V alentinoRossi (26 ans) est un fameux champion et aussi un showman, qui a multiplié les gags depuis le début de sa carrière. On l'a vu en Robin des Bois sur le podium de Donington, circuit proche de la forêt de Nottingham ; on l'a vu aussi en compagne d'un poulet nommé Osvaldo, soi-disant produit par un sponsor éleveur de poulets. Inventé de toutes pièces, le sponsor, bien entendu. Le même s'est offert un tour d'honneur déguisé en ange (avec les ailes mais sans l'auréole), s'est affublé une (fausse) dentition de loup, a sorti un stéthoscope pour faire honneur à son surnom de Dottore et se laisse volontiers aller à quelques acrobaties. La liste est loin d'être exhaustive.
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V alentinoRossi (26 ans) est un fameux champion et aussi un showman, qui a multiplié les gags depuis le début de sa carrière. On l'a vu en Robin des Bois sur le podium de Donington, circuit proche de la forêt de Nottingham ; on l'a vu aussi en compagne d'un poulet nommé Osvaldo, soi-disant produit par un sponsor éleveur de poulets. Inventé de toutes pièces, le sponsor, bien entendu. Le même s'est offert un tour d'honneur déguisé en ange (avec les ailes mais sans l'auréole), s'est affublé une (fausse) dentition de loup, a sorti un stéthoscope pour faire honneur à son surnom de Dottore et se laisse volontiers aller à quelques acrobaties. La liste est loin d'être exhaustive. Toujours impatient, le trublion de chez Yamaha n'aura pas attendu la fin de sa carrière pour publier une autobiographie... Laquelle vient de sortir en Angleterre et... en anglais. Elle ne sera disponible en italien qu'en novembre ! What if I never tried it (Imagine si je n'avais jamais essayé ça.) n'est pas une véritable autobiographie dans la mesure où Rossi a soigneusement évité les sujets touchant à sa vie privée, les filles, le sexe, l'argent, la religion et la politique. Mais ce livre n'est pas non plus un récit qui démarre avec le début de sa carrière pour se poursuivre au fil de ses sept titres mondiaux. A travers un grand nombre d'anecdotes et de considérations, Rossi fait part de sa vérité, celle d'un pilote qui affiche une haute estime de lui et une énorme confiance en ses moyens mais aussi celle d'un homme convaincu que " conduire une moto à mon niveau est une forme d'art, c'est comme écrire une belle chanson ou jouer au foot comme le fait Ronaldo ". Vale s'est longuement étendu sur sa fuite de chez Honda et son atterrissage chez Yamaha en 2004. A l'époque, malgré tous ces succès, le champion n'était pas un homme heureux et renouveler son contrat ne le tentait guère. S'il a quitté Honda, ce n'est pas par goût de l'aventure. Et ce n'est pas non plus la qualité du matériel qui l'a attiré. Il explique ainsi être entré une nuit, par hasard et en catimini, dans un stand de la Yamaha. Sous le regard du chef de projet IchiroYoda, il s'est assis sur la M1 : " Ma première impression n'a pas été plaisante. J'ai immédiatement compris que la M1 2003 était largement en retard. A un certain moment, je me suis attardé sur le tableau de bord. Yoda s'est aperçu que cette partie de la machine suscitait ma curiosité et l'a éclairé. Instantanément, je me suis exclamé : -Qu'il est beau ! Yoda répliqua directement : - Nous l'avons fait très grand pour pouvoir regarder des DVD en course. Nous nous sommes regardés et nous avons éclaté de rire. Cet épisode m'a plu. Les Japonais de Yamaha ont de l'humour. Inimaginable chez Honda, où ils sont tous sérieux et obnubilés par l'idée de démontrer la puissance de l'Empire ". Rossi ose tout - même le mauvais goût :- en 1997, après sa victoire au GP d'Italie en 125, il a fait son tour d'honneur avec une poupée gonflable qui avait les traits du célèbre top model allemand Claudia Schiffer. Son objectif était de se moquer de MaxBiaggi qui, à cette période, avait une relation avec un autre top model mondialement connu, NaomiCampbell. Rossi reconnaît qu'il est à la base de la rivalité (un euphémisme) entre les deux hommes. S'être attaqué à un Biaggi à l'époque intouchable lui a valu sa réputation de querelleur : " Et dire que quand j'étais gamin, j'avais un poster de lui dans ma chambre. Il était italien et je supportais les Italiens. Il attaquait et j'ai toujours eu beaucoup de respect pour les pilotes qui attaquent. Mais je ne le connaissais pas encore. Puis, j'ai commencé à écouter ses interviews et j'ai changé d'avis. Quand les choses n'allaient pas, ce n'était jamais de sa faute mais toujours celle de la moto. Il racontait beaucoup de choses fausses. Lors des essais hivernaux de 1999, j'ai chuté. Ma moto était à moitié détruite et je devais rentrer à pied. Alors il est passé et m'a proposé de prendre place sur sa moto. J'ai cru qu'il s'agissait d'un geste d'altruisme mais en fait il s'est servi de cet épisode pour me faire passer pour un ingrat ". Rossi ne l'a toujours pas avalé. NICOLAS RIBAUDO" J'AI MêME RENCONTRÉ DES JAPONAIS QUI AVAIENT DE L'HUMOUR "