En 2020, 75% des Bruxellois étaient d'origine étrangère, mais ça ne se reflète pas dans les tribunes d'Anderlecht ou de l'Union. Pourquoi les clubs bruxellois de football ne parviennent-ils toujours pas à attirer ce public, s'est demandé la VUB? Sander Van Waesberge s'est penché sur ce thème et a interrogé des amateurs brux...

En 2020, 75% des Bruxellois étaient d'origine étrangère, mais ça ne se reflète pas dans les tribunes d'Anderlecht ou de l'Union. Pourquoi les clubs bruxellois de football ne parviennent-ils toujours pas à attirer ce public, s'est demandé la VUB? Sander Van Waesberge s'est penché sur ce thème et a interrogé des amateurs bruxellois de football ayant des racines étrangères. La technologie occupe un rôle important. Ces supporters peuvent facilement rester en contact avec l'équipe que leurs parents ou eux-mêmes suivent depuis leur enfance. Télévision, streaming, interaction via les réseaux sociaux... Beaucoup d'amateurs de football déclarent n'avoir aucune raison de créer des liens avec un club bruxellois. La famille et les amis jouent souvent un rôle également. Les gens deviennent fréquemment supporters d'un club très jeunes, sous l'influence de leur entourage, et ils y restent fidèles jusqu'à la mort. L'identité géographique et l'intégration sont un autre facteur. Un supporter qui se sent surtout belge sera plus enclin à suivre une formation bruxelloise qu'une personne qui ne se sent absolument pas belge. De ce point de vue, il est très important que les spectateurs se sentent les bienvenus dans les stades. Un autre aspect ressort des entretiens: la qualité du football a aussi une influence. C'est pour cela que des fans de foot issus d'un pays doté d'une excellente compétition, comme l'Espagne, ne vont pas supporter un club bruxellois. D'autres, originaires de nations au championnat moins relevé - l'étude cite un exemple marocain-, y voient justement une raison de se tourner vers un club bruxellois.