La bataille fait rage, ou plutôt fera rage, pour le titre de la meilleure simulation foot de l'année. Car pour les jeuxvidéophiles et les critiques, Electronic Arts et FIFA n'ont jamais pu égaler Konami et son Pro Evolution Soccer. Mais toujours du point de vue des critiques, l'écart semble pourtant s'atténuer entre les deux jeux. Depuis le 06, FIFA a procédé à un revirement au niveau du gameplay alors que les précédentes éditions, plutôt cantonnées à des jeux d'arcade, ne pouvaient rivaliser avec son ennemi juré PES.
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La bataille fait rage, ou plutôt fera rage, pour le titre de la meilleure simulation foot de l'année. Car pour les jeuxvidéophiles et les critiques, Electronic Arts et FIFA n'ont jamais pu égaler Konami et son Pro Evolution Soccer. Mais toujours du point de vue des critiques, l'écart semble pourtant s'atténuer entre les deux jeux. Depuis le 06, FIFA a procédé à un revirement au niveau du gameplay alors que les précédentes éditions, plutôt cantonnées à des jeux d'arcade, ne pouvaient rivaliser avec son ennemi juré PES. Il est cependant frappant de constater que malgré les éloges unanimes des spécialistes autour de PES, les ventes au niveau mondial, elles, penchent, et même largement, du côté de FIFA. C'est un peu comme les entrées cinés de la Palme d'Or de Cannes face à un Golden Globe, en quelque sorte. Et en Belgique, le constat est le même. Les ventes de FIFA sont près de trois fois plus nombreuses avec une balance encore plus importante dans le nord du pays que dans le sud. En France, par contre, PES cartonne. France Football rappelait d'ailleurs que PES était le bien culturel le plus acheté en France, avec 1,3 million de fans. Comment dès lors expliquer ce prix de la critique pour PES ? Pour s'en convaincre : la fiche sur les goûts de nos Espoirs, dans le Sport/Foot Magazine de la semaine dernière, exprimait un très net avantage pour PES. D'après Bart Cobbaert, Product Manager chez Electronic Arts, on a affaire à une mode : " J'ai l'impression que c'est plus cool de préférer PES à FIFA. En Flandre, les gens disent qu'ils regardent Canvas et pas VTM (que l'on peut comparer avec RTBF et RTL- TVI). Et pourtant, les audiences prouvent le contraire. C'est similaire entre FIFA et PES ". Et de poursuivre : " Si les chiffres de ventes sont bons, c'est parce qu'on arrive à représenter ce que l'amateur de foot, qui aime se rendre au stade, veut voir. Avec FIFA, vous avez, au-delà du jeu en lui-même, le décor d'un véritable match. Pour vous donner l'impression que vous êtes au stade, on va même jusqu'à capter les bruits des différents kops européens. Pour la dernière édition du jeu Champions League, on retrouvait, par exemple, les chants des supporters d'Anderlecht. Ce qui fut très difficile à obtenir ( il rit) " Pour maintenir son ranking de jeu de sport numéro 1, FIFA peut compter sur un important battage publicitaire. Lors de l'édition 07, vous retrouviez sur la jaquette internationale (qui ne cible pas les pays) Wayne Rooney et Ronaldinho. Cette année Ronaldinho y figurera à nouveau, l'autre star n'étant pas encore connue. Après Pär Zetterberg en 2000, Eric Deflandre en 2001 et Tomasz Radzinski en 2002, les emblèmes de la marque au niveau belge ne sont plus que des vedettes internationales depuis 2003. Le marketing s'est vite rendu compte que les jeunes avaient généralement plus l'habitude de jouer avec Barcelone, Manchester Utd, le Real ou l'AC Milan qu'avec Anderlecht, Bruges ou le Standard...