Le Standard, le petit poucet de la scène européenne, a survécu au voyage à Hambourg. Son port (le plus important d'Allemagne), son histoire (membre fondateur de la Ligue hanséatique), son club de foot (le HSV). Une ambiance (48.000 personnes contre le Standard), son ambition (130 millions d'euros de budget, le deuxième plus gros de la Bundesliga), son rêve de disputer la finale de l'Europa League dans son propre stade. N'empêche le Standard a survécu. Trois minutes de folie, deux buts encaissés mais l'essentiel avait été acquis quelques minutes plus tôt par Dieumerci Mbokani.
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Le Standard, le petit poucet de la scène européenne, a survécu au voyage à Hambourg. Son port (le plus important d'Allemagne), son histoire (membre fondateur de la Ligue hanséatique), son club de foot (le HSV). Une ambiance (48.000 personnes contre le Standard), son ambition (130 millions d'euros de budget, le deuxième plus gros de la Bundesliga), son rêve de disputer la finale de l'Europa League dans son propre stade. N'empêche le Standard a survécu. Trois minutes de folie, deux buts encaissés mais l'essentiel avait été acquis quelques minutes plus tôt par Dieumerci Mbokani. Il est minuit quart. Les joueurs savent que la nuit sera courte parce que l'adrénaline d'une telle rencontre, malgré la fatigue, ne disparaîtra pas de suite. " Je vais sans doute regarder un film. Je ne saurai de toute manière pas dormir avant 4 heures du matin ", explique Axel Witsel. D'autres ont obtenu l'autorisation de pouvoir boire un verre au bar de l'hôtel. Pas de virée prévue comme le soir de la qualification à Salzbourg. Cette fois-là, ils avaient eu (officiellement) la permission de 3 h... Départ de l'aéroport de Bierset. Fin de matinée. Les écharpes de la confrontation Standard-Hambourg aux couleurs des deux équipes sont posées sur le dossier de chaque siège de l'avion. Pour donner le ton. Les joueurs arrivent détendus. La plupart avec le casque vissé sur les oreilles. Finalement, entre les contrôleurs aériens et eux, on ne voit pas de différence. Si, le costume griffé Van Gils. La cravate de rigueur. Nouée ou pas. Dans le hall, certains parents se mélangent aux supporters et aux VIP qui prennent le même vol. Pour Hambourg, le père d'Axel Witsel ne peut pas venir. Son boulot d'enseignant ne lui permet pas de se libérer quelques jours avant les vacances de Pâques. C'est donc sa mère qui s'y colle : " Une façon de lui montrer qu'on est avec lui, qu'on le soutient. " " C'est moi qui leur propose de venir ", explique le fiston, " et quand ils peuvent, je suis content. Mais cela ne veut pas dire non plus que je suis perdu quand ils ne peuvent pas m'accompagner. " Besoin d'émancipation mais toujours besoin d'un peu de protection légitime après les mois chahutés qu'il a vécus. Axel témoigne de sa souffrance : " Un jour, on te construit et le lendemain, on te détruit. C'est une leçon que je tire de cette année. Quand tu es trop dans les journaux, à la fin, cela peut te nuire. "Depuis l'incident qui l'a vu casser la jambe de Marcin Wasilewski, Witsel s'était fait discret dans les médias : " Cela m'a permis de me concentrer sur mes matches. Avant, je disais oui à tout. Maintenant, je ferme un peu plus la porte. Je dois me protéger. " La veille, Witsel était sorti de son mutisme. Envie de tourner la page, de passer à autre chose. A Sport/Foot Magazine, il confie : " C'est clair que cette situation n'était pas facile. J'ai plus grandi ces derniers mois qu'en trois ans de présence au Standard. Ce que j'ai vécu n'arrive pas à tout le monde... heureusement. Il faut