1. La CBAS vous a donné raison dans l'affaire de la licence contestée par Malines : comme tu l'avais prévu, ça n'a été qu'une formalité ?

Exactement. On avait très bien préparé le dossier de notre licence, tout était prêt à temps, même avant la date limite, et ça nous avait permis de recevoir notre licence dès le 11 avril. Après ça, Malines a rentré un dossier de contestation à la CBAS mais rien n'avait changé sur le fond, Mouscron était parfaitement en ordre. Donc, on était très à l'aise par rapport à ce recours.

2. Qu'est-ce qu'il va maintenant falloir faire pour qu'on ne conteste pas encore votre licence dans un an ? Tu vois une recette miracle ?

Je pense qu'il faut faire quelque chose parce qu'on nous la conteste à la fin de chaque saison. C'est devenu un principe : le club qui a été incapable de se maintenir sur le terrain attaque la licence de Mouscron en espérant sauver sa peau. Pierre François et la Pro League sont au courant qu'il faut revoir le système en vigueur. Si on change le règlement, si on décide que le descendant sportif descendra de toute façon en D1B, ça simplifiera les choses, il n'y aura plus tous ces recours.

Et si, malgré tout, un club qui se maintient ne reçoit pas sa licence, on ne doit pas non plus prévoir la montée d'un club de D1B supplémentaire, il faut simplement faire un championnat à quinze équipes. En attendant, Mouscron a perdu du temps. Aussi longtemps que le verdict de la CBAS n'était pas connu, on ne pouvait rien faire. On ne pouvait pas travailler sur la préparation de la saison prochaine ! Heureusement que le verdict n'a pas trop traîné.

3. Le nouveau propriétaire thaïlandais s'est présenté officiellement la semaine passée. Enfin un grand patron de Mouscron qui se montre publiquement après les parties de cache-cache des anciens actionnaires majoritaires !

C'est toujours mieux quand le patron se montre, je suis d'accord. Pairoj Piempongsant veut s'investir personnellement dans le projet, il a beaucoup d'idées pour faire grandir le club. C'est un homme qui connaît le foot, ça se voit directement. Il a des ambitions pour l'équipe Première mais aussi pour notre centre de formation, et il a déjà avancé des pistes pour augmenter les recettes commerciales.

4. Il est temps de faire le premier bilan sportif de Frank Defays. C'est quoi, le bilan ?

Il a un contrat jusqu'en juin 2019 et le but est évidemment de continuer avec lui. Ça n'a pas toujours été facile pour lui, pour plusieurs raisons. Il a débarqué du foot amateur, et un footballeur de Mouscron n'est pas un footballeur de Virton parce que le niveau est différent. Sa philosophie de jeu est aussi différente de celle de Mircea Rednic, à ce niveau-là aussi il fallait que les choses se mettent en place. C'est globalement positif et, comme entraîneur, il va certainement encore progresser dans le futur. Il a imposé ses idées tout en étant à l'écoute, il a les pieds sur terre et il met l'accent sur l'ADN de l'Excel, un ADN dans lequel tout le monde doit travailler dur pour y arriver.

À Mouscron comme ailleurs, on se pose des questions sur le niveau d'implication et de concentration de certains joueurs en play-offs 2. " Paul Allaerts

5. Teddy Mézague a dit dans une interview à la RTBF : " Ces play-offs 2 sont problématiques et parfois, on se fait même chier sur le terrain. " Belle pub pour notre football, mais en même temps, il n'a pas tout à fait tort ?

Moi aussi, évidemment, je mets en question la valeur ajoutée des play-offs 2... C'est chaque année la même chose, peu d'équipes sont motivées pour réussir quelque chose en PO2. Des joueurs pas intéressés, des supporters qui ne viennent plus... ce n'est pas gai tous les jours. Quand tu es professionnel, tu es censé tout donner jusqu'au dernier match. Parce que tu es payé et parce qu'il y a encore des primes à prendre.Il faut trouver une solution, les gens de la Ligue Pro en sont bien conscients.

