C'est une rentrée agitée pour vous...
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C'est une rentrée agitée pour vous... Avec le Mondial, l'été a été très trépidant. Comme dirait Renaud, je suis toujours debout ! (il rit) J'ai eu une bonne coupure durant les vacances, même si j'en ai profité pour finir le livre. Je voulais que cette suite ait du sens et ne soit pas juste un prolongement. Un lecteur doit pouvoir découvrir ce volet sans avoir lu le premier. Qu'est-ce qui vous décidé à sortir une suite ? La demande du public. Certaines personnes m'ont écrit. Le 1er tome a été lu en moyenne par trois personnes différentes. Il s'adresse autant à un ado qu'à son père et son grand-père. Les conditions initiales n'étaient pas idéales : l'édition est en crise, c'est un livre de sport et il contient des histoires d'anonymes. Pourtant, il s'est bien vendu. L'autre élément déterminant a été le décès de Denis Dasoul, présent dans le 1er livre. Son histoire est représentative du parcours de certains footballeurs. C'est sa fiancée qui signe sa préface. Il y a 11 histoires là où le premier en rassemblait 20. C'est le chiffre du foot et j'avais envie d'approfondir le côté humain. Je donne aussi la parole à des entraîneurs. Et la mise en page (graphismes, illustrations, ...) est plus dynamique. L'autre nouveauté, c'est l'Europa League. Vous avez postulé pour rejoindre l'équipe... J'ai soumis un projet à Michel Lecomte il y a quelques mois. Je suis dans une phase où je recherche de la diversification. J'ai envie de me mettre en danger. C'est peut-être la crise de la quarantaine (il rit). Ma participation à On n'est pas des pigeons a été un déclencheur. Parler sport pour des sujets conso m'a donné du plaisir et j'ai reçu des échos positifs. En plus, je ne suis pas quelqu'un de stressé et je pense avoir suffisamment prouvé ma légitimité à Complètement Foot. J'aime le foot européen et raconter des histoires. Bref, j'avais envie d'autre chose et l'occasion a fait le larron. Comment avez-vous jugé votre première ? Je n'étais pas stressé mais tendu. Il y a un mois, nous sommes partis d'une feuille blanche pour construire l'émission. J'ai déjà bossé avec Christine Schréder et Alex Teklak et j'ai appris à découvrir Swann Borsellino. Le studio est immense et j'ai dû prendre mes marques. J'ai eu des séances de coaching pour apprendre à gérer la réalité augmentée. La mécanique est différente par rapport à la radio, où il y a plus de libertés. Après la première soirée, je n'ai pas dormi avant 5 heures du matin !