Dans cette rétrospective sur la Coupe du monde, vous donnez la parole à des joueurs (Thomas Meunier, Eden Hazard, ...) mais aussi à des supporters, des enfants, des journalistes (Vincent Langendries, Benjamin Deceuninck...), des consultants (Alex Teklak, ...), etc. Pourquoi ce choix ?
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Dans cette rétrospective sur la Coupe du monde, vous donnez la parole à des joueurs (Thomas Meunier, Eden Hazard, ...) mais aussi à des supporters, des enfants, des journalistes (Vincent Langendries, Benjamin Deceuninck...), des consultants (Alex Teklak, ...), etc. Pourquoi ce choix ? L'idée est venue après en avoir discuté avec l'éditeur. Kennes m'a contacté le lendemain de la finale. J'ai reçu un appel à 11 h et un premier rendez-vous a été fixé à 13 h, juste avant que je ne parte en vacances ! En discutant, on s'est rendu compte que, au-delà de l'aspect footballistique, c'est l'aspect émotionnel qui avait de l'importance. Chacun a vécu le Mondial à sa manière : l'expert avec son regard de spécialiste, le footballeur sur le terrain, l'enfant avec les yeux de celui qui découvre sa première Coupe du monde, le supporter dans l'euphorie d'un écran géant qui l'amène à plonger dans les bras de son voisin alors qu'il ne le connaît pas, ... Le projet a débuté le 15 juillet et il a été achevé le 10 octobre, en vue d'une sortie pour les fêtes. J'ai été soutenu par l'Union belge et Stefan Van Loock ( responsable communication des Diables, NDLR), qui m'ont aidé à rencontrer les joueurs. Quel témoignage vous a le plus marqué ? Je me suis entretenu avec les joueurs 15/20 minutes en octobre, pendant le rassemblement de l'équipe nationale. Meunier, Hazard, Witsel... Tous avaient le regard qui s'illuminait quand on reparlait du Japon et du Brésil... et la mine sombre à l'évocation de la France. Si je devais souligner un témoignage, ce serait celui de Kabasele. Il n'a pas gardé d'amertume. Il était à la fois heureux de l'aventure de ses potes et des retrouvailles avec l'équipe, après le Mondial. Aujourd'hui encore, on a l'impression que le public est davantage déçu de cette 3e place... Il y a un goût de trop peu, conséquence des espoirs nés après l'élimination du Brésil. Mais il va s'estomper. C'est la nature humaine : avec le temps, on retient surtout les beaux événements. J'en ai eu la preuve quand j'ai rédigé Les Madeleines, avec cette nostalgie des années 90. Les réactions à la sortie de L'épopée russe étaient positives, avec des lecteurs heureux de revivre certaines émotions. Dans quelques années, on prendra réellement conscience de cette performance et on se souviendra du 3e but contre le Japon, du début de match face au Brésil, etc.