Ne soyez pas surpris si, vendredi, le stade Rhein-Energie applaudit Peter Stöger (51 ans) quand il montera sur le terrain. C'est que l'ancien international autrichien (65 sélections) s'est attiré toutes les louanges au FC Cologne. Stöger y a entamé son aventure allemande durant l'été 2013, quand il a quitté l'Austria Vienne, multiple champion, pour Cologne, qui militait alors en deuxième Bundesliga.
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Ne soyez pas surpris si, vendredi, le stade Rhein-Energie applaudit Peter Stöger (51 ans) quand il montera sur le terrain. C'est que l'ancien international autrichien (65 sélections) s'est attiré toutes les louanges au FC Cologne. Stöger y a entamé son aventure allemande durant l'été 2013, quand il a quitté l'Austria Vienne, multiple champion, pour Cologne, qui militait alors en deuxième Bundesliga. Il a entamé sa cinquième saison à Cologne l'été dernier. Une première. En outre, le club, cinquième l'exercice précédent, son meilleur classement depuis 1991-1992, s'est du même coup requalifié pour une coupe d'Europe. Stöger, l'architecte de ce succès, lui-même acteur d'une finale - perdue - de C2 avec le Rapid Vienne contre le PSG en 1996, paraissait intouchable à Cologne. Malheureusement, le 3 décembre, un dramatique 2/42 en championnat a mis un terme à son mandat. Ces mauvais résultats, partiellement liés au départ pour la Chine du buteur Anthony Modeste, avaient déjà coûté son poste au directeur technique, Jörg Schmadtke, renvoyé fin octobre malgré un contrat valable jusqu'en 2023. Pour une fois, c'était donc le responsable des transferts et non l'entraîneur qui était sacrifié. Ça en disait long sur le crédit dont jouissait Stöger auprès de la direction. Finalement limogé, l'Autrichien s'est remis en route pour Vienne mais à peine était-il arrivé chez sa mère que Hans-Joachim Watzke et Michael Zorc, respectivement directeur général et directeur sportif du Borussia Dortmund, lui téléphonaient pour lui proposer le poste d'entraîneur, un poste qu'il avait déjà refusé en été, pour respecter son contrat à Cologne, de même que le candidat numéro un, le Suisse Lucien Favre (OGC Nice). " Son discours m'a impressionné ", a déclaré Watzke au sujet du successeur de Peter Bosz. " On ne dit pas non à un club comme Dortmund ", réplique Stöger, qui s'est engagé jusqu'à la fin de la saison. " J'aurais même accepté un contrat de deux semaines. On ne reçoit pareille chance qu'une fois dans sa vie. " Zorc a immédiatement précisé la nature de sa première mission : " Assurer la stabilité défensive. " Un domaine dans lequel Stöger excelle, tout en marquant des points grâce à son empathie. Il parvient à convaincre ses joueurs d'adopter sa vision. Il a le don de déclencher quelque chose dans une équipe. En Allemagne, il a la réputation d'un homme aimable, capable de conférer une formidable ambiance à un groupe tout en étant très fanatique au bord du terrain. Sacrifier de temps à autre un buteur insatisfait ( Pierre-Emerick Aubameyang) ne le dérange pas le moins du monde. Il ne supporte pas l'indiscipline. Pour l'heure, il ne poursuit qu'un objectif : la deuxième place, derrière l'inaccessible Bayern. S'il l'obtient, il décrochera peut-être un contrat de plus longue durée.