A imé Anthuenis n'a pas été aidé par l'arbitre chypriote Loizos Loizou. Le bonhomme avait ses cartes jaunes collées dans le fond de sa poche et n'a pas aidé les joueurs lituaniens et belges à bien jouer au football. Dès le début, le match fut surtout violent. Le capitaine lituanien Aurelijus Skarbalius a déjà été évacué après neuf minutes suite à un choc belge.
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A imé Anthuenis n'a pas été aidé par l'arbitre chypriote Loizos Loizou. Le bonhomme avait ses cartes jaunes collées dans le fond de sa poche et n'a pas aidé les joueurs lituaniens et belges à bien jouer au football. Dès le début, le match fut surtout violent. Le capitaine lituanien Aurelijus Skarbalius a déjà été évacué après neuf minutes suite à un choc belge. Les Baltes ont profité de la situation en jouant dur et en truquant tout le temps, certes, mais les Diables ont trop rarement réussi à poser leur jeu. Après une première mi-temps où seul Wesley Sonck fut dangereux devant le but adverse (à deux reprises de la tête), il fallait que ça joue mieux et ça n'a pas mal marché. Sonck marqua sur coup franc à la 61e minute, juste après un superbe shoot de loin de Bart Goor. Et alors qu'on croyait les frites cuites, ce fut le coup de massue d' Edgaras Jankauskas profitant d'une balle flottant entre notre défense et l'entrejeu (72e). A partir de ce moment-là, la Lituanie se retrancha et son gardien Zydrunas Karcemarskas continua de faire le ménage, surtout û encore une fois û sur une tête à bout portant de Sonck. Le joueur de l'Ajax fait partie de ces Diables qui ont très bien fait leur travail samedi, comme Goor... mais ils ne sont pas trop nombreux dans le cas. Il y a des questions à poser sur le rendement de certains au niveau international, évidemment En tout cas, si l'on peut admettre d'encaisser un but qui est le fruit d'une hésitation défensive et d'un tir superbe qui ne laisse rien à la chance, on ne peut oublier le manque de percussion offensive. Ainsi, Thomas Buffel n'a pas pesé d'un poids si suffisant sur la partie. Uniquement parce qu'elle était très musclée ? Sans doute, mais ce n'est pas une raison suffisante alors que sa fonction est celle d'un ouvre-boîte efficace. Le joueur de Feyenoord n'a fait que donner raison à son coach de club Ruud Gullit, qui n'est pas chaud du tout pour le titulariser. Dans le rôle de second attaquant, on verrait bien mieux Sonck, avec à ses côtés un buteur. Luigi Pieroni ? En tout cas, quand il est monté au jeu, les Lituaniens se sont immédiatement rendu compte qu'il ne fallait pas lui laisser le moindre centimètre car il demande le ballon et anticipe parfaitement l'action dangereuse. Et Sonck resterait tout aussi saignant pour le gardien adverse dans la dualité. Quoi changer en défense ? Rien ou si peu. Par contre, l'entrejeu manque d'envergure. Tout le monde ne s'appelle pas Goor et c'est bien dommage car le capitaine est revenu à un excellent niveau. Il ne faut pas se compliquer la vie : un entrejeu doit être composé de joueurs sachant défendre et attaquer, démolir et construire et au besoin porter le fer dans la plaie. Pour cela, il ne suffit pas de savoir tacler : il faut aussi être capable d'éliminer un homme. Sans ça, le jeu se limite à envoyer des ballons vers l'avant ou à jouer latéralement. Mais dans aucun de ces cas de figure on est dangereux. La question de confiance : peut-on encore compter sur Anthuenis pour faire jaillir l'étincelle ? Le rendement qu'il obtient de ses troupes a récemment toujours trop dépendu de la qualité qu'il a à sa disposition. Il a fait flamber Genk en son temps, certes, mais à Anderlecht il n'a jamais été en mesure de fusionner une équipe de manière à ce qu'elle soit meilleure que la somme de ses individualités. Or, c'est bien cela que l'on attend d'un entraîneur du top : transcender son équipe. A fortiori en sélection nationale. Et là, franchement, on est loin du compte. Et ça fait deux ans que ça dure. Il a juste réussi à faire un groupe qui s'est fissuré devant la Lituanie à domicile. Sans que l'on tire la sonnette d'alarme ! Le Belge moyen est patient, d'accord, mais ici on parle d'une insupportable passivité. On sait que la révolte citoyenne moyenne est dure à la détente sous nos latitudes. Dans la politique actuelle, c'est dramatique, et c'est la même chose en sport. A Athènes, on a été nul (quasi). Au Tour de France aussi et on se dit ûBof, on est un p'tit pays après tout, hein !Marre. Dans un mois (le 9 octobre) on va en Espagne et si l'exploit n'est pas au bout des nonante minutes, il faudra dire à Aimé de faire ses valises. Car le 17 novembre, on recevra les Serbes. Ce n'est pas en essayant rien qu'on obtient quelque chose de probant. Depuis la Coupe du Monde 2002, on n'a pas l'impression d'avoir progressé. par John Baete " En Espagne, si l'exploit n'est pas au bout des 90 minutes, il faudra dire à Aimé de FAIRE SES VALISES "