Sur base des premières journées de championnat, le gardien de Zulte Waregem voit son équipe terminer calmement la saison en milieu de classement : " Je ne pense pas que nous lutterons pour le maintien ".
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Sur base des premières journées de championnat, le gardien de Zulte Waregem voit son équipe terminer calmement la saison en milieu de classement : " Je ne pense pas que nous lutterons pour le maintien ". Il y a dix jours, le titulaire de la saison passée a retrouvé sa place entre les perches. Pieter Merlier : Je l'ai coupée. Pour ma copine cela allait encore mais ma mère trouvait que je commençais à ne plus être très présentable. Je crois que je dois un peu écouter ma maman... Ce n'est que le samedi à 18 h 20 que j'ai appris que je jouerais. Je ne l'avais pas vu venir. Non. Ce jour-là, ce n'est qu'à 17 heures que j'ai appris que je ne débuterais pas la rencontre. Je me donnais 50 % de chances d'être sur le terrain au coup d'envoi. Non, mon monde ne s'est pas écroulé. Je pense que c'est surtout mes partenaires qui ont dû être étonnés par mon calme olympien. Je savais que j'avais fait tout ce qu'il fallait durant l'avant saison. Mais je savais aussi que je ne serais pas fixé définitivement sur mon sort avant le premier match de championnat. Chaque année, c'est l'incertitude quant au gardien. Jusqu'au dernier moment, Dury choisit la rotation de ses gardiens. L'an dernier avec Bjorn Sengier, l'année d'avant avec Sven Dobbelaere. A chaque fois, il a tranché au coup d'envoi du premier match. Pour un nouveau gardien, ce n'est pas évident. Je n'ai pas demandé d'explications après Genk. Dury m'a lui-même appelé, m'informant que l'entraîneur des gardiens et lui estimaient Geert meilleur à ce moment-là, mais que je devais continuer à travailler dur. Je peux accepter de tels arguments. Absolument pas, j'ai pris peur quand j'ai lu ces commentaires dans le journal. Je trouvais cela vraiment exagéré. Le lundi, nous buvions à nouveau une bière tous ensemble. Non, sans lui. Tout le monde comprend que Geert était déçu, chacun vit cela un peu à sa manière. Je ne le croyais pas. Je ne le connaissais que de réputation, mais je ne pouvais pas juger s'il était meilleur que moi. Après quelques semaines d'entraînement intensif, je savais que je ne devais pas avoir peur. Il n'est pas vraiment un niveau au-dessus de moi. Cette constatation a boosté ma confiance parce que je sais que je reçois ma chance si je travaille bien. Je pense pouvoir affronter cela. GEERT FOUTRé