Vive les fêtes, vive la fête. Chaque année, à la même période, je me pose la même question : " Qu'est-ce que je vais faire pour les fêtes ? ". A chaque fois, la même réponse : " Bin, comme toute l'année. Oublier la vie qu'on nous impose et faire la mienne. " Je crois que je suis un veinard. Pour moi, c'est fête toute l'année. Je ne crois qu'au bien qu'on se fait. Sans prendre le prétexte d'un autre. Aussi divin et respectable soit-il. Ainsi soit-il.
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Vive les fêtes, vive la fête. Chaque année, à la même période, je me pose la même question : " Qu'est-ce que je vais faire pour les fêtes ? ". A chaque fois, la même réponse : " Bin, comme toute l'année. Oublier la vie qu'on nous impose et faire la mienne. " Je crois que je suis un veinard. Pour moi, c'est fête toute l'année. Je ne crois qu'au bien qu'on se fait. Sans prendre le prétexte d'un autre. Aussi divin et respectable soit-il. Ainsi soit-il. Cela dit, pas question de passer à côté du plaisir de faire des cadeaux. Pour vous, quelques petites boules de plus au sapin. Histoire que vos dents deviennent des guirlandes qui illuminent votre instant présent. Lors de mon dernier voyage au pays de " SantaClaus ", j'ai croisé des Pères Noël rouges mais aussi bleus. Normal, j'étais à Manchester. Pour le derby. Dans le programme du match, une photo m'interpelle. Des milliers de Papas Noël bleus avec au milieu un demi-Dieu. PatrickVieira. Au départ un appel du club : " Venez habillés en Père Noël pour soutenir notre action en faveur des jeunes défavorisés. " A l'arrivée, ils sont des milliers malgré une température de -2°. Plus que jamais en Angleterre, le foot est une histoire de famille. Le plus marrant, c'est que quelques minutes plus tôt, mes collègues français me racontaient cette histoire délicieuse. Patrick Vieira est consultant pour la nouvelle chaîne Be In Sport. Il commente le Bayern et dit : " Shakiri est le symbole de cette jeunesse suisse qui épate le monde avec les Hazard, Fellaini et autres. " Formidable non ? Ça n'enlèvera ni le respect qu'on a pour l'homme ni le sentiment qu'un match, que ce soit en tant que journaliste ou consultant, ça se prépare. Après le match, on assiste à une scène de caméras cachées sauf que les caméras étaient rangées depuis bien longtemps. L'incomparable MarioBalotelli est au volant de sa Bentley repeinte couleur kaki. Il quitte le stade. Sa voiture se retrouve au milieu de centaines de supporters de Manchester... United. Pas de doute, ce gamin a le don pour se mettre dans les emmerdes. Ah Balotelli et sa Bentley. On en parle beaucoup. Deux semaines plus tôt, il fait une petite virée à Londres, au moment de rentrer sur Manchester, il ne sait pas quel chemin suivre. " No problemo ", se dit-il. Il appelle un taxi. : " Ramène-moi àManchester ". Et voilà notre Super Mario qui se tape les 322 km qui séparent les deux villes mères du foot anglais derrière le " Cab ". Surréaliste. Surtout que sur une voiture à 300.000 €, doit bien y avoir un GPS ? Soit. Mario sait quand même de temps en temps retrouver seul le chemin de sa conscience. Il a retiré la plainte qu'il avait déposée contre son propre club. Man City lui avait, la saison dernière, infligé deux semaines de salaire (420.000 €) d'amende parce qu'il prenait trop de cartons jaunes et rouges. Un accord à l'amiable a été trouvé par : " Respectpourlecoachetlessupporters. " Ouf ! Peut-être son petit cadeau de départ avant de dire adieu à l'Angleterre. Mon dernier petit cadeau à moi, c'est de rendre hommage à un homme qui se sent terriblement seul. RafaBenitez qui va là où personne ne le veut sauf celui qui paye. L'argent ne fait pas le bonheur. Sûrement pas. Même en cette période. Benitez, je l'ai croisé une fois, dans un couloir d'Anfield Road. Son Liverpool vient de se faire humilier 1-3 par... Chelsea en 1/4 de finale aller de Ligue des Champions. Il est relax, il sourit, il a l'air serein. Je vais le trouver et lui demande comment il fait pour être si cool après une telle désillusion. Il sourit avant de me dire : " Je pense déjà au match retour. " Au retour c'est 0-2 après 1/2 heure et Chelsea panique comme jamais à Stamford Bridge. Le match se termine par un 4-4 légendaire. Rafa quittera encore le stade avec le sourire. C'était avec Liverpool. Maintenant, il quitte Stamford Bridge avec une autre grimace. Celle de l'homme qui sait que la vie n'est pas toujours une fête. Que le vrai Père Noël est rouge et pas bleu. Bonne année à tous. A Manchester, j'ai croisé des Pères Noël tantôt rouges, tantôt bleus.