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SUPERFICIE 20.779 km2 HABITANTS 3.063.456 CAPITALE Cardiff SITE www.faw.org.uk CHRIS COLEMAN - 46 ans - A été médian. Sa carrière (Swansea, Crystal Palace, Blackburn Rovers et Fulham) a été brutalement interrompue par un accident d'auto à 32 ans. Il a débuté comme manager de Fulham puis a travaillé pour la Real Sociedad, Coventry City et Larissa. En 2012, il a succédé à Gary Speed.CHRIS COLEMAN : C'est mon plus grand succès en football. J'ai eu la chance de pouvoir jouer pour le Pays de Galles et d'en devenir le sélectionneur. Notre qualification, c'est la cerise sur le gâteau. Quoi que je fasse plus tard en football, je ne ressentirai plus l'émotion qui m'a envahi en Bosnie, quand nous nous sommes qualifiés pour le tour final. COLEMAN : Je suppose qu'il nous faudra quatre points pour passer. Neuf, ça serait idéal... Nous visons donc quatre points. Ce ne sera pas facile mais c'est faisable. Peu importe comment nous les gagnons. Nous n'avons aucune expérience, nous ne savons pas ce qui nous attend mais un bon début contre la Slovaquie est très important. COLEMAN : J'aurais préféré éviter l'Angleterre. Non que nous la redoutions mais parce que ce match va faire le buzz. En plus, si nous battons l'Angleterre mais que nous sommes quand même éliminés, qu'aurons-nous en mains ? Pensons d'abord à la Slovaquie. J'éprouve un profond respect pour Roy Hodgson, qui n'a perdu aucun point pendant les qualifications, mais nous vendrons chèrement notre peau contre l'Angleterre. Nous pouvons mener la vie dure à tout le monde. COLEMAN : Énorme. Il est noisy sur le terrain, pas par ses paroles mais par ses actes. Il est très agressif comme attaquant et exigeant envers lui-même. Du coup, il place la barre très haut pour les autres. On emploie le mot exceptionnel à tort et à travers mais il mérite le qualificatif. Il est un footballeur d'exception et il se produit pour nous. Il est paisible en dehors du terrain. Il a l'esprit de famille et fait preuve d'un engagement incroyable pour son pays. Il est très facile de travailler avec lui. Il nous tire vers un niveau plus élevé. COLEMAN : Le football est un sport admirable. Les surprises font son charme. Le Danemark a gagné l'édition 1992 alors qu'il avait été repris de justesse, à cause de la guerre civile en Yougoslavie, et qu'il ne s'était pas entraîné. La Grèce a été championne en 2004. Ça veut dire que tout le monde a une chance. On cite plus souvent la France, l'Angleterre et l'Allemagne mais on ne peut prédire la manière dont une équipe va se développer en cours de tournoi. COLEMAN : Mon père parlait souvent des grands footballeurs de notre pays, ceux qui ont joué les quarts de finale du Mondial 1958 : John Charles, Cliff Jones et Ivor Allchurch étaient fantastiques. C'était il y a longtemps. La pression a crû de campagne en campagne et nous n'avons jamais franchi ce seuil psychologique. Notre groupe a déjà obtenu sa place dans l'histoire mais ça ne peut pas être le dernier mot. En mettant en place de bonnes structures, nous devons être capables d'être compétitifs à chaque campagne de qualification.Le Pays de Galles a fait preuve d'une souplesse tactique inédite pendant le tour préliminaire, adaptant son jeu à l'adversaire et même au cours du match. L'ancien sélectionneur Gary Speed avait commencé en 4-2-3-1, avec Gareth Bale très avancé sur les flancs. Son successeur, Chris Coleman, a surpris en entamant la campagne avec trois défenseurs axiaux de Premier League : James Chester (West Bromwich), Ashley Williams (Swansea) et Ben Davies (Tottenham). Dans son 5-2-2-1 fluide, comme l'appelle Coleman, Davies, un arrière gauche de formation, peut monter, le Pays de Galles passant alors à un quatuor défensif. L'arrière gauche Neil Taylor joue à Swansea, au plus haut niveau mais à droite, il y a moins de choix : Chris Gunter (Reading) a peu joué pour Tottenham de 2007 à 2009 : seize matches. Il a ensuite jeté son dévolu sur la Championship. Devant la défense, Joe Allen (Liverpool) et l'infatigable Joe Ledley (Crystal Palace), les deux médians défensifs. Ledley, victime