anciens Strombeekois et les nouveaux arrivants, pour la plupart Molenbeekois, s'est avéré plus difficile que prévu", dit Buelinckx. "L'ambiance n'était vraiment pas bonne et le noyau était loin de former un groupe solidaire. Les anciens du RWDM, qui étaient arrivés un peu avant moi, m'avaient averti du fait qu'on les considérait plus comme des ennemis que comme des partenaires. En quelque sorte, les Strombeekois se sentaient trahis. C'est, en plus, chaque fois difficile de souder un groupe composé d'amateurs et de professionnels. Cette ambiance néfaste s'est fait ressentir dans les résultats. On n'avait fatalement aucun automatisme et on est rarement parvenu à gérer un match. Le gros problème était le mental mais pas la motivation".Yves Buelinckx: Maintenant, il faut qu'on se reprenne et ça va être également difficile de faire pire qu'au premier tour. Je sens un groupe où l'ambiance est meilleure. Beaucoup de joueurs sont partis et le nouvel entraîneur, Harm Van Veldhoven, peut compter sur un groupe restreint composé de seulement 15 joueurs avec trois anciens Malinois: Sammy Greven, Ivan Willockx et Olaf Vandael. Ils ont une très bonne mentalité. Ils ont vécu des événements difficiles et ont soif de revanche. L'entraîneur souhaite encore trois arrivées et le noyau sera dès lors complet. Pour ce qui est des objectifs, Johan Vermeersch veut quasiment encore monter. Mais je suis réaliste, c'est presque impossible. Attention, je reste optimiste et j'assume pleinement mon choix. Ici, je me sens vraiment respecté, contrairement à La Louvière.La faute d'Ost?Non. C'est malheureusement une des seules vérités dans le football: quand l'équipe joue mal, c'est l'entraîneur qui en pâtit la plupart du temps. Danny, je le connais depuis longtemps et je le respecte énormément. A la fin, il ne savait plus trop quoi faire et il a fait tout ce qu'il pouvait. Il attendait le déclic mais il n'est jamais venu. Je pense que la faute principale venait du groupe. C'est trop facile de mettre tout sur les épaules de l'entraîneur. C'est vraiment dommage pour lui en tout cas. Les supporters ne nous ont pas aidés non plus. Ils se sentaient également trahis. Les gens se posaient trop de questions et cela n'a pas été bon pour nous. On a été mis mal à l'aise. Je pense aussi qu'on nous a mis trop de pression. Les objectifs du début de saison étaient exagérés et Danny avait raison de le dire. J'ai beaucoup de difficultés à le critiquer. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il était très proche de ses joueurs, peut-être un peu trop. Mais il a fait tout ce qu'il devait. Jamais un entraînement n'a été mal donné. Le noyau était composé de 32 joueurs. C'était beaucoup trop évidemment. Danny faisait tourner beaucoup l'équipe et cela n'a pas porté ses fruits. Qu'est-ce qui a changé depuis l'arrivée d'Harm Van Veldhoven? Principalement, le rythme des entraînements. On s'entraîne le matin et j'ai l'impression que c'est beaucoup plus professionnel. Je préfère quand il fait clair. En réalité, l'aspect strombeekois diminue de plus en plus. Van Veldhoven m'a impressionné. Il est très sérieux, humain et professionnel. Il rigole quand il faut rigoler et crie quand il faut crier. En plus, il connaît bien la maison étant donné qu'il a évolué au RWDM dans le passé et qu'il l'a déjà entraîné. Il a une expérience du grand niveau et il pourra nous apporter beaucoup. Maintenant, on doit gagner des matches. Les sponsors ne vont pas rester si l'équipe continue à mal jouer. Des buts inutilesJ'ai marqué neuf buts mais cela m'importe peu étant donné le fait qu'ils ont été, pour la plupart, inscrits lors de défaites. Non, je ne suis pas réellement satisfait de mes performances. Ce n'est pas la même sensation éprouvée lors de buts victorieux comme ceux que j'ai inscrits deux fois avec La Louvière face au Standard. Pour en revenir à La Louvière, quelles étaient les véritables raisons qui ont motivé votre choix de partir à Strombeek?Au tout début de la saison, j'ai été très déçu. Lors du premier match au Tivoli face à Bruges, Ariel Jacobs m'a mis sur le banc. Je ne comprenais pas. Je m'étais bien préparé et ma saison précédente avait été assez bonne. J'étais donc quasiment persuadé de débuter la rencontre. Cette situation a continué pendant quatre matches. J'avais compris, je n'entrais plus dans les plans de l'entraîneur. C'était un gros coup sur la tête. J'ai alors demandé de partir et on m'a écouté. Personne n'a essayé de me retenir. J'ai alors téléphoné au président de Denderleeuw car j'avais entendu qu'il m'avait déjà convoité. Il m'a confié que le budget était déjà bouclé et que l'équipe avait été complétée. Je devais dès lors me dépêcher car la période du marché des transferts se clôturait fin août. Mais le bouche-à-oreille faisant, Johan Vermeersch a été mis au courant et m'a donné un coup de fil pour me parler de son projet. J'y ai cru très fort et j'ai signé. Attention, j'y crois encore. Avez-vous des regrets?Oui, je pensais que Tilmant et Buelinckx était un bon duo d'attaque. Je regrette qu'Ariel Jacobs n'ait pas joué franc jeu avec moi. Il n'a jamais essayé de communiquer. Il m'a manqué de respect. A la Louvière, tout le monde était gentil avec moi. Après mon départ, j'ai reçu beaucoup de messages de remerciement et cela m'a fort ému. Je ne suis pas un joueur d'un talent exceptionnel mais pour bien jouer, je dois me sentir important pour le club. Et ce n'était plus le cas à La Louvière. Tim Baete"J'étais très ému en quittant La Louvière"