Le 4 novembre dernier dans notre enquête sur " Les 7 péchés capitaux du foot belge ", on stigmatisait notamment notre chère Union belge, victime d'une crise d'autorité sans précédent. Victime mais aussi coupable. Au moment où il devint président fédéral, l'inénarrable François De Keersmaecker avait dit : " Je serai un bon président si les Diables Rouges ont des résultats. " C'était du surréalisme.... Comme s'il prévoyait déjà qu'il aurait besoin d'un écran de fumée dense et durable pour masquer ce qui n'irait pas et ses propres incohérences. Depuis que De Keersmaecker est en place, les Diables n'ont pas obtenu de résultats officiels et ont tout juste amorcé un redressement grâce à l'engagement de Dick Advocaat, qui s'est déjà heurté de plein fouet aux absurdités de notre fédérat...

Le 4 novembre dernier dans notre enquête sur " Les 7 péchés capitaux du foot belge ", on stigmatisait notamment notre chère Union belge, victime d'une crise d'autorité sans précédent. Victime mais aussi coupable. Au moment où il devint président fédéral, l'inénarrable François De Keersmaecker avait dit : " Je serai un bon président si les Diables Rouges ont des résultats. " C'était du surréalisme.... Comme s'il prévoyait déjà qu'il aurait besoin d'un écran de fumée dense et durable pour masquer ce qui n'irait pas et ses propres incohérences. Depuis que De Keersmaecker est en place, les Diables n'ont pas obtenu de résultats officiels et ont tout juste amorcé un redressement grâce à l'engagement de Dick Advocaat, qui s'est déjà heurté de plein fouet aux absurdités de notre fédération. Certains disent aussi que le Néerlandais en bénéficie dans le cadre d'un cumul accepté avec son job à l'AZ Alkmaar. Les trouvailles de l'Union belge en 2009 ont été décoiffantes : euthanasie refusée à l'égard d'un Excelsior Mouscron qui a finalement plongé la D1 dans les problèmes, et splitsing en deux ailes linguistiques dont on n'a pas encore découvert un retour positif. Face aux avatars auxquels il est confronté, l'avocat De Keersmaecker a toujours avancé comme excuse absolue à ses tâtonnements le fait qu'en Belgique, les règlements sportifs ne tenaient jamais face aux actions en justice. Il n'a pas tort. Le sport est tellement absent de nos lois que c'est dans les prétoires que les règlements s'appliquent ou non. N'oublions pas que depuis l'arrêt Bosman, qui a pourfendu le système des transferts en 1995, l'Union belge est devenue synonyme de fédération bananière aux yeux de l'UEFA et de la FIFA. Les dirigeants de la Maison de verre vivent aussi, depuis, dans la hantise d'une citation en justice. Ils ne sont pas les seuls : n'oublions pas que c'est un juge belge qui a ordonné aux responsables de la lutte antidopage de la Communauté flamande d'annuler les suspensions de Yanina Wickmayer et Xavier Malisse. La WTA et l'ATP (qui n'ont jamais vraiment défendu un tennis pur) se sont empressées d'appliquer le jugement. Mais Jacques Rogge, le président (belge) du Comité olympique international, a assuré que les deux sportifs indélicats seraient finalement rattrapés par l'AMA (Agence mondiale antidopage) et que les règlements du sport seraient finalement appliqués, juges ou pas. C'est ça la différence entre Rogge et De Keersmaecker. Le premier n'a pas peur des juges et ne veut parler que de sport. Le second a peur des juges et est prêt à toutes les compromissions pour ne pas être condamné. Mais trop is te veel. A force de faire des courbettes, l'esprit sportif a déserté la Maison de Verre. Il suffit aujourd'hui de brandir la menace d'un procès pour obtenir raison. De Keersmaecker, qui passe déjà de mauvaises nuits à l'idée d'une plainte de Lokeren, a accepté de ne pas respecter le règlement fédéral dans le cadre de la Coupe de Belgique en faisant des quarts de finale aller-retour entre le Cercle et Anderlecht un match unique. Il a renversé son café en apprenant que le Cercle allait l'attaquer. Du coup, il profita d'une proposition de Charleroi (les Zèbres étaient d'accord de laisser tomber leur match de championnat contre le Cercle du week-end passé, alors qu'Anderlecht était bye) pour recaler les deux quarts dans le programme de la Coupe. Mais Charleroi ne faisait pas ça par simple esprit sportif. Outre le fait qu'il gagnait du temps pour remettre en forme certains joueurs, il obtenait des passe-droits qui bafouaient le règlement : annulations de suspensions et d'amendes de dirigeants, qualifications tronquées d' Ederson et de Taylor (affilié à un troisième club cette saison !). Petits arrangements puants entre amis... Dans le cadre de notre dossier du 4 novembre, le directeur général d'Anderlecht Herman Van Holsbeeck regrettait que fédération et règlements n'étaient plus respectés. Lundi matin, il reconnaissait que dorénavant, c'était du chacun pour soi. Jusqu'à quand va-t-on laisser faire ? Qu'en pensent Michel Platini et Sepp Blatter ? Au secours !l PAR JOHN BAETEJusqu'à quand Michel Platini et Sepp Blatter vont laisser faire l'Union belge ? Au secours !