Quand, début avril, le Standard confirma qu'il avait l'intention d'enrôler BenjaminMaréchal, la preuve était faite que les prestations du jeune attaquant (2-5-83) n'étaient pas passées inaperçues. Avant cela, en février, il avait reçu sa première convocation en sélection nationale avec les -20 ans contre l'Angleterre (3-1). "Quand Carmelo Ienomolo, que j'avais eu comme entraîneur la saison dernière à Montegnée, m'a envoyé un message en me disant que j'étais repris en sélection et qu'il était très heureux pour moi, je me suis quelque peu méfié. Mais comme il n'est pas du genre à faire des blagues aussi idiotes, je me suis dit que cela pouvait être vrai. Le doute a vite été levé puisque l'Union Belge a envoyé une convocation en bonne et due forme. Je n'oublierai donc pas cette première sélection contre un adversaire de bon niveau même si je n'ai joué que vingt minutes. L'important était que Marc Van Geersom m'ait affirmé qu'il était content de ma prestation et que l'on se reverrait". Effectivement, le Liégeois a été repris pour le match contre les Pays-Bas du 20 mai.
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Quand, début avril, le Standard confirma qu'il avait l'intention d'enrôler BenjaminMaréchal, la preuve était faite que les prestations du jeune attaquant (2-5-83) n'étaient pas passées inaperçues. Avant cela, en février, il avait reçu sa première convocation en sélection nationale avec les -20 ans contre l'Angleterre (3-1). "Quand Carmelo Ienomolo, que j'avais eu comme entraîneur la saison dernière à Montegnée, m'a envoyé un message en me disant que j'étais repris en sélection et qu'il était très heureux pour moi, je me suis quelque peu méfié. Mais comme il n'est pas du genre à faire des blagues aussi idiotes, je me suis dit que cela pouvait être vrai. Le doute a vite été levé puisque l'Union Belge a envoyé une convocation en bonne et due forme. Je n'oublierai donc pas cette première sélection contre un adversaire de bon niveau même si je n'ai joué que vingt minutes. L'important était que Marc Van Geersom m'ait affirmé qu'il était content de ma prestation et que l'on se reverrait". Effectivement, le Liégeois a été repris pour le match contre les Pays-Bas du 20 mai. Passer en une saison de la Promotion avec Montegnée au noyau de l'équipe nationale des - 20 ans avec la possibilité de rejoindre le Standard peut déstabiliser plus d'un jeune. Benjamin Maréchal se fait fort d'éviter le piège: "Mon père, Jacques, qui est fonctionnaire au ministère des Finances, et ma mère, Nicole, qui est puéricultrice, ainsi que mon frère Jérôme, qui joue à Liège avec moi et qui est mon aîné de quatre ans, veillent à ce que je reste les pieds sur terre. Je suis conscient que ma mère essaye de ne pas montrer qu'elle nourrit une certaine crainte mais qu'elle se rassure. Ce n'est pas pour rien que je tiens absolument à terminer mes études en tourisme. Quand je vois qu'un joueur comme Didier Ernst, qui a plus de 300 matches en D1, ne trouve pas d'embauche, je me dis qu'il vaut mieux avoir une possibilité de se retourner. Je veux bien croire que ses prétentions financières sont supérieures aux miennes mais cela fait réfléchir". Preud'homme au téléphoneBenjamin Maréchal a donc encore une année d'études à boucler au Rivajoie à Liège avant de se consacrer entièrement au football. C'est en décembre dernier que Vincent Delhale, qui est à la fois éducateur dans son établissement scolaire et scout pour le Standard, lui annonça qu'il était suivi de près par le club de Sclessin. Comme, en plus, les rapports étaient bons, il devait s'attendre à avoir des nouvelles. C'est ainsi que MichelPreud'homme et DanielBoccar firent quelques apparitions au Pairay. Les choses devenaient de plus en plus concrètes. "C'est après le match contre Ingelmunster, le 6 avril, que je suis rentré officiellement en contact avec les dirigeants du Standard. D'une part, comme il me reste un an de contrat à Liège, le Standard doit payer une indemnité; ce qu'il