Tu es à la fois rédacteur en chef et responsable en stratégie/développement. De quoi s'agit-il ?

Je suis conseillé du directeur d'antenne, Christian Loiseau, dans toutes les matières qui concernent le sport. Je gère les acquisitions et je l'épaule sur les petits et gros dossiers : football belge, grands championnats étrangers, etc. J'analyse notre grille des sports, je suis attentif à ce qui est disponible sur le marché et je propose d'ajouter telle ou telle discipline.
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Je suis conseillé du directeur d'antenne, Christian Loiseau, dans toutes les matières qui concernent le sport. Je gère les acquisitions et je l'épaule sur les petits et gros dossiers : football belge, grands championnats étrangers, etc. J'analyse notre grille des sports, je suis attentif à ce qui est disponible sur le marché et je propose d'ajouter telle ou telle discipline. Dans certains cas, oui. Comme quand on traite avec des Américains. Il faut leur expliquer que notre marché ne couvre pas toute la Belgique mais bien le versant francophone, les spécificités de notre chaîne, nos choix éditoriaux, etc. La taille du marché belge est tellement étroite que les coûts de production sont souvent supérieurs aux droits. C'est compliqué à comprendre pour eux. Ceux qui vendent croient proposer le plus beau produit du monde et ont toujours l'impression qu'on essaie de l'avoir pour rien. De temps en temps, on emporte le morceau. De temps en temps, on perd. C'est le jeu ! Dans le basket, Guy Muya et Axel Hervelle. Albert Cartier est aussi une personne intéressante. J'ai un coup de c£ur pour André Smeets qui a été mon consultant basket pendant plusieurs années. J'ai appris à l'apprécier durant nos voyages. Une anecdote : un jour, nous sommes en train de manger juste avant une rencontre des Chicago Bulls. Phil Jackson vient s'asseoir près de nous mais André renverse son soda. Jackson a dû s'écarter in extremis ! Carton jaune à tout le football belge en général. La presse n'est pas toujours respectueuse mais les joueurs ont trop souvent une attitude négative. Ce n'est pas le propre de notre compétition. J'ai été choqué par l'attitude de Nikola Karabatic et des handballeurs français concernés par cette affaire de paris. Sous prétexte qu'on les adule, ces gens perdent toute notion de logique humaine. Oui, c'était une réelle opportunité. Quand un événement est sur le marché, on se pose trois questions : qui le met en évidence, quels sont les droits disponibles et à quel coût ? Si les trois réponses sont positives, on l'ajoute à notre offre sport. Le championnat russe compte de plus en plus de Belges dans ses rangs mais ce n'est pas le seul argument. Les clubs ont les moyens financiers pour attirer des stars. La notoriété de la compétition est donc en train de croître. Les Russes pourraient très bien rejoindre le top 5 européen. En 1990, Canal+ avait les droits du championnat du monde de cyclisme. Je suis parti au Japon avec Jean-Luc Vandenbroucke. Rudy Dhaenens et Dirk de Wolf ont terminé premier et second. Or, la tradition veut que le vainqueur soit interrogé par un journaliste de son pays. Comme les Flamands n'étaient pas là, on m'a obligé à rejoindre le podium alors que j'étais en train de commenter ! PAR SIMON BARZYCZAK