Vous n'avez pas été retenu pour le match de l'équipe nationale en Grèce. Cela ne vous a pas tracassé?

Peter Van Houdt: Naturellement, mais j'espère toujours avoir ma chance. L'espoir fait vivre. Je connais ma place et je fais de mon mieux. Emile Mpenza, Sonck, Verheyen et Wilmots sont des certitudes. Je n'entre en compte que si l'un d'eux est forfait. Comme Strupar et Mbo Mpenza, je suis au second rang. L'équipe nationale n'est pas une obsession pour moi. J'ai consi...

Peter Van Houdt: Naturellement, mais j'espère toujours avoir ma chance. L'espoir fait vivre. Je connais ma place et je fais de mon mieux. Emile Mpenza, Sonck, Verheyen et Wilmots sont des certitudes. Je n'entre en compte que si l'un d'eux est forfait. Comme Strupar et Mbo Mpenza, je suis au second rang. L'équipe nationale n'est pas une obsession pour moi. J'ai considéré ma sélection pour les matches de barrage contre la Tchéquie comme la récompense de mon travail à M'Gladbach. Comme je reste ambitieux, je me dois de penser à l'équipe nationale, qui constitue le degré le plus élevé d'une carrière. Dommage que le public ne se rende pas compte de mes progrès. On juge un attaquant sur le nombre de buts qu'il marque. Or, actuellement, j'évolue plutôt sur l'aile gauche, d'où je dois créer des brèches et servir mes partenaires. Je suis en tout cas plus régulier que la saison passée, durant laquelle j'avais marqué 14 buts, en deuxième Bundesliga. L'engagement physique et la rudesse des duels sont identiques mais à ce niveau, les défenses sont plus fermées. La vitesse d'exécution est supérieure. Ce qui me surprend aussi, c'est qu'une fois qu'on mène, on perd rarement son avantage.Heureusement que nous avons gagné nos cinq derniers matches à domicile contre Cologne, Hambourg, Brême, Nuremberg et Hertha BSC. C'était une condition sine qua non pour échapper à la relégation. Avant la trêve, nous jouions souvent de bons matches mais sans obtenir de points. Si nous avions continué ainsi, nous serions certainement descendus. Nous avons bien reçu le message. Nous jouons plus froidement. Le maintien est pratiquement assuré et nous sommes plus détendus.Je me plais ici. Je m'amuse chaque week-end. Je ne vois pas pourquoi je changerais de club. M'Gladbach souhaite retrouver la scène européenne d'ici deux à trois ans. (F. Vanheule)