d'une fracture du tibia, a loupé la finale de la Coupe contre United et est incertain pour le premier match, contre la Slovaquie. Le duo Allen-Ledley est la première station pour les arrières latéraux, qui jouent haut, écartent le jeu et lancent les contres. En profondeur ou via Bale et Aaron Ramsey, les deux meneurs, dans le dos de Hal Robson-Kanu, l'avant qui a marqué seulement 3 buts en 35 matches à Reading. C'est le point faible des Gallois : ils n'ont certes encaissé que 4 buts en qualifications mais ils n'ont trouvé le chemin des filets qu'à 11 reprises.RYAN GIGGS EX-JOUEUR" L'équipe ne dépend pas d'un seul footballeur, en l'occurrence Gareth Bale. Elle est avant tout très forte défensivement. Ashley Williams est un des piliers de Swansea City depuis cinq ans. Il a atteint un niveau conséquent à chaque match, il est un patron sur le terrain et un garçon charmant dans le vestiaire. " JOHN HARTSON EX-JOUEUR" Le Pays de Galles doit être en mesure de prendre les trois points contre la Slovaquie. Il serait alors moins sous pression pour le derby contre l'Angleterre et pourrait même perdre contre la Russie, se qualifiant via la troisième place. A partir de là, tout est possible, surtout pour une équipe qui a prouvé qu'elle pouvait préserver ses filets et qui aligne un killer. "- John Toshack, ex-avant de Liverpool et sélectionneur de son pays de 2004 à 2010, est toujours considéré comme l'architecte du succès actuel car c'est lui qui a fait débuter des jeunes talents en équipe nationale. Les joueurs étaient alors trop verts et irréguliers mais leur intégration a amené un nouveau mode de pensée dans un pays très conservateur. - Ashley Williams, Gareth Bale, Joe Allen et Aaron Ramsey, entre autres, ont effectué leurs débuts sous Toshack, puis ont joué sous les ordres du regretté Gary Speed (2010-2011) et sont devenus les fers de lance des Dragons sous la conduite de l'actuel sélectionneur, Chris Coleman. ASHLEY WILLIAMS : Avant même le début de la campagne, j'ai dit que ce serait le plus beau moment de ma carrière et pourtant, j'ai déjà vécu pas mal de choses. Je suis parti de rien pour arriver en Premier League avec Swansea City et nous avons aussi gagné la League Cup. Ici, c'est encore autre chose. Même les meilleurs de notre pays, Ryan Giggs, Ian Rush, Neville Southall, Kevin Ratcliffe, Gary Speed et Mark Hughes, n'ont jamais participé à un tournoi. WILLIAMS : Quand nous avons fait match nul en Belgique puis gagné en Israël, nous étions tous persuadés que c'était possible. Puis nous avons battu la Belgique et nous avons été maîtres de notre sort, pour la première fois. Nous n'allions pas gâcher pareille chance. Nous savions que nous avions des qualités mais en plus, des internationaux avaient gagné des prix avec leur club et étaient satisfaits de leur carrière. Notre mentalité nous a permis de réussir ce qu'aucune génération avant nous n'avait fait. WILLIAMS : Bien sûr. Un joueur comme lui peut booster n'importe quelle équipe au monde. Gareth est incroyable. La classe mondiale, comme il l'a montré pendant notre campagne. Il inspire le vestiaire et peut plier un match, à condition que les défenseurs fassent aussi leur boulot. En dehors du terrain, il est l'un des nôtres et ne se comporte absolument pas en star. Son transfert au Real ne l'a pas changé humainement, même s'il est devenu un footballeur encore meilleur. Dans le vestiaire, il est parfois victime de plaisanteries et sur le terrain, il ne court pas un mètre de moins que nous. Notre football s'appuie surtout sur l'esprit d'équipe et la volonté de travailler les uns pour les autres. Gareth n'est pas une exception. Il sue autant que nous. WILLIAMS : Nous n'y pensons pas. Pouvoir participer est déjà excitant. Je crois que je ne réfléchirai à un objectif que quelques jours avant notre premier match, contre la Slovaquie. Nous devons en profiter, même si nous sommes là pour prester. Nous sommes en forme et nous devons surfer sur l'euphorie de notre qualification. Ne parlons pas trop des autres équipes : montrons plutôt ce que nous valons. " Ce groupe a sa place dans l'histoire. " CHRIS COLEMAN