L'Excelsior Mouscron, malgré le départ de plusieurs joueurs importants durant l'entre saison, avait démarré le championnat sur les chapeaux de roues. La victoire contre Anderlecht, lors du match d'ouverture, avait fait sensation, et au bout de cinq journées, les Hurlus tournaient à une moyenne de champion : trois victoires à domicile (Anderlecht, St-Trond et Beveren) et deux partages à l'extérieur (Genk et Lokeren). Mais, depuis lors, la machine semble s'être enrayée : trois défaites cons...

L'Excelsior Mouscron, malgré le départ de plusieurs joueurs importants durant l'entre saison, avait démarré le championnat sur les chapeaux de roues. La victoire contre Anderlecht, lors du match d'ouverture, avait fait sensation, et au bout de cinq journées, les Hurlus tournaient à une moyenne de champion : trois victoires à domicile (Anderlecht, St-Trond et Beveren) et deux partages à l'extérieur (Genk et Lokeren). Mais, depuis lors, la machine semble s'être enrayée : trois défaites consécutives (La Louvière, Gand et Standard) ont brisé l'élan des hommes de Philippe Saint-Jean. PhilippeSaint- Jean : Aucune. J'ai poursuivi mon travail de la même manière que précédemment. Certes, on a intérêt à forger un bon résultat contre Ostende, et ce ne sera pas facile. Il faudra être plus calme que d'habitude. Je regrette les deux points bêtement perdus à Lokeren, car avec 13 unités au compteur, on aurait pu jouer l'esprit plus libéré. Les quatre premiers matches avaient été très bons, les quatre suivants beaucoup moins. Ce devait être un mois de confirmation, et il a été totalement raté. Lors des défaites contre Gand et au Standard, j'étais très fâché sur certains points. Il y avait un manque d'audace, d'âme et de punch. Il y avait aussi eu moins de travail de la part de tous, et notamment de la part des attaquants, dans le replacement. Ils en gardent peut-être sous la pédale pour être plus frais en zone de finition, mais tout le monde doit effectuer son boulot défensif pour que Mouscron soit performant. Il y a également eu des erreurs individuelles des défenseurs, qui se sont toutes payées cash parce que notre attaque est inconsistante et ne garde pas le ballon. Patrick Dimbala, malgré les quatre buts déjà inscrits en championnat, n'est pas un buteur-type. Je ne l'ai d'ailleurs pas transféré prioritairement pour alimenter le marquoir. Il doit, surtout, reprendre dans l'animation du jeu, le rôle de Mbo Mpenza, avec ses coups de reins et ses accélérations. Ricardo Magro a davantage l'instinct du buteur, mais il n'est pas encore prêt pour éclater. La perte de confiance est là, mais je dirais qu'elle est présente depuis le début de la saison. Lorsque l'adversaire tire au but, et encore plus lorsqu'il marque, un doute s'installe et on ne parvient plus à prendre le dessus. Au contraire, on se liquéfie totalement et on a tendance à envoyer de longues passes. Depuis le début, on n'est jamais parvenu à revenir lorsqu'on a été mené. (D. Devos