1 On critique beaucoup l'arbitrage cette saison. Plus qu'avant ou avons-nous oublié votre époque ?

Selon moi, on a toujours critiqué l'arbitrage. Ça n'arrive pas chaque semaine. Le week-end dernier, tout s'est bien déroulé, je pense. L'erreur est humaine et la critique permanente. L'objectif est de réduire au minimum les erreurs importantes mais nous ne supprimerons jamais les situations discutables. Depuis que j'ai entamé mon travail à la fédération il y a trois ans, nous tenons des statistiques sur la qualité des décisions dans les moments-clefs, sur les phases qui peuvent avoir un impact sur le déroulement du match, comme un penalty, une carte ro...

Selon moi, on a toujours critiqué l'arbitrage. Ça n'arrive pas chaque semaine. Le week-end dernier, tout s'est bien déroulé, je pense. L'erreur est humaine et la critique permanente. L'objectif est de réduire au minimum les erreurs importantes mais nous ne supprimerons jamais les situations discutables. Depuis que j'ai entamé mon travail à la fédération il y a trois ans, nous tenons des statistiques sur la qualité des décisions dans les moments-clefs, sur les phases qui peuvent avoir un impact sur le déroulement du match, comme un penalty, une carte rouge, un but. Cette saison, le nombre de bonnes décisions oscille entre 80 et 85 % pour les arbitres et aux alentours de 89 % pour leurs assistants. C'est à peu près la même chose que l'année dernière et c'est nettement mieux que la première saison, où nos pourcentages étaient respectivement de 76 et 82 %. Il y a donc progrès. Ces interprétations ne sont absolument pas bonnes pour notre football ni l'arbitrage. A ce niveau, aucun arbitre ne monte sur le terrain en pensant avantager une grande équipe. Je ne tiens pas de statistiques car elles n'auraient pas de valeur. Globalement, l'équipe qui joue le plus haut sur le terrain a plus de chances qu'on y siffle des fautes. C'est la logique même. Je suis convaincu que nous allons encore augmenter le nombre de bonnes décisions. Je ne sais pas si nous arriverons à 92 ou 93 % car ça dépend aussi des phases qui seront revues mais déjà rien que revoir les buts est très important. Savoir s'ils sont valables ou pas est quand même crucial. Réduire les marges d'erreurs ne peut qu'être positif. La passion est la base de tout et on peut toujours faire mieux, je suis d'accord. Je peux vous dire que les arbitres qui progressent actuellement vers l'élite absolue sont passionnés par leur job. Nous nous concentrons sur une préparation aussi parfaite que possible, y compris sur le plan tactique, et ça se passe beaucoup mieux qu'avant. Je viens de rencontrer David Elleray, celui qui établit les règles. Je lui ai demandé si, pour éviter les discussions, il fallait être plus strict. Par exemple en disant qu'il y a faute chaque fois qu'une main touche le ballon. Il a répondu que non mais nous devons en effet tendre vers des décisions identiques sur des phases identiques. Nous y sommes très attentifs. Nous travaillons beaucoup sur le jeu de main car c'est un des aspects les plus difficiles. Il y a une série de critères : la distance entre le tir et la main, l'attitude du joueur et la manière dont il va au ballon. Le règlement ne prescrit rien noir sur blanc mais c'est un aspect qui a été intégré dans les directives fournies aux clubs en début de saison. PAR CHRISTIAN VANDENABEELE" Aucun arbitre ne monte sur le terrain en pensant avantager une grande équipe. " PAUL ALLAERTS