Blessé au genou le 22 février à Westerlo, Glen De Boeck est de retour. " J'ai beaucoup travaillé pour revenir, et lorsqu'on se retrouve sur le terrain, cela fait plaisir ", reconnaît-il. " Mon genou est guéri, et physiquement, je me sens bien. Il est logique qu'après une aussi longue absence, je manque un peu de rythme de match, mais je ne pourrai l'acquérir qu'en jouant ".
...

Blessé au genou le 22 février à Westerlo, Glen De Boeck est de retour. " J'ai beaucoup travaillé pour revenir, et lorsqu'on se retrouve sur le terrain, cela fait plaisir ", reconnaît-il. " Mon genou est guéri, et physiquement, je me sens bien. Il est logique qu'après une aussi longue absence, je manque un peu de rythme de match, mais je ne pourrai l'acquérir qu'en jouant ". Glen De Boeck : J'ai commencé contre le Cercle Bruges. C'était un match difficile, car on a été menés deux fois à la marque et donc contraints à une course-poursuite. On a eu le mérite de rester calmes, et les circonstances du match nous ont un peu aidés, avec l'exclusion d'un joueur brugeois. Ce n'était certainement pas encore le meilleur Anderlecht, celui que tout le monde aspire à voir, mais ce n'était pas mauvais. Vendredi, au Brussels, on a fait le nécessaire pour gagner. Sans briller, diront certains, mais l'essentiel était de ramener les trois points de ce court déplacement, afin d'entamer la semaine cruciale qui nous attend avec un maximum de sérénité. On a connu 20 premières minutes difficiles, mais on a ensuite renversé la tendance et on a joué notre meilleur football durant la deuxième partie de la première mi-temps. C'est d'ailleurs durant cette période qu'on a inscrit notre but. Par la suite, on a contrôlé les débats, tout en se créant encore les meilleures occasions. Le plus important, lorsqu'on joue en déplacement, est de ne pas encaisser. On y est parvenu. Avec le talent qui milite en nos rangs, on sait qu'on parviendra toujours à trouver au moins une fois le chemin des filets. Cela s'est vérifié. Je peux donc dire : mission accomplie. Ce n'est pas à moi de juger du bien-fondé de cette option. C'est le choix de l'entraîneur et il faut le respecter. Hugo Broos a estimé que, compte tenu des joueurs qu'il avait à sa disposition, c'était le meilleur système. Le résultat lui a donné raison, c'est tout ce que je peux dire. Ce n'est pas neuf. On est toujours très exigeant vis-à-vis d'Anderlecht, et encore davantage l'année qui suit un titre ou une période faste. Lors de la conférence de presse d'avant saison, le club avait affiché de grandes ambitions et avait annoncé, notamment, son intention d'atteindre le deuxième tour de la Ligue des Champions. Malheureusement, on a perdu nos deux premiers matches dans cette compétition. Il est logique, dès lors, que l'on fasse la fine bouche. Ces sifflets s'adressaient surtout à l'entraîneur, pour un fait bien précis : la sortie de Pär Zetterberg lors de la montée au jeu de Walter Baseggio. Ils ne concernaient pas la prestation de l'équipe. Car il n'y avait aucune raison d'adresser des reproches aux joueurs : ceux-ci ont témoigné de beaucoup d'engagement pour redresser une situation par deux fois compromise. Et c'est pour moi un signal très fort : cela signifie que lorsqu'on le veut, on le peut. Je reconnais que, ces dernières semaines, nous avons parfois éprouvé des difficultés à produire du bon football. Mais je trouve aussi que l'on est sur la bonne voie. On ne peut pas attendre que l'on passe, d'un coup, de 10 à 100 %. Cela doit se faire progressivement. C'est une façon de parler. Mais c'est un fait que nous avons livré de mauvaises prestations. A Ostende, ce n'était pas bon. A Charleroi non plus. C'est exact, mais je trouve que c'est une excuse facile. Ce n'est pas parce qu'on doit affronter Valence ou l'Inter Milan, quelques jours plus tard, qu'il faut en garder sous la pédale lorsqu'on se déplace à Ostende ou à Charleroi. On n'a pas le droit de prendre le championnat de Belgique à la légère. Car c'est grâce à nos prestations en championnat que l'on a pu se qualifier pour la Ligue des Champions. La compétition belge doit demeurer prioritaire. Non. J'estime que, lorsqu'on signe à Anderlecht, on doit savoir qu'on devra souvent jouer deux matches par semaine, et à fond. Quelle que soit la réputation de l'adversaire ou le prestige lié à l'événement. Là aussi, ce sont des affirmations un peu faciles. La défense, effectivement, était très jeune, et il est exact aussi que des erreurs ont été commises. Mais il est trop facile de mettre toute la responsabilité d'un but encaissé sur le compte d'un défenseur. De ce point de vue, j'ai toujours adopté une attitude très collective. Si la défense n'encaisse pas, c'est souvent grâce au travail de tous les joueurs. Mais si la défense est fragile, c'est aussi parce que tout le monde n'a pas bien effectué son travail de récupération. A un moment donné, c'est ce qui est arrivé : on n'a pas suffisamment défendu en groupe. Le football est un sport collectif, il ne faut jamais l'oublier. C'est trop facile de pointer le doigt sur les défenseurs, a fortiori lorsqu'ils sont jeunes, et