1. La CBAS vous a donné raison dans l'affaire de la licence contestée par Malines : comme tu l'avais prévu, ça n'a été qu'une formalité ? Exactement. On avait très bien préparé le dossier de notre licence, tout était prêt à temps, même avant la date limite, et ça nous avait permis de recevoir notre licence dès le 11 avril. Après ça, Malines a rentré un dossier de contestation à la CBAS mais rien n'avait changé sur le fond, Mouscron était parfaitement en ordre. Donc, on était très à l'aise par rapport à ce recours. 2. Qu'est-ce qu'il va maintenant falloir faire pour qu'on ne conteste pas encore votre licence dans un an ? Tu vois une recette miracle ? Je pense qu'il faut faire quelque chose parce qu'on nous la conteste à la fin de chaque saison. C'est devenu un principe : le club qui a été incapable de se maintenir sur le terrain attaque la licence de Mouscron en espérant sauver sa peau. Pierre François et la Pro League sont au courant qu'il faut revoir le système en vigueur. Si on change le règlement, si on décide que le descendant sportif descendra de toute façon en D1B, ça simplifiera les choses, il n'y aura plus tous ces recours. Et si, malgré tout, un club qui se maintient ne reçoit pas sa licence, on ne doit pas non plus prévoir la montée d'un club de D1B supplémentaire, il faut simplement faire un championnat à quinze équipes. En attendant, Mouscron a perdu du temps. Aussi longtemps que le verdict de la CBAS n'était pas connu, on ne pouvait rien faire. On ne pouvait pas travailler sur la préparation de la saison prochaine ! Heureusement que le verdict n'a pas trop traîné. 3. Le nouveau propriétaire thaïlandais s'est présenté officiellement la semaine passée. Enfin un grand patron de Mouscron qui se montre publiquement après les parties de cache-cache des anciens actionnaires majoritaires ! C'est toujours mieux quand le patron se montre, je suis d'accord. Pairoj Piempongsant veut s'investir personnellement dans le projet, il a beaucoup d'idées pour faire grandir le club. C'est un homme qui connaît le foot, ça se voit directement. Il a des ambitions pour l'équipe Première mais aussi pour notre centre de formation, et il a déjà avancé des pistes pour augmenter les recettes commerciales. 4. Il est temps de faire le premier bilan sportif de Frank Defays. C'est quoi, le bilan ? Il a un contrat jusqu'en juin 2019 et le but est évidemment de continuer avec lui. Ça n'a pas toujours été facile pour lui, pour plusieurs raisons. Il a débarqué du foot amateur, et un footballeur de Mouscron n'est pas un footballeur de Virton parce que le niveau est différent. Sa philosophie de jeu est aussi différente de celle de Mircea Rednic, à ce niveau-là aussi il fallait que les choses se mettent en place. C'est globalement positif et, comme entraîneur, il va certainement encore progresser dans le futur. Il a imposé ses idées tout en étant à l'écoute, il a les pieds sur terre et il met l'accent sur l'ADN de l'Excel, un ADN dans lequel tout le monde doit travailler dur pour y arriver. 5. Teddy Mézague a dit dans une interview à la RTBF : " Ces play-offs 2 sont problématiques et parfois, on se fait même chier sur le terrain. " Belle pub pour notre football, mais en même temps, il n'a pas tout à fait tort ? Moi aussi, évidemment, je mets en question la valeur ajoutée des play-offs 2... C'est chaque année la même chose, peu d'équipes sont motivées pour réussir quelque chose en PO2. Des joueurs pas intéressés, des supporters qui ne viennent plus... ce n'est pas gai tous les jours. Quand tu es professionnel, tu es censé tout donner jusqu'au dernier match. Parce que tu es payé et parce qu'il y a encore des primes à prendre.Il faut trouver une solution, les gens de la Ligue Pro en sont bien conscients.