" Sergio Conceiçao c'était un bon joueur de notre compétition mais son départ ne m'a pas attristé. Me réconcilier avec lui, je m'en fous. Il a été un grand joueur mais c'est surtout un petit monsieur. Saluer les handicapés au bord du terrain après un but ne pouvait pas racheter tous ses excès ". Voici les propos de Marc Delire parus dans la Gazette desSports du 6 novembre et qui ont provoqué l'ire de Pierre François, manager général du Standard. Retour avec celui qui, le lendemain, déclarait dans le même quotidien ...

" Sergio Conceiçao c'était un bon joueur de notre compétition mais son départ ne m'a pas attristé. Me réconcilier avec lui, je m'en fous. Il a été un grand joueur mais c'est surtout un petit monsieur. Saluer les handicapés au bord du terrain après un but ne pouvait pas racheter tous ses excès ". Voici les propos de Marc Delire parus dans la Gazette desSports du 6 novembre et qui ont provoqué l'ire de Pierre François, manager général du Standard. Retour avec celui qui, le lendemain, déclarait dans le même quotidien : " Nous ne souhaitons pas voir ce journaliste au moins jusqu'à la fin du premier tour.... Nous n'avons pas assez de stewards pour assurer la sécurité de M. Delire ". Ne pensez-vous pas avoir été trop loin dans vos propos ?Je confirme ne pas avoir apprécié ce que M. Delire a déclaré. Dans le questionnaire que le journaliste de la Gazette des Sports lui a proposé, il avait le choix entre trois réponses possibles, dont une qui disait en substance qu'il regrettait ne pas s'être réconcilié avec Sergio. Voilà qui aurait été plus à propos. Il faut savoir qu'après le geste inadmissible - NDLR, une grosse gifle adressée par le Portugais au journaliste de Belgacom TV lors de l'été 2005 - de Sergio envers M. Delire, qui avait d'ailleurs donné lieu à une sanction financière et à des excuses publiques, la direction du Standard et celle de Belgacom s'étaient réunies, en compagnie du principal intéressé, pour que ce différend en reste là. J'avais alors eu la promesse de M. Delire. Pourquoi dès lors raviver une flamme qui devait être définitivement éteinte ? En déclarant ne plus pouvoir assurer la sécurité de M. Delire, ne jetez-vous pas à votre tour de l'huile sur le feu ?Après la parution de l'article, j'ai reçu une lettre du responsable de la sécurité, Christian Hannon, où il était indiqué qu'il faudrait détacher des stewards pour assurer sa sécurité. Mais nos stewards ont d'autres choses à faire que de s'occuper de lui. C'est pourquoi, je persiste à dire que sa venue n'est pas souhaitable. Ça ne l'a pas empêché d'être face à Lokeren alors que ce n'était pas un sommet de notre compétition. Malgré cette provocation, nous avons laissé les caméras de Belgacom faire leur travail et les joueurs répondre aux interviews. En pointant cet article comme vous l'avez fait, vous laissez peu de place à la liberté d'expression.Un journaliste n'a pas tous les droits. Et certainement pas le droit à l'injure. En déclarant que Sergio est un petit monsieur, ça équivaut à dire dans le langage de la rue que c'est une m... Et ça je ne peux pas laisser passer, surtout quand ce dernier n'est plus là pour se défendre. Je défendrai toujours mes joueurs. THOMAS BRICMONT