prendre tout ça comme une phase de ta vie. Tu dois passer par là. Si la suspension fut un coup d'arrêt, elle n'a rien changé au niveau de ma mentalité. " Cette année lui a permis d'apprendre énormément. Ces derniers temps, il est revenu à son meilleur niveau même si la blessure de Steven Defour l'a contraint de reculer : " Je ne pensais pas que j'allais revenir si vite dans le coup mais j'ai beaucoup travaillé à l'entraînement. La coupe d'Europe m'a également permis de garder le rythme. Guy Namurois m'avait préparé un programme spécial. Avec lui, on a bossé ma vivacité. Si j'avais évolué ailleurs qu'au Standard, je ne suis pas sûr que le club m'aurait autant soutenu. Je me sens super bien, que ce soit mentalement ou physiquement. Dans le jeu, j'ai acquis plus d'expérience et de maturité. Je suis moins spectaculaire qu'avant mais plus intelligent. Cette position de médian défensif, je la connais. J'avais déjà joué à ce poste chez les jeunes. Je suis habitué et j'y ai des repères même si je préfère un rôle plus offensif. Mon boulot est donc actuellement de distribuer le jeu et de rester à la récupération. " Dominique D'Onofrio n'a pas hésité une seconde lorsqu'il a fallu trouver un remplaçant à Defour, Benjamin Nicaise étant également blessé : " Je sais que je me prive d'un atout offensif en faisant reculer Axel. Mais je sais que ce que Defour apporte à la récupération, Witsel est capable de l'apporter également. " A quelques mètres de là, Pierre François calme le jeu. Pas d'effet d'emballement. C'est le maître mot de ces trois jours en terre germanique. " Les journaux nous attribuent une chance beaucoup plus grande que celle attribuée à Anderlecht. Or, je ne pense pas qu'Hambourg sera moins fort en quarts qu'en huitièmes de finale et le Standard n'est pas plus fort qu'Anderlecht. " DDet le vice-président exécutif du Standard Lucien D'Onofrio ne diront pas autre chose : " C'est déjà exceptionnel d'être présent à ce stade de la compétition ! " Pour le reste, on fait déjà les comptes. La recette à Sclessin rapportera 900.000 euros " et selon le résultat du match aller, cela va se jouer à 100.000 euros près ", dit François. " On n'avait pas enregistré autant de ventes à huit jours du match pour Salzbourg ou Panathinaikos. " Au moins déjà une bonne nouvelle. Mais, il n'y a rien à faire, la finale est dans tous les esprits. Et le championnat ? Bof ! Entre les deux, François fait semblant d'hésiter : " Comme directeur général, je dois répondre qu'il vaut mieux être européen la saison prochaine que de participer à la finale mais comme supporter, je dois avouer que la passion que génère une finale est unique. "12 h 15 : arrivée à Hambourg, après un vol calme durant lequel Mehdi Carcela lie la biographie du prophète Mahomet ; Sébastien Pocognoli Entrevue ; MilanJovanovic le journal et Witsel dort. Les joueurs se chambrent. Igor de Camargo, Jovanovic et Kristof Van Hout comparent leur coiffure. Van Hout vanne Jova sur sa présence continuelle dans les journaux. Le Serbe sourit. " J'écoute de la musique, je rigole. Rien d'extraordinaire ", dit Witsel. " C'est un match comme les autres. " Euh, non, c'est un quart de finale de coupe d'Europe. 