1 Vous êtes devenu père la semaine dernière. Comment fête-t-on ça dans une équipe qui appartient à un club français ? Avec une caisse de Ricard ?

Non ! Pour montrer ma joie, suite à la naissance de ma fille, j'ai amené des pâtisseries et des jus de fruits. Dans le passé, j'offrais du cava ou du champagne mais l'entraîneur actuel n'aime pas trop. Il juge qu'un sportif de haut niveau ne peut consommer d'alcool. Des études scientifiques ont démontré que c'était notamment néfaste pour la récupération. Or, il est très professionnel de ce point de vue et il respecte ses principes. Le groupe le suit. Il est issu de la formation des jeunes de Lille et il applique les mêmes principes ici. Ceux qu...

Non ! Pour montrer ma joie, suite à la naissance de ma fille, j'ai amené des pâtisseries et des jus de fruits. Dans le passé, j'offrais du cava ou du champagne mais l'entraîneur actuel n'aime pas trop. Il juge qu'un sportif de haut niveau ne peut consommer d'alcool. Des études scientifiques ont démontré que c'était notamment néfaste pour la récupération. Or, il est très professionnel de ce point de vue et il respecte ses principes. Le groupe le suit. Il est issu de la formation des jeunes de Lille et il applique les mêmes principes ici. Ceux qui viennent du centre de formation en sont imprégnés. La semaine dernière, l'équipe est allée manger un bout, profitant de la trêve du championnat, mais la sortie s'est déroulée sobrement. Les faits sont là mais je n'ai pas encore dû me défendre de cette façon. Je remarque quand même que les Français sont très chauvins. Quand la France jouait le Mondial, rien d'autre ne comptait. Toutefois, je n'ai pas remarqué que nos Français étaient contre les Belges. Ils ne nous prennent pas de haut, pas plus qu'ils ne se moquent. Peut-être que je ne veux pas le voir mais je ne me sens en tout cas pas visé par des blagues. Nous bénéficions du respect nécessaire, un sentiment réciproque. L'ambiance est bonne et les résultats ont certainement un impact positif. Je ne sais pas. J'avais un très bon contrat à Mons mais à mon âge, après la rétrogradation, il n'était pas évident de rester parmi l'élite. Je n'étais pas dans une position de force et j'ai dû m'adapter au marché mais je suis satisfait du contrat d'un an que m'a offert Mouscron. Tout a été réglé en deux ou trois jours. C'est éloquent. Je ne le savais pas à l'avance mais j'ai rejoint une équipe très agréable, frivole. Je revis. Cet enthousiasme juvénile est contagieux et j'éprouve énormément de plaisir à jouer. On le remarque à mon jeu. C'est un aspect très important aussi. Le choix n'est pas facile. Gagner un prix est fantastique. Après la Coupe gagnée avec le Germinal Beerschot, jouer le titre serait un couronnement merveilleux de ma carrière. Mais arrêter à 32 ans, c'est trop tôt. Et comme le titre n'est sans doute pas réaliste, disons que je préfère jouer encore quelques années au plus haut niveau. Je ne sais pas s'il l'ignore mais je trouve les Wallons très joviaux, accueillants et sympathiques. Je me suis senti bienvenu d'emblée. Les gens m'ont témoigné beaucoup de respect et mes sentiments sont très positifs. Š Pieterjan Monteyne (31 ans) est l'arrière gauche titulaire de Mouscron-Péruwelz. Il s'est déjà produit pour Roulers, le Germinal Beerschot et Mons.PAR CHRISTIAN VANDENABEELEPieterjan Monteyne " J'ai remarqué que les Français étaient très chauvins. Quand la France jouait le Mondial, rien d'autre ne comptait ! "