Philippe Clement : " S'il y a un maillot qui revêt une signification toute particulière pour moi, c'est celui que j'ai hérité un jour, dans un hôtel de Casablanca, de la part de Marcel Desailly. Pour les besoins d'un tournoi de préparation en vue de la Coupe du Monde 2002, les Diables Rouges et les Tricolores avaient été logés dans le même hôtel sur la fameuse corniche de la grande ville marocaine. Un jour, alors que je me trouvais dans le hall de l'établissement, le défenseur français s'est avancé vers moi en me demandant si j'étais bel et bien Philippe Clement. Après lui avoir répondu par l'affirmative, il me précisa que l'un de ses meilleurs amis répondait précisément aux mêmes nom et prénom que moi. Aussi tenait-il absolument à obtenir un maillot de l'équipe belge griffé de mon patronyme. Il va sans dire que je me suis empressé de formuler la même requête en ce qui le concerne. Et à sa question de savoir si moi aussi j'avais un certain Marcel Desailly dans mon cercle de connaissances, nous avons évidemment ri tous deux de bon c£ur.

Au moment de s'exécuter, je lui ai demandé si par hasard, grâce à son intermédiaire, il m'était possible également d'obtenir une vareuse du joueur le plus emblématique de l'équipe de France, Zinédine Zidane. Un peu plus tard, à ma grande surprise, Desailly me rejoignit à nouveau dans le hall, flanqué de Zizou en personne, qui avait eu le soin d'emmener avec lui un maillot à mon attention. Mais je ne sais franchement plus si, en échange, je lui ai refilé un des miens (il rit). Honnêtement, contrairement à Desailly, qui avait de toutes bonnes raisons de connaître mon nom, je ne pense pas que Zidane avait déjà entendu parler de moi. Il n'empêche que je ne suis pas près d'oublier cette fameuse scène, de même que la simplicité de ces deux monstres sacrés du football. D'ailleurs, ce qui vaut pour eux était d'application aussi aux autres grosses pointures françaises. Au petit déjeuner, par exemple, des gars comme Thierry Henry ou David Trezeguet, par exemple, disaient très gentiment bonjour à tout le monde.

Dans ma collection de maillots, plusieurs autres pièces me tiennent encore tout particulièrement à c£ur. En premier lieu, je citerai celles que j'ai obtenues de Wesley Sonck et de Zlatan Ibrahimovic à l'occasion de notre double confrontation avec l'Ajax la saison passée. Dans la mesure du possible, lorsque je donne la réplique à un compatriote sur le terrain, j'essaie toujours d'obtenir sa vareuse en priorité. J'y tenais d'autant plus dans le cas de Wes que c'est franchement un tout bon copain. Pour ce qui est du Suédois, c'est différent. Personnellement, je le considère comme l'un des meilleurs attaquants de la planète. Il en a d'ailleurs donné un joli petit aperçu en marquant un but d'anthologie contre l'Italie lors du récent EURO. Un goal qui n'aura pas été sans conséquences pour lui puisqu'il se retrouve à la Juventus aujourd'hui. A propos du Calcio, je m'en voudrais de ne pas citer une autre tunique qui sort elle aussi de l'ordinaire : celle de l'international transalpin Alessandro Nesta, que j'ai reçue après notre victoire à San Siro la saison passée avec le Club. Un maillot obtenu dans de telles conditions, cela laisse bien sûr un souvenir inoubliable ".

par Bruno Govers

Philippe Clement : " S'il y a un maillot qui revêt une signification toute particulière pour moi, c'est celui que j'ai hérité un jour, dans un hôtel de Casablanca, de la part de Marcel Desailly. Pour les besoins d'un tournoi de préparation en vue de la Coupe du Monde 2002, les Diables Rouges et les Tricolores avaient été logés dans le même hôtel sur la fameuse corniche de la grande ville marocaine. Un jour, alors que je me trouvais dans le hall de l'établissement, le défenseur français s'est avancé vers moi en me demandant si j'étais bel et bien Philippe Clement. Après lui avoir répondu par l'affirmative, il me précisa que l'un de ses meilleurs amis répondait précisément aux mêmes nom et prénom que moi. Aussi tenait-il absolument à obtenir un maillot de l'équipe belge griffé de mon patronyme. Il va sans dire que je me suis empressé de formuler la même requête en ce qui le concerne. Et à sa question de savoir si moi aussi j'avais un certain Marcel Desailly dans mon cercle de connaissances, nous avons évidemment ri tous deux de bon c£ur. Au moment de s'exécuter, je lui ai demandé si par hasard, grâce à son intermédiaire, il m'était possible également d'obtenir une vareuse du joueur le plus emblématique de l'équipe de France, Zinédine Zidane. Un peu plus tard, à ma grande surprise, Desailly me rejoignit à nouveau dans le hall, flanqué de Zizou en personne, qui avait eu le soin d'emmener avec lui un maillot à mon attention. Mais je ne sais franchement plus si, en échange, je lui ai refilé un des miens (il rit). Honnêtement, contrairement à Desailly, qui avait de toutes bonnes raisons de connaître mon nom, je ne pense pas que Zidane avait déjà entendu parler de moi. Il n'empêche que je ne suis pas près d'oublier cette fameuse scène, de même que la simplicité de ces deux monstres sacrés du football. D'ailleurs, ce qui vaut pour eux était d'application aussi aux autres grosses pointures françaises. Au petit déjeuner, par exemple, des gars comme Thierry Henry ou David Trezeguet, par exemple, disaient très gentiment bonjour à tout le monde. Dans ma collection de maillots, plusieurs autres pièces me tiennent encore tout particulièrement à c£ur. En premier lieu, je citerai celles que j'ai obtenues de Wesley Sonck et de Zlatan Ibrahimovic à l'occasion de notre double confrontation avec l'Ajax la saison passée. Dans la mesure du possible, lorsque je donne la réplique à un compatriote sur le terrain, j'essaie toujours d'obtenir sa vareuse en priorité. J'y tenais d'autant plus dans le cas de Wes que c'est franchement un tout bon copain. Pour ce qui est du Suédois, c'est différent. Personnellement, je le considère comme l'un des meilleurs attaquants de la planète. Il en a d'ailleurs donné un joli petit aperçu en marquant un but d'anthologie contre l'Italie lors du récent EURO. Un goal qui n'aura pas été sans conséquences pour lui puisqu'il se retrouve à la Juventus aujourd'hui. A propos du Calcio, je m'en voudrais de ne pas citer une autre tunique qui sort elle aussi de l'ordinaire : celle de l'international transalpin Alessandro Nesta, que j'ai reçue après notre victoire à San Siro la saison passée avec le Club. Un maillot obtenu dans de telles conditions, cela laisse bien sûr un souvenir inoubliable ".par Bruno Govers