Le conflit était latent entre le Standard et Belgacom. Mais Pierre François a finalement obtenu satisfaction : trois des cinq derniers matches du Standard (Mouscron, Malines, Zulte Waregem) seront décalés du dimanche au samedi.
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Le conflit était latent entre le Standard et Belgacom. Mais Pierre François a finalement obtenu satisfaction : trois des cinq derniers matches du Standard (Mouscron, Malines, Zulte Waregem) seront décalés du dimanche au samedi. L'affrontement n'a pas eu lieu : Belgacom a facilement lâché la bride. Parce que leurs responsables nous ont compris. Le Standard met toujours un soin particulier à respecter ses contrats. Et nous estimions avoir tenu nos engagements en jouant notre 20e match diffusé en direct contre le Germinal Beerschot. Nos supporters n'aiment pas les rencontres du dimanche soir. De notre côté, nos recettes sont moins importantes. Les étudiants ou les ouvriers qui travaillent le lundi ne s'attardent pas un dimanche soir et consomment moins. Benoît Roul, administrateur de Mouscron, m'a écrit une lettre pour me dire qu'il nous soutenait. Le Standard n'a-t-il pas essayé de trouver une faille dans le contrat avec Belgacom pour redevenir maître de ses droits d'image ?Certains l'ont sous-entendu. Mais ce n'était pas dans nos intentions. Et nous n'avons pas cherché à négocier une compensation financière. Le Standard serait-il plus heureux s'il pouvait négocier ses droits de retransmission seul ?Lors des négociations pour l'attribution des droits, nous avions insisté sur une autre manière de répartir les montants. Mais nous n'avons pas été suivis. La situation actuelle est le résultat d'un vote où les droits télé ont été mis dans un pot commun. Cette règle a été voulue par certains clubs influents. Nous nous y conformons. Cela fera un an que le Standard et la RTBF sont en conflit. Pas de happy end en vue ?Nous respectons la liberté de la presse de la RTBF. La rédaction des sports ne peut toujours pas réaliser d'interviews individuelles ou inviter des membres du club pour des émissions.Je n'appelle pas cela la liberté de la presse mais le bon rendement d'une émission. Là, c'est différent : une partie doit avoir envie de recevoir et l'autre l'envie de venir. La RTBF a-t-elle vraiment envie de nous accueillir ? Je ne pense pas. Michel Lecomte ne vit pas si mal la situation puisque son émission s'appuie sur ce problème pour exister. Cela lui permet aussi d'inviter sur le plateau des personnalités aux couleurs affirmées, comme David Steegen. Vous faites partie de ceux qui disent que le plateau de Studio 1 est trop mauve ?Il y a un mois, vous avez écrit que le Standard voulait que Studio 1 prenne une coloration plus rouge. Cela s'est traduit ( sic). Marc Delire est désormais un invité hebdomadaire tandis que Steegen a avoué ses préférences...