Ça ressemble à une fin de nuit agitée. De celle où l'on fait de jolis rêves, avant de se confronter vaille que vaille à la réalité. Depuis le 29 juillet dernier et une victoire 3-0 contre le Paris FC en ouverture du championnat de Ligue 2, les Merlus de Christophe Pélissier avaient pris l'habitude de marcher sur l'eau. D'abord avec une impressionnante série en championnat, avant cette qualifi...

Ça ressemble à une fin de nuit agitée. De celle où l'on fait de jolis rêves, avant de se confronter vaille que vaille à la réalité. Depuis le 29 juillet dernier et une victoire 3-0 contre le Paris FC en ouverture du championnat de Ligue 2, les Merlus de Christophe Pélissier avaient pris l'habitude de marcher sur l'eau. D'abord avec une impressionnante série en championnat, avant cette qualification pour les 16e de finale de la Coupe de France. Et puis il y a eu le tirage au sort, à l'issue duquel coexistent deux manières de voir les retombées potentielles d'une rencontre face au PSG de Thomas Tuchel. Les optimistes y voient une formidable opportunité sportive et financière, les réalistes craignent que le rêve ne tourne au cauchemar. Reste que pour les Merlus et leur gardien Paul Nardi (25 ans), la nouvelle a été majoritairement prise avec philosophie. L'ex-Monégasque sait qu'une soirée pareille est à double tranchant. Le joueur et ses potes vont-ils exceller et s'offrir une soirée mémorable ? Ou sombrer et faire couler le reste du navire. En deux saisons et demies au Cercle - club satellite de l'ASM - le Français nous aura plus souvent habitués à la première option, lui qui avait déjà connu les joies d'une montée en D1A avant de s'imposer l'an dernier comme l'un des meilleurs gardiens de Pro League. Pas suffisant toutefois pour convaincre l'exigeante direction monégasque de lui offrir sa chance sur le Rocher cet été. C'est donc dans le Morbihan que cet ancien Bleuet tentera de forcer dans les mois qui viennent les portes de la Ligue 1. Et avant cela, de s'offrir dès ce dimanche une parenthèse enchantée contre l'ogre parisien au Moustoir. Une affiche qui fera renaître chez les supporters bretons les glorieux souvenirs de la campagne de 2001-2002, où après avoir éliminé le PSG en quarts, la bande à Jean-Claude Darcheville était allée au bout du rêve quelques semaines plus tard, en remportant le seul trophée de son histoire au Stade de France.