28 ans que le Standard n'a plus connu cela. " Quel grand joueur allemand a joué à Hambourg et au Standard ?", demande un journaliste de la RTBF à Witsel. " Aucune idée ", répond-il. " Horst Hrubesch. " " Connais pas ! ". Au moins, c'est clair : au Standard, la cuvée 2010 n'est pas là pour apprendre l'histoire du club mais pour l'écrire. Le temps de récupérer les bagages et de rejoindre l'hôtel, la journée file. Le Standard a élu domicile au Méridien, là-même où Anderlecht avait déjà logé. " Je ne suis pas superstitieux ", rigole Dominique D'Onofrio. Juste devant l'Aussenalster, vaste plan d'eau qui donne à Hambourg un caractère bucolique. Le Standard occupe le cinquième étage (et bénéficie d'une salle au huitième). Certains joueurs ont une chambre individuelle. D'autres ont un binôme comme Witsel qui a dormi avec Reginal Goreux. Une heure plus tard, c'est la découverte du stade, la Nordbank Arena, du nom du sponsor qui a succédé à AOL en 2007. 57.000 places, dont 4.000 sont réservées au Standard. " Il n'y a pas de raison que les joueurs soient intimidés par le lieu. Ils disputent tout de même leur 11e match européen de la saison. Et contre des grands clubs ! Pas des Islandais ", ironise Jean-François de Sart. " Je ne vais pas dire qu'on est habitué ", tempère Witsel, " mais cela fait toujours plaisir de se dire qu'on est là et qu'on va jouer devant 50.000 personnes. "L'entraînement est léger. De quoi prendre ses marques. Après un quart d'heure, les VIP arrivent. Photos des stars. Pour eux, le programme s'apparente à un city-trip. " Il y avait 75 VIP avec nous pour le voyage à Hambourg ", explique le directeur commercial, Frédéric Leidgens. " Certains auraient bien voulu venir mais, comme à Athènes, nous n'avons pas obtenu la permission de l'aéroport de pouvoir décoller après 23 h le soir du match. Cela nous obligeait à dormir deux nuits à Hambourg et nos clients devaient donc prendre trois jours de congé. La première journée est toujours consacrée à une visite guidée de la ville ou à un musée. A Athènes, on avait opté pour le musée de l'Acropole. Le lendemain, il y a une excursion plus lointaine au programme. A Salzbourg, on est parti skier ; en Grèce, on a visité le temple de Poséidon, au Cap Sounion, à une centaine de kilomètres de la capitale ; à Hambourg, on a fait une croisière dans le port. " Conférence de presse. Quelques banalités et traduction simultanée. A la question de savoir si Jovanovic allait commencer, DD répond : " Le match, c'est demain. J'ai encore un jour pour réfléchir. " De Camargo ajoute : " Les Italiens, ils ont toujours besoin de réfléchir beaucoup ! " 21heures : les joueurs ont regagné leur hôtel. Dîner et au lit. A l'autre bout de la ville, dans un resto branché sur les quais du port, Lucien D'Onofrio reçoit la presse. Le président Reto Stiffler l'accompagne et prend la parole. Discours succinct dans lequel il salue le parcours accompli, la joie de se retrouver en quart et le fol espoir de revenir dans cette ville de Hambourg le 12 mai. Le 12 mai ! La même date que Standard-Barcelone en 1982. La même date que la dernière finale européenne d'un club belge : Antwerp-Parme à Wembley en 1993. L'hôtelier suisse a donc quitté le matin même sa résidence de Davos sous 20 cm de neige pour l'air hanséatique : " J'assiste pratiquement à tous les matches à domicile du Standard. Cette année, je suis donc à Liège, parfois tous les trois jours. Cela m'amuse. "Pas d'heure précise de réveil pour les joueurs. L'ambiance est encore relax. A 12 heures, petite balade le long de l'Aussenalster. Dominique D'Onofrio est le premier à sortir de l'hôtel pour griller une cigarette. Mais, il le jure, sa consommation n'a pas augmenté depuis qu'il a repris l'équipe. Le ton est badin. Le ciel se couvre et le capitaine de Camargo propose de faire plutôt du shopping. Devant l'air circonspect du coach, il ajoute : " Enfin, une balade dans un lieu couvert, quoi ! "Finalement, on sort les doudounes et on affronte le froid. " Ils ne sont pas stressés. Pas encore et peut-être pas assez mais c'est