P eter Van Houdt : " La plupart des maillots que j'ai récoltés durant ma carrière remontent aux années que j'ai passées en Allemagne, puisque j'ai évolué pendant trois saisons au Borussia Mönchengladbach et autant d'autres au MSV Duisburg. Là-bas, contrairement à ce qui se passe en championnat de Belgique, la plupart des joueurs sacrifient au traditionnel échange des maillots non seulement dans le cadre des joutes européennes mais aussi au terme des matches de Bundesliga.
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P eter Van Houdt : " La plupart des maillots que j'ai récoltés durant ma carrière remontent aux années que j'ai passées en Allemagne, puisque j'ai évolué pendant trois saisons au Borussia Mönchengladbach et autant d'autres au MSV Duisburg. Là-bas, contrairement à ce qui se passe en championnat de Belgique, la plupart des joueurs sacrifient au traditionnel échange des maillots non seulement dans le cadre des joutes européennes mais aussi au terme des matches de Bundesliga. Je possède dès lors un jeu de toutes les équipes que j'ai rencontrées durant cette demi-douzaine d'années, qu'il s'agisse de clubs emblématiques comme le Bayern Munich ou le Werder Brême, voire d'adversaires moins prestigieux comme le Vfl Bochum ou encore Energie Cottbus. Je n'ai toutefois pas complété ma collection systématiquement, année après année. Car si d'aventure j'étais opposé à répétition au même adversaire, je me gardais évidemment de le solliciter une deuxième ou une troisième fois. C'est ce qui explique, par exemple, pourquoi du côté des Bavarois, je ne possède qu'un seul maillot. Mais pas de n'importe quel joueur puisque mon garde-chiourme attitré était alors un certain Sammy Kuffour. Ce qui pouvait compter, bien sûr, car le Ghanéen était l'un des meilleurs, si pas le meilleur à son poste, outre-Rhin. Mes requêtes ne se sont cependant pas limitées à mes seuls opposants directs. Il m'est arrivé aussi de faire la demande de vieilles connaissances. Comme Sunday Oliseh, qui s'était d'abord affirmé à Liège avant de poursuivre sa trajectoire en Italie, aux Pays-Bas et en Allemagne, avant de revenir en Belgique au Racing Genk. La vareuse que j'ai conservée en souvenir du médian nigérian date de sa période au Borussia Dortmund. De tous les maillots que j'ai gardés, celui qui me tient le plus à c£ur est celui que j'ai hérité de Marc Wilmots. Je ne jouais pas encore en Allemagne, je défendais les couleurs de mon tout premier club à l'étranger, le Roda JC Kerkrade. Lors de la Coupe de l'UEFA 1996-97, le tirage au sort nous avait opposés à Schalke 04, dont le Hesbignon était alors l'un des plus beaux fleurons. Sous sa houlette, le club de Gelsenkirchen nous avait d'ailleurs battus sèchement : 3-0 en Allemagne et 2-2 au retour. Il va sans dire que c'est le shirt de Willy qui m'intéressait plus que tout autre. Quoi de plus normal, dans la mesure où j'avais fait moi-même mes classes à Saint-Trond avant de mettre le cap sur la Hollande et que mon idole, durant mes jeunes années chez les Canaris, était précisément le Taureau de Dongelberg, qui s'était signalé au Staaienveld, avant de mettre le cap sur le FC Malines, puis de prendre la route de Schalke 04. Son maillot revêt d'autant plus d'importance à mes yeux qu'au bout de cette même saison 1996-97, les Bleu et Blanc avaient précisément remporté la C3 face à l'Inter Milan et c'est un tir au but de Willy, qui avait valu la victoire finale à ses couleurs ". BRUNO GOVERS