1 Willy Reynders, le directeur technique de Lokeren, a traité Rudi Cossey, son entraîneur adjoint, de personnage sournois parce qu'il avait discuté avec Gand derrière son dos. Il estime qu'il a vendu son âme et sa réputation pour quelques euros de plus. Est-ce votre cas ? Avez-vous vendu votre âme et votre réputation au KRC Genk ?

Peter Balette : Je n'éprouve pas le moindre remords vis-à-vis de Gand car j'ai toujours été franc. Je n'ai pas opposé les clubs pour quelques euros de plus. Je pense que ça me vaut le respect de Gand car le club était vraiment disposé à consentir un effort pour me conserver. Ce n'est pas l'aspect financier qui a été déterminant. Ma famille et tous ceux que je connais le savent. En janvier déjà, j'ai confié au coach mental que je ne me sentais pas si bien, par les longues soirées d'hiver, d'être seul et loin de chez moi, et que ça me pesait de plus en plus. Je suis heureux de pouvoir reviv...

Peter Balette : Je n'éprouve pas le moindre remords vis-à-vis de Gand car j'ai toujours été franc. Je n'ai pas opposé les clubs pour quelques euros de plus. Je pense que ça me vaut le respect de Gand car le club était vraiment disposé à consentir un effort pour me conserver. Ce n'est pas l'aspect financier qui a été déterminant. Ma famille et tous ceux que je connais le savent. En janvier déjà, j'ai confié au coach mental que je ne me sentais pas si bien, par les longues soirées d'hiver, d'être seul et loin de chez moi, et que ça me pesait de plus en plus. Je suis heureux de pouvoir revivre en famille, à Heusden-Zolder. Avant tout, quand Genk m'a soumis une offre sportive, ma première réaction a été de répondre que je devais réfléchir mais que je ne voulais surtout pas prendre la place d'un monument et d'un ami tel que Pierre Denier. Deuxio : quand on se fait vieux, on ne va pas pédaler des kilomètres dans les cols pour préparer la nouvelle saison. Je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie, je n'ai pas perdu mes ambitions et je ne rejoins pas Genk pour achever ma carrière en roue libre. Le Limbourg a de très belles routes mais pour un cyclotouriste, il n'y a rien de tel que les Ardennes flamandes. J'ai parlé de défi sportif. Traduction : je me prive de six matches de Ligue des Champions pour ma famille mais je nourris l'ambition de vivre ça avec Genk. Je ne sais pas pourquoi José a dit ça car je trouve qu'il possède le bon profil pour le Standard. Nous avons très bien travaillé ensemble et je trouve qu'il est un excellent entraîneur : ambitieux, très travailleur et gentleman. Mon accent limbourgeois m'aide à me glisser dans le profil de Genk. Le Racing veut rendre son caractère limbourgeois à l'équipe. Mais évidemment, le meilleur profil, c'est toujours l'entraîneur qui obtient les meilleurs résultats. Nous allons tout mettre en oeuvre pour y parvenir. Au début, certains trouvaient que Hein Vanhaezebrouck ne convenait pas vraiment à Gand mais voyez ce qu'il y a accompli. Je le répète : pour le moment, je ne prends aucune décision purement financière. J'ai vécu séparé de ma famille pendant six ans : quatre saisons au Club Bruges, deux à Gand. Je n'étais chez moi qu'un jour par semaine, tout au plus. Le lendemain de la signature de mon contrat à Genk, alors que j'étais à la maison, mes trois enfants m'ont dit : " Bienvenue à la maison, papa. " Ils ont touché une corde sensible mais en même temps, j'ai senti que j'avais opéré le bon choix. On peut trouver ça mou mais c'est ainsi. Je me suis engagé à Genk pour trois ans et j'espère pouvoir passer plus de temps avec mes enfants, tant qu'ils vivent encore avec nous. Après, on verra bien. Peter Balette (54 ans) est le nouvel entraîneur adjoint du KRC Genk. Il a déjà occupé ce poste au Club Bruges, au Standard et à Gand. PAR CHRISTIAN VANDENABEELEPeter Balette " Les chemins limbourgeois sont bons mais pour un cyclotouriste, il n'y a rien de tel que les Ardennes flamandes. "