Avec un père (Frédéric) et un oncle (Christophe) journalistes, vous êtes né avec un micro dans les mains...
...

Avec un père (Frédéric) et un oncle (Christophe) journalistes, vous êtes né avec un micro dans les mains... Oui mais je n'ai bénéficié d'aucun piston pour intégrer La Tribune. Lors du recrutement, on ne savait pas qui j'étais. Par contre, c'est vrai que le goût du reportage est un héritage familial. Tout jeune, je réalisais avec mon cousin Roch, le fils de Christophe, des parodies de JT. J'ai appris à monter un sujet seul, grâce à mon PC. Avec Guillaume, un autre cousin, je gère une page Facebook, Diables Rouges, tous ensemble, qui a dépassé les 10.000 membres. Nous en avions même 50.000 jusqu'au jour où Facebook a supprimé le groupe, pour une question de droits d'auteur... Contrairement aux deux autres chroniqueurs, vous n'intervenez pas en plateau. Votre fil rouge, c'est mettre en évidence des jeunes joueurs via des séquences que vous créez vous-même... Oui, je travaille avec Guillaume et on filme en 4K avec un smartphone. Je dispose aussi d'un drone. Je m'occupe d'abord des contacts avec les clubs. Anderlecht, Charleroi et Mouscron se sont montrés très ouverts. Le Standard n'a pas trop envie qu'on mette en évidence ses jeunes mais il m'a permis de rencontrer Léa Cordier (Standard Fémina et capitaine des U17 de l'équipe nationale). Pour la première séquence (Antoine Colassin d'Anderlecht), le tournage a duré une journée. Au fur et à mesure, cela prend moins de temps. A Mouscron, nous avions deux heures pour enregistrer. Je suis resté et j'en ai profité pour filmer le Futurosport avec mon drone. Par contre, le montage m'occupe beaucoup. Je peux prendre deux jours pour terminer une séquence. L'équipe des sports me laisse une totale liberté mais vérifie que je ne dis pas n'importe quoi, bien entendu. Vous jouez aussi au foot... J'ai eu la chance d'être repris dans l'équipe A de Namur. Je suis en 5e année dans une bonne école et je dois tout gérer. Mais cela se passe bien. Bon, il m'est arrivé de monter un sujet jusqu'à deux heures du matin la veille de La Tribune. Le lundi, j'avais un peu la tête ailleurs en classe... Heureusement, j'ai des professeurs qui suivent ce que je fais. J'ai eu droit à des remarques positives, c'est toujours plaisant. Le but ultime, c'est de devenir journaliste sportif ? Oui. Je m'intéresse à tous les sports : la Premier League, les fléchettes, le cyclisme, la pétanque sur France 3 le dimanche matin... J'ai une bonne culture et j'aime le fait d'exploiter avec passion ces savoirs.