préfère éviter. D'autre part, j'ai fait de mes études ma priorité. Dès lors, la solution a été vite trouvée : je reste encore un an au FC Liégeois où je continuerai à m'entraîner et à jouer en D2, où le niveau est au moins aussi relevé que celui de la Réserve de D1. Evidemment, si un autre club vient mettre l'argent sur la table, il faudra bien analyser la situation, et si un transfert doit s'effectuer, toutes les parties doivent y trouver leur compte. Si je reste ici, mon objectif sera de confirmer et de jouer 30 bons matches sur 34 comme le font d'autres équipiers comme Wiggers, Wavreille ou Pieroni. Une chose est sûre, ce ne sera pas un an de perdu". Entre-temps, en sa séance du 19 avril, l'Union Belge a refusé sa licence au FC Liégeois. Pour elle, le club reste redevable d'un montant total, tous créanciers confondus (ONSS, précompte professionnel et TVA), de 146.871,45 euros.Le conseil d'administration du FC Liégeois conteste cette façon de voir les choses et une procédure a été entamée. Car si cette décision est maintenue, le club évoluerait en D3 la saison prochaine et démarrerait le championnat avec trois points de pénalité. "Personnellement, je crois que cela va s'arranger", avance Benjamin Maréchal. "En tout cas je l'espère car, pour ma progression, ce ne serait pas une bonne chose de jouer à un niveau moins élevé. Depuis l'annonce du refus de la licence, j'ai reçu plusieurs propositions que je suis en train d'analyser. Liège a toujours été un club à problèmes mais, nous, les joueurs, nous n'avons jamais pâti des bagarres entre l'ex-entraîneur, Henri Depireux, et le président. L'ambiance au sein du noyau a toujours été bonne. Et quoi qu'on dise, nous sommes payés à heure et à temps. Il n'y a que très rarement eu quelques jours de retard. De ce point de vue-là, la situation est certainement plus grave dans beaucoup d'autres clubs". Retour à LiègeLa commission des licences l'a confirmé: le FC Liégeois ne doit pas d'argent aux joueurs qu'il a sous contrat et à la fédération. Benjamin Maréchal connaît bien ce club où il a fait toutes ses classes, même s'il a signé sa première carte d'affiliation à Wandre, le club de son village. Vite remarqué par les scouts du FC Liégeois, à l'époque en D1, il n'avait que sept ans quand il a enfilé son premier maillot Sang et Marine en Préminimes. Sa première apparition en équipe Première remonte à deux ans, à l'époque de l'intérim Ciccarella- Dell'Aquila. Le premier, qui avait été le directeur technique de l'école des jeunes, connaissait bien Benjamin et décida de l'intégrer dans le noyau A. La saison dernière, suite à l'arrivée de nombreux joueurs, Marc Grosjean s'était retrouvé à la tête d'un groupe de 35 hommes. Après une première évaluation, l'entraîneur affirma à Benjamin Maréchal qu'il était trop court pour la D2 et qu'il se retrouverait versé dans le noyau B. "Il n'était pas question que je végète en Réserve. Je voulais jouer et c'est pour cette raison qu'après cinq ou six matches, j'ai accepté la proposition de Montegnée, qui était dirigé par Bernard Wégria, Mon frère, qui l'avait connu à Liège, m'avait dit le plus grand bien à son propos. Il a été remercié en cours de saison, et son remplaçant, Carmelo Ienomolo, a continué à me faire confiance. Je n'avais été prêté que pour un an et c'est EricDepireux qui a conseillé à son père de me reprendre. Henri Depireux me reprit immédiatement dans les 15 même s'il estimait que je n'étais pas encore prêt. Le noyau était complet et étoffé. Au début, je ne jouais que 20 à 25 minutes. Le départ, lors du mercato, de plusieurs titulaires, comme Nong, m'a indéniablement servi. Mais à ce moment-là, je montais régulièrement au jeu pendant 30 à 40 minutes, j'avais joué une heure contre Dessel et un match du tonnerre à Heusden (29/11). J'ai été titulaire contre Bruges (26/1) et puis je n'ai plus quitté ma place". Nicolas Ribaudo"Liège est un club à problèmes mais la situation est certainement plus grave dans beaucoup d'autres clubs"