Les trois entraîneurs qui n'ont pas réussi à sauver l'Antwerp sont aujourd'hui sur le carreau. Difficile de dire quel est le plus malheureux mais Doy Perazic a en tout cas retrouvé du boulot comme... chauffeur de taxi à Louvain. Un métier qui avait bien fait rigoler lorsqu'il était arrivé à Deurne. " Je suis trop fier pour aller chômer et je ne veux pas que ma femme et mes enfants manquent de quoi que ce soit ", raconte-t-il à nos c...

Les trois entraîneurs qui n'ont pas réussi à sauver l'Antwerp sont aujourd'hui sur le carreau. Difficile de dire quel est le plus malheureux mais Doy Perazic a en tout cas retrouvé du boulot comme... chauffeur de taxi à Louvain. Un métier qui avait bien fait rigoler lorsqu'il était arrivé à Deurne. " Je suis trop fier pour aller chômer et je ne veux pas que ma femme et mes enfants manquent de quoi que ce soit ", raconte-t-il à nos confrères de Het Laatste Nieuws. " Marc Brys a bien été agent de police. C'est surtout Patrick Goots qui m'a sali. S'il était parti et que j'étais resté, l'Antwerp serait sauvé. C'est lui qui mettait une mauvaise ambiance et cherchait misère à mes Africains. C'est un égoïste qui a brisé mon rêve. Mais je le retrouverai. L'an prochain, j'irai voir s'il marque les 25 buts qu'il a promis mais je n'en crois rien : il est fini, c'est moi qui vous le dis ". Jelena (28 ans), sa fille, s'est présentée elle-même aux bureaux de Het Belang van Limburg pour raconter son histoire : " Mon père a été traîné dans la boue. Tous ces mensonges m'ont rendue dépressive et je dois prendre des médicaments : il faut que je parle. Mon père est l'homme le plus gentil du monde et je ne comprends pas qu'on lui veuille du mal. On ne l'a pas jugé sur ses capacités d'entraîneur, il a été victime d'attaques personnelles. L'autre jour, un journaliste lui a téléphoné pour savoir s'il était redevenu chauffeur de taxi û NDLR : probablement Het Laatste Nieuws. Préfère-t-on qu'il soit criminel ? Et les joueurs ont aussi leur part de responsabilités : l'un d'eux, qui ose se dire professionnel, a déchiré ses plans d'entraînements ". La jeune fille ajoute que son père fut lui aussi très marqué par la mésaventure. " Il n'en dormait plus, j'ai eu peur qu'il fasse un infarctus. Quand je lui posais une question, il ne répondait pas : je ne l'avais jamais vu comme ça. Je lui ai demandé d'abandonner mais c'est un battant. Pour Noël, je lui avais acheté un cahier dans lequel il pouvait noter ses entraînements. J'avais écrit : - Bonne chance à l'Antwerp en 2004 mais je n'ai jamais osé le lui offrir. Et quelques jours plus tard, il était limogé. Son successeur n'a pas fait mieux que lui mais il a été traité correctement et je me demande pourquoi ". (P. Sintzen) P.Sintzen