Les dirigeants man£uvrent plus que jamais. Le dossier du Pro Tour a pris l'ampleur d'une lutte pour le pouvoir absolu. Enjeu : les faveurs des grandes équipes. La semaine dernière, les trois tours ont mis l'UCI échec et mat en fondant le Trophée des trois grands Tours. Ils offrent aux équipes 100.000 euros de prime de départ plus deux millions d'euros en primes diverses. Après une série d'entretiens avec les managers, l'UCI et les sponsors, Patrick Lefevere, président de l'AIGCP (association internationale des groupements de cyclistes pros), reste très réticent : " Les équipes campent sur la même position. Toutes veulent un Pro Tour ".
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Les dirigeants man£uvrent plus que jamais. Le dossier du Pro Tour a pris l'ampleur d'une lutte pour le pouvoir absolu. Enjeu : les faveurs des grandes équipes. La semaine dernière, les trois tours ont mis l'UCI échec et mat en fondant le Trophée des trois grands Tours. Ils offrent aux équipes 100.000 euros de prime de départ plus deux millions d'euros en primes diverses. Après une série d'entretiens avec les managers, l'UCI et les sponsors, Patrick Lefevere, président de l'AIGCP (association internationale des groupements de cyclistes pros), reste très réticent : " Les équipes campent sur la même position. Toutes veulent un Pro Tour ". Quelle est votre position vis-à-vis de l'offre des trois grands tours ?Nous devons tenir une réunion concrète. Nous considérons cela comme un affront. Fin avril, j'ai négocié avec les trois tours pour augmenter les primes de départ. Nous avons dû pleurer parce qu'ils ne voulaient pas accorder 5.000 euros de plus aux équipes - soit un total de 100.000 euros - et maintenant, ils nous lancent quatre millions aux pieds : deux millions fixes, pour les équipes qui prendraient part à tous les grands tours, et deux sous forme de primes pour les sept premiers au classement du Trophée. C'est arrogant et insultant. Il y a six mois, on nous remballe pour 100.000 euros et maintenant, on nous propose quarante fois plus. Nous devrions demander 40 millions, au fond. L'année dernière, les trois grands tours ont réalisé un bénéfice de 67 millions. Nous n'allons donc pas discuter pour quatre millions. Accepter ça équivaudrait à baisser notre pantalon. C'est un beau principe mais pour la plupart des sponsors, le Tour reste l'épreuve la plus importante de l'année. On verra bien. Je ne souhaite pas m'exprimer avant d'en avoir discuté avec tout le monde. Certains font beaucoup de commentaires en marge mais ne prennent jamais leurs responsabilités. Si on veut un clash, on l'aura. Quelle est la position de l'UCI ?Elle souhaite évidemment que nous restions de son côté mais nous ne voulons pas prendre parti. L'AIGCP est indépendante, elle représente les équipes. Il y a dix ans, nous avons pris une initiative et Hein Verbruggen s'est empressé de nous bloquer en courant trouver les organisateurs. Je ne suis pas près de l'oublier. Les équipes ont plus de pouvoir qu'on ne le pense, à condition de rester unies. Est-ce possible quand on parle de millions ?Il y a toujours des Français qui veulent faire tout autrement, évidemment, mais de quoi parle-t-on ? Si Rabobank, CSC, T-Mobile, nous et quelques autres grandes formations tirons à la même corde, le débat sera clos. Savez-vous déjà ce qu'il adviendra des autres épreuves mises sur pied par les trois grands organisateurs ?Elles ne font plus partie du pro Tour non plus mais les conséquences ne sont pas encore claires. En 2006, ce sera sans doute le statu quo mais nous devons chercher une alternative pour 2007. Si la communication est bonne, ce sont les organisateurs qui auront peur, pas nous. Si nous disons : en 2007, les vingt meilleures équipes courent une autre épreuve de niveau le jour de Paris - Roubaix, Patrice Clerc et Jean-Marie Leblanc seront dans leurs petits souliers. Qu'ils organisent leur épreuve avec RAGT et Wiesenhof. Combien de temps les télévisions suivront-elles l'épreuve? Pensez-vous que cela puisse aller si loin ?Ce n'est pas un problème pour moi. On nous traite mal. On nous dit : - Nous avons inventé le cyclisme. C'est bien possible mais il y a dix ans, Patrice Clerc ne savait même pas ce qu'était un vélo. Sans équipes, il n'y a pas de cyclisme. L'AIGCP et les trois grands Tours communiquent-ils encore ?Non, les tours essaient de nous approcher individuellement. J'ignore ce qu'ils proposent exactement mais ils vont peut-être faire des drôles de trucs, comme l'Italie avec Cunego cette année. Le Giro a conclu un contrat séparé avec Lampre et Cunego, en échange d'une prime de départ supérieure. Je serai évidemment le dernier prévenu : en tant que président de l'AIGCP, je suis le mauvais. BART WELLENS a gagné le GP Rouwmoer (A2, Tophée GvA) d'Essen devant RichardGroenendaal et Sven Nys. Nys reste leader au classement. Au cyclocross d'Overijse, il a pris la mesure de Lars Boom et Gerben de Knegt. Wellens a été disqualifié par des commissaires de l'UCI pour avoir décoché, à un tour de la fin, un coup de karaté (qui n'a pas fait mouche) à un supporter mais le coureur, qui était en tête, a continué l'épreuve et après un quart d'heure de discussion avec les commissaires, il a eu gain de cause. CHAMPIONNAT DE BELGIQUE. La Fédération a décidé d'augmenter les primes. Le vainqueur remportera 1.500 euros au lieu de 300. LA VUELTA fait exactement 3.129 kilomètres. Le départ a lieu le 26 août à Malaga par un contre-la-montre par équipes de 7,5 kilomètres. Le peloton se dirigera ensuite vers l'Atlantique, avec trois étapes de montagne avec arrivée au sommet. Après un jour de repos, le peloton quitte les Pyrénées et traverse le pays vers Madrid. A Cuenca, tout près de la capitale, il y a un contre-la-montre individuel de 33 km. Ensuite, le peloton reprend le chemin de la Méditerranée et d'Almussafes. Après un transfert à Almeria, il y a de nouveau trois journées de montagne. Après l'étape 19, nouveau déplacement vers Madrid, pour un contre-la-montre de 28 km. La Vuelta s'achève le 17 septembre. AFFAIRE LUDOVIC CAPELLE. La LVB est furieuse que le Conseil d'Etat ait cassé la suspension de 18 mois du coureur à cause d'erreurs de procédure alors qu'il est scientifiquement prouvé que Capelle a utilisé de l'EPO. Elle craint que l'UCI n'organise plus des compétitions comme le Mondial de cyclocross en 2007 dans notre pays. par loes geuens