l'insouciance de la jeunesse ", dit de Sart. Dominique revient sur la conférence de presse de la veille. " Quand on dit que c'était du 50-50 contre Salzbourg, cela me fait rire. On ne nous donnait pas une chance. Et au Panathinaikos, n'en parlons pas. "Le téléphone de Dominique sonne. Fini de rigoler. Il apprend le décès de l'ancien joueur du FC Liège et agent de joueurs, Yves Baré :" Je l'ai eu au téléphone il y a 15 jours. Il rentrait à l'hôpital mais j'espérais qu'il allait s'en sortir. " Les joueurs sortent. En rangs serrés. " Normalement, le jour de match, j'aime bien aller faire un léger entraînement, un réveil musculaire à l'Académie. Comme ce n'est pas possible, on va se balader. Cela permet de s'oxygéner, de se changer les idées ", explique l'entraîneur. Witsel fait partie de ceux qui ne se séparent jamais de leurs baladeurs. Un salut poli et c'est parti : " J'ai besoin de musique lors des déplacements. C'est mon seul rituel. Du zouk ou du rap. A Hambourg, c'est le dernier album de 50 Cent, War Angel LPqui tourne en boucle. " Après, c'est collation, sieste et théorie. Départ vers le stade à 18 h 45. Une heure plus tôt, une délégation rouge emmenée par Lucien D'Onofrio et Pierre François accueille les deux hommes politiques qui ont fait le déplacement : Yves Leterme et Didier Reynders. Souper et loge d'honneur. A Athènes, c'est Michel Foret, gouverneur de la province de Liège, Willy Demeyer, bourgmestre de Liège et le co-président d'Ecolo, Jean-Michel Javaux qui avaient fait le déplacement. 20 h 19 : les Rouches débutent leur échauffement sous les applaudissements des supporters, avec Jungle drum d' Emiliana Torrini en fond sonore. " C'est à ce moment-là qu'on rentre vraiment dans le vif du sujet. La journée du match, la pression monte au fur et à mesure pour atteindre son paroxysme à 15 minutes du début ", affirme Witsel. Pourtant, le vestiaire continue à vivre... " C'est mieux quand tout le monde parle. Quand tout le monde se tait, ce n'est pas bon signe. Cela signifie qu'on est crispé face à l'événement. " La composition tombe. Seule surprise, la titularisation de Goreux. " On a un calendrier démentiel et on doit aussi penser à la fraîcheur des joueurs ", lance de Sart. " Sur le flanc droit, on dispose de plusieurs possibilités et on a opté pour Goreux pour ses qualités offensives. "21h : orchestre teuton, un monte-charge bourré de chauffeurs de stade et toute une arène qui reprend l'hymne du club à tue-tête. Wilkommen in Hamburg. Witsel est clair : " Le public d'Hambourg n'est pas mal... mais pas aussi chaud que le nôtre. D'ailleurs, c'est rare que je trouve le public adverse meilleur que celui de Sclessin. " 20 minutes de déferlantes made in HSV qui marqueront Axel : " On n'arrivait pas à garder le ballon. On a souffert pendant 15 minutes mais il ne fallait surtout pas paniquer. Dès qu'on jouait notre foot, dès qu'on commençait à combiner, on les mettait en difficulté. "30e minute, but de Mbokani, commentaire de Witsel : " Quand on a marqué, la première chose qu'on pense, c'est Wouaw. Puis, on se dit qu'on doit rester bien en bloc et marquer un deuxième en contre-attaque. " Le Standard fait tourner le ballon mais en trois minutes, Hambourg recolle et prend l'avance. " Il y a eu ce penalty cadeau avant la mi-temps ", note le médian. " Et cela les remet dans le match. Il reste quatre minutes de jeu. Pour le moral, il y a mieux. Sur le deuxième but, il y a trois joueurs dessus mais on n'y est pas vraiment. On n'a pas le droit d'encaisser ce but mais en face, c'est le renard des surfaces, c'est Ruud Van Nistelrooy. On sait qu'on doit le coller. " A la