Pierre van Hooijdonck décrit Arjen Robben comme un dribbleur aveugle et Robin van Persie dit qu'il devrait parfois prêter plus attention à des partenaires mieux placés. Robben n'a pas le rayonnement du grand champion. Il n'a aucune influence sur le groupe et ne semble pas avoir la personnalité qui lui permettrait de devenir une idole dans son club, comme Dirk Kuyt, son meilleur ami en équipe nationale, l'est à Feyenoord.
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Pierre van Hooijdonck décrit Arjen Robben comme un dribbleur aveugle et Robin van Persie dit qu'il devrait parfois prêter plus attention à des partenaires mieux placés. Robben n'a pas le rayonnement du grand champion. Il n'a aucune influence sur le groupe et ne semble pas avoir la personnalité qui lui permettrait de devenir une idole dans son club, comme Dirk Kuyt, son meilleur ami en équipe nationale, l'est à Feyenoord. Robben, comme Dennis Bergkamp, est ce que les Italiens appellent un fiacco. Un joueur de classe exceptionnelle mais sans rayonnement, qui sera vite oublié au terme de sa carrière. Donc pas un campione, comme Ruud Gullit et Marco van Basten l'ont été à Milan. D'ailleurs, on le surnomme Shadow. Lors de son passage au PSV, néophyte, il courait dans l'ombre de Remco van der Schaaf, un joueur plus âgé. Maintenant encore, son entraîneur du FC Groningue, Jan van Dijk, reste le modèle de Robben. Van Dijk a joué jusqu'à un âge avancé pour Groningue, grâce à son incroyable joie de jouer. Si Robben a un point commun avec Ronaldinho, c'est bien ça. Après une blessure, il s'entraîne avec l'équipe B de Chelsea avec le même entrain que s'il disputait un match de Ligue des Champions. Et le plus beau moment de sa journée est le quart d'heure de liberté qu'octroie van Basten à ses joueurs à la fin de l'entraînement. Après deux saisons en Eredivisie, le PSV l'a embauché, grâce à Leo Beenhakker, qui, directeur technique de l'Ajax, s'intéressait à l'adolescent. Quand la mère de Robben ouvre la porte, elle est accueillie avec rudesse. Puis Beenhakker jette sur le bureau une farde intitulée Arjan Robben, alors qu'il tient très fort à son prénom Arjen. C'en est fini de l'Ajax, d'autant que quand la famille évoque la scolarité d'Arjen, Beenhakker, désintéressé, laisse la parole au responsable de l'école. Par contre, entre Frank Arnesen et la famille Robben, le courant passe immédiatement. Arjen rejoint Eindhoven et obtient son diplôme d'humanités. Il est presque irréprochable. Guus Hiddink est le premier à se plaindre d'un trait de caractère irritant de Robben : il simule et provoque ses concurrents directs pour qu'ils reçoivent des cartes. En Angleterre aussi, Robben a acquis la réputation d'un simulateur. Depuis la trêve hivernale, une nouvelle controverse s'ajoute aux simulations. La vedette de Chelsea se fait payer pour les grandes interviews. Le journaliste qui veut lui parler doit donc effectuer un don en faveur de sa fondation, pour la construction d'un hôpital au Bénin. Le footballeur soutient financièrement le projet, auquel son amie est associée et il se rend régulièrement en Afrique. Les habitants du nord des Pays-Bas sont des gens réalistes. Un sou est un sou. Une anecdote concernant son père, Hans, qui est également son manager, illustre bien leur caractère. Hans Robben n'a pas de messagerie sur son gsm. Il en a expliqué la raison à un journaliste : la carrière de son fils l'oblige à séjourner souvent à l'étranger. " Savez-vous ce que ça coûte, d'écouter ses messages à l'étranger ?"