Au fil des mois, le calendrier féminin n'a cessé de s'amincir. Mi-juin, la WTA a publié un nouveau programme, avec onze épreuves après Roland-Garros. Principalement organisées en Asie, elles ont quasi toutes été annulées depuis, y compris les WTA Finals de Shenzhen (Chine). Il ne reste plus que trois rendez-vous cette...

Au fil des mois, le calendrier féminin n'a cessé de s'amincir. Mi-juin, la WTA a publié un nouveau programme, avec onze épreuves après Roland-Garros. Principalement organisées en Asie, elles ont quasi toutes été annulées depuis, y compris les WTA Finals de Shenzhen (Chine). Il ne reste plus que trois rendez-vous cette année : Ostrava le 19 octobre, Linz le 7 novembre et Limoges le 13 décembre, sans la moindre certitude. C'est particulièrement problématique pour les joueuses de second rang, qui ont déjà dû faire une croix sur la majeure partie de leur saison, alors qu'elles n'ont guère de rentrées commerciales. En outre, la WTA a d'ores et déjà annoncé une forte diminution des primes dans les deux ou trois prochaines années à cause de la pandémie. L'annulation des tournois asiatiques et surtout des WTA Finals constitue une lourde perte financière pour la fédération de tennis, qui n'a d'ailleurs pas fait preuve de souplesse ni de créativité dans sa recherche d'autres tournois. Le contraste avec l'ATP ne pourrait être plus grand : le programme masculin est comble pour les deux mois à venir. Cette semaine, on joue en salle à Saint-Pétersbourg et à Cologne, ainsi que sur terre battue en Sardaigne. La semaine prochaine, Cologne met sur pied un second tournoi en salle et Anvers organise l'European Open, devant un public restreint. Cinq autres tournois figurent encore à l'agenda, dont le Masters 1000 de Paris le 2 novembre et les ATP Finals de Londres le 15 novembre. Seuls les tournois de Moscou, Stockholm, Bâle et la finale de Coupe Davis à Madrid ont été rayés du programme.