Paul Okon : " Quoiqu'étant d'origine allemande par mon père, le football dispensé en Bundesliga ne m'a jamais attiré. En revanche, l'ascendance italienne de ma mère a sans conteste laissé des traces chez moi, car aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un faible pour le Calcio. Ce penchant m'avait d'ailleurs poussé jadis, en Australie, à opter pour le plus italien des clubs des antipodes : Marconi Sydney. En 1996, après cinq ans au FC Bruges, l'occasion me fut donnée d'assouvir mon rêve de toujours, comme joueur de football : défendre les couleurs d'un cercle transalpin, la Lazio Rome en l'o...

Paul Okon : " Quoiqu'étant d'origine allemande par mon père, le football dispensé en Bundesliga ne m'a jamais attiré. En revanche, l'ascendance italienne de ma mère a sans conteste laissé des traces chez moi, car aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un faible pour le Calcio. Ce penchant m'avait d'ailleurs poussé jadis, en Australie, à opter pour le plus italien des clubs des antipodes : Marconi Sydney. En 1996, après cinq ans au FC Bruges, l'occasion me fut donnée d'assouvir mon rêve de toujours, comme joueur de football : défendre les couleurs d'un cercle transalpin, la Lazio Rome en l'occurrence. Par la suite, j'ai encore évolué en série A à la Fiorentina et, avant d'aboutir à Ostende, j'ai effectué une dernière pige à Vicenza. C'est durant la campagne 1999-2000, au cours de laquelle je portais le maillot florentin, que j'ai obtenu en échange la vareuse dont je suis toujours le plus fier aujourd'hui : celle de Roberto Baggio qui, à l'époque, militait à l'Inter Milan. Roby, c'était tout bonnement mon idole. Le jour où j'ai acheté mon chien, un sharpei, je n'ai d'ailleurs pu résister à l'envie de le nommer Baggio. Il est vrai que la race est originaire d'Extrême-Orient, une région du globe particulièrement prisée, paraît-il, par l'ex-idole du football transalpin. La preuve : il s'est converti au bouddhisme. Aussi, un sharpei au nom de Baggio, je me disais que ça faisait bien. C'était tout aussi original, à mes yeux, que ce qu'avait fait autrefois le président de l'Union Belge, Michel D'Hooghe. Il avait donné à son golden retriever le nom de Caje, en hommage à Jan Ceulemans(il rit). Des maillots, j'en ai récolté bon nombre durant ma carrière. Mais je n'ai jamais procédé à ce rituel qu'avec ceux qui me plaisaient, aussi bien comme joueur qu'en tant qu'homme. Il y a là non seulement des coéquipiers, comme Luis Oliveira ou Gabriel Batistuta à la Fiorentina mais aussi, bien évidemment, une foultitude d'adversaires. Au cours de mes années anglaises, à Middlesbrough d'abord, puis à Watford et Leeds, j'ai sérieusement complété ma collection. Celui qui me tient le plus à c£ur ? Le maillot de Juan Sebastian Veron qui jouait à Manchester United au moment où j'étais moi-même actif à Leeds. En revanche, il ne me serait pas venu à l'idée de pousser David Beckham à un échange. Car Becks, ce n'était pas vraiment ma tasse de thé. Pas plus que son épouse Posh Spice d'ailleurs. A choisir, je préfère un autre couple glamour : celui formé par Christian Karembeu, qui fut mon coéquipier à Middlesbrough, et son épouse Adriana. Eux, c'était franchement le top. Avec les Socceroos, lisez l'équipe nationale de football de mon pays, il m'est arrivé aussi de récolter quelques souvenirs matériels mémorables. Je possède notamment la tunique japonaise d' Hidetoshi Nakata ou l'argentine d' Abel Balbo. Je m'en voudrais aussi de ne pas mentionner la tenue d'un autre footballeur que je tiens en très haute estime : Gianfranco Zola, avec qui j'ai fait le troc au moment où il défendait encore les couleurs de Parme. Tout comme Roberto Baggio, malgré son âge canonique, il faut toujours composer avec lui, mais à Cagliari cette fois. Un grand monsieur, lui aussi. Qui se double d'un joueur hors pair ". Bruno Govers