1 En septembre, le président et vous aviez décrété qu'un changement d'entraîneur n'était pas la solution et que Glen De Boeck avait besoin de temps pour former une équipe. Son renvoi veut-il dire qu'il n'y est pas parvenu ?

Non. Il a connu une meilleure période, ponctuée par des victoires à Westerlo et à Eupen. Puis, dans les sept derniers matches, nous n'avons inscrit qu'un seul but, nous avons perdu cinq fois d'affilée et avons dégringolé à l'avant-dernière place. Une série pareille pèse sur les joueurs, le staff, les supporters, tout le monde. Une fois menés, certains baissaient les bras. C'était l'indice d'un problème mental. Il est difficile de redresser le moral des troupes pour un entraîneur qui travaille avec elles depuis un moment car il finit...

Non. Il a connu une meilleure période, ponctuée par des victoires à Westerlo et à Eupen. Puis, dans les sept derniers matches, nous n'avons inscrit qu'un seul but, nous avons perdu cinq fois d'affilée et avons dégringolé à l'avant-dernière place. Une série pareille pèse sur les joueurs, le staff, les supporters, tout le monde. Une fois menés, certains baissaient les bras. C'était l'indice d'un problème mental. Il est difficile de redresser le moral des troupes pour un entraîneur qui travaille avec elles depuis un moment car il finit par perdre son inspiration. Nous avons donc décidé d'offrir une autre source d'inspiration et d'autres perspectives aux joueurs, en engageant un autre entraîneur. La direction sportive a choisi Mircea Rednic parce qu'il est chevronné, qu'il connaît bien le championnat de Belgique et qu'il était disponible. Il faut interpréter son message comme ceci : la qualité est souvent une question de confiance. Il a fait comprendre aux joueurs qu'il leur appartenait de mériter leur sélection et que chacun recevrait sa chance. Il a remarqué un certain talent sur les DVD qu'il a visionnés et il va effectuer une évaluation du potentiel avant la pause hivernale. Nous en discuterons en interne. Je ne peux pas confirmer cette histoire. Pour le reste, je pense qu'il peut y avoir des discussions et des divergences de vues mais les problèmes doivent être discutés en interne : dans la presse, ils sont interprétés, mis en évidence, polarisés. Nous pouvons nous en passer. C'est un aspect à surveiller. Par ailleurs, dès son premier entretien, Monsieur Rednic a été clair : c'est lui qui compose l'équipe et qui détermine comment on travaille. Il faut respecter ça à 200 %. Tout n'est pas en noir et blanc. La qualité est chère. Nous préférerions disposer de quelques millions de plus. Il s'agit aussi de trouver des joueurs qui s'intègrent à la culture et aux valeurs du club. Ici, c'est Mouscron et les gens veulent des joueurs qui sont prêts à travailler dur. Autre aspect important : créer un climat au sein duquel les jeunes puissent se développer dans de bonnes conditions. Ils sont responsables de leur propre carrière mais ils ont besoin d'une équipe stable, avec des joueurs expérimentés, et pas d'une équipe qui lutte contre la relégation. C'est aussi ça que veulent les supporters. C'est la vision que nous poursuivons, à terme. Nous n'y pensons pas pour le moment. La priorité est de mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour rester en D1A. Ça doit être la priorité de chacun, pour les supporters encore plus. PAR CHRISTIAN VANDENABEELE" Dès son premier entretien, Monsieur Rednic a été clair : c'est lui qui compose l'équipe. " PAUL ALLAERTS