de leur faire porter le chapeau. Je ne veux pas entrer dans des discussions personnelles. Mbo Mpenza, qui jouait dans le couloir droit ce soir-là, est un joueur offensif, mais je l'ai déjà vu travailler d'arrache-pied à la récupération lorsqu'il jouait en équipe nationale. Christian Wilhelmsson, c'est pareil : lui aussi est capable d'accomplir une tâche défensive. Peu importe. Tous les joueurs alignés doivent savoir qu'ils ont un rôle offensif et un rôle défensif à remplir. C'est valable pour un défenseur, un milieu de terrain ou un attaquant. Ce n'est pas mon rôle de commenter les choix de l'entraîneur. S'il estime que tel ou tel joueur est indispensable, on doit l'accepter. Mais il ne suffit pas de dire qu'on doit avoir cinq joueurs défensifs et cinq joueurs offensifs. Tout le monde doit penser collectivement. Et c'est sur ce point que je compte bien insister, et tant que capitaine et joueur expérimenté : je vais m'efforcer de convaincre chacun de cette nécessité. Effectivement. C'est lié au temps de reconversion, lorsqu'on perd le ballon. En perte de balle, il faut plus rapidement se reconvertir en position défensive. Qui peut l'affirmer avec précision ? Cette blessure est regrettable, mais en principe, Anderlecht a suffisamment de talent pour parer à ce genre de contretemps. Un joueur ne fait pas une équipe, et il est trop facile de dire qu'avec lui ou moi dans l'équipe, on aurait encaissé moins de buts. C'est l'exemple type du but évitable. Il fait d'autant plus mal lorsqu'il coûte des points. En effet. Logiquement, il faut tirer les leçons de ses erreurs. Là, on ne l'a pas fait. En l'espace d'une semaine, on a encaissé deux fois le même but. C'est grave. Avant le match, on reçoit des directives : tel joueur doit tenir tel adversaire. Lorsqu'on n'applique pas les directives, voilà ce qui arrive. Probablement, oui. Un principe élémentaire, pour un défenseur, veut qu'on regarde d'abord son homme. Ensuite, le ballon. Pas l'inverse. Il ne dégage pas volontiers le ballon dans la tribune, c'est un fait. En football, il faut d'abord soigner l'efficacité. Mais il a énormément de qualités et on oublie parfois qu'il n'a encore que 18 ans. Sa marge de progression est énorme. Mais il ne progressera qu'en étant confronté à des situations de match. L'expérience, c'est cela. Et il n'a, tout à fait logiquement, pas encore l'expérience d'un joueur de 30 ans. Il n'a pas changé depuis des années : je veux inciter tout le monde à penser collectivement. Du talent individuel, on en a assez à Anderlecht. Mais c'est le collectif qui permet au talent individuel de s'exprimer. L'individu, seul, ne parviendra jamais à faire la différence. C'est mon avis, en tout cas. Je l'ignore. On a connu quelques matches difficiles, et certains ont peut-être essayé de trouver la solution eux-mêmes, en tombant alors dans l'individualisme. C'est aux joueurs concernés qu'il faudrait poser la question. Moi, en tout cas, je n'ai pas été contacté ( ilrit). De toute façon, tous ces bruits de transfert font partie du football, actuellement. Il faut pouvoir s'en accommoder, et les oublier le jour d'un match. La manière dont on réagit à toutes les sollicitations varie d'un joueur à l'autre. Je pourrai répondre avec plus de précision à cette question ce mercredi soir, sur le coup de 22 h 30. En ce moment, grâce à la victoire de Brême sur Valence, le Sporting ne compte toujours que trois points de retard sur ces deux équipes. Si on bat les Allemands, et encore davantage si l'Inter Milan bat Valence dans l'autre match du groupe, tout demeurera possible. Je reste persuadé qu'Anderlecht est toujours capable de réaliser, à domicile, les mêmes exploits que par le passé. Mais, pour cela, chaque joueur doit mettre son talent au service du collectif. L'Anderlecht d'alors avait beaucoup plus de maturité. L'équipe formait aussi un vrai bloc sur le terrain, surtout lorsqu'elle se produisait au Parc Astrid. C'était un ensemble tellement fort que les meilleures équipes d'Europe n'étaient pas trop rassurées en venant à Anderlecht. Si, mais parfois, les joueurs pensent encore trop individuellement. Et l'expérience, pour ces jeunes joueurs, ne pourra s'acquérir qu'en jouant des matches de cette importance. Je n'ai pas encore vu de match complet des Brugeois, mais effectivement, cette équipe semble très costaude. Il faudra être fort pour rivaliser. Notre jeune groupe devra supporter la pression et être mentalement préparé à résister à un Club Bruges plus solide que la saison dernière. Les rencontres face aux équipes plus modestes, je pense. C'est vrai, mais c'étaient des matches en déplacement. On ne peut surtout s'autoriser aucun faux pas à domicile. Je suis confiant. On essayera de faire mentir cette tradition. Il faut pouvoir se remettre en question. D'aucuns disent que la faim de victoires est moins grande après un titre. Je ne pense pas que ce soit le cas chez nous. Si des joueurs aussi jeunes étaient déjà rassasiés, ce serait malheureux. Daniel Devos" C'est TROP FACILE D'ACCUSER LES DÉFENSEURS lorsqu'on encaisse un but. A fortiori lorsqu'ils sont jeunes "