mi-temps, Dominique D'onofrio recadre les choses. Witsel : " Il nous a dit de ne pas nous énerver, de penser au deuxième match, de ne pas faire n'importe quoi, de ne pas monter tous ensemble. Je crois qu'on a respecté cela. En deuxième mi-temps, on a mieux gardé le ballon. "" Il fallait d'abord résoudre notre problème sur le flanc droit ", reconnaît de Sart, " Notre jeu de position était mauvais. Et puis, il a fallu calmer tout le monde, aider l'équipe à retrouver ses esprits. On venait quand même d'en prendre deux. "" La plupart des centres venaient du côté droit. Marcos avait pris sa carte jaune très tôt. Mentalement, cela a certainement joué dans sa tête. A la mi-temps, l'entraîneur a dit qu'il fallait réduire l'espace pour que l'adversaire ne puisse plus centrer ", continue Witsel. Deuxième acte. Le Standard a resserré les lignes. Plus rien ne passe. Fin du match. La tension retombe. " Quand on regardait nos têtes dans le vestiaire, on voyait qu'on était déçu. On se dit qu'on avait le potentiel pour encore faire mieux ", commente Witsel. Les joueurs sortent un par un. Felipe et Van Hout traînent au contrôle antidopage. Pierre François fait le tour des médias pour rappeler sa fierté d'être Liégeois. " Même Eliaquim Mangala n'a pas tremblé face à la star Van Nistelrooy. Regardez vos statistiques après un 2-1 et vous verrez qu'elles nous permettent d'espérer une qualif'... Le niveau d'Axel ne m'étonne pas. Il est très bien entouré. Autant par sa famille que par le club. Cela lui a permis de revenir très vite au premier plan. Ce qui me frappe pour le moment, c'est sa condition physique. On connaissait son talent mais pas son vrai volume de jeu. Il a du coffre et une mentalité exemplaire. Il rend bien au Standard ce que le club lui a donné. " Lever à 8 h 15. Les mines sont fatiguées. Le match est déjà derrière soi. " On n'a pas le choix. Tout s'enchaîne très vite ", conclut Witsel. A l'aéroport, le ton est à la décontraction. DD a peu dormi mais est de bonne humeur. Il demande à la volée ce qu'on a pensé du match. Pierre François a toujours le sourire. La plaisanterie n'est jamais bien loin : " J'ai feuilleté la presse allemande qui dit que Van Nistelrooy permet à Hambourg d'espérer. Voilà où ils en sont. Hambourg en est réduit à espérer. " L'espoir de revenir à Hambourg pour la finale ne s'est pas envolé. Ein Stadt, ein Ziel, (une ville, un objectif) comme le clame le slogan utilisé pour la finale de l'Europa League. A quelques pas de Witsel, Mehdi Carcela pose auprès de supporters. Entre les deux hommes de l'entrejeu, l'entente sur le terrain s'améliore de match en match. Comme on a pu s'en rendre compte à Hambourg. " Le problème de Mehdi, c'est qu'il part parfois vite vers l'avant et dans tous les sens ", dit Witsel. " Il faut parfois insister pour qu'il assure la couverture et le repli défensif. Non pas par manque d'envie de sa part mais parce qu'il est naturellement porté vers l'avant. "" C'est vrai que face à Hambourg, les rôles étaient bien répartis ", confirme Carcela, " On m'avait demandé de me porter moins vers l'avant et surtout de couvrir Axel lorsqu'il montait. Ce que j'ai essayé de faire. Avec succès, non ?"A l'arrivée à Bierset, les joueurs sont accueillis, à l'attente des bagages, par le ministre des Sports, André Antoine et Jean-Marie Happart. Les Rouches qui gagnent (ah non, ils ont perdu...) et la récupération n'est jamais loin. Car, bien évidemment, ce n'est pas dans l'anonymat que se fait cet accueil mais devant une flopée de caméras. " Il n'est jamais venu au Standard et le voilà qui vient parader ", entend-on parmi la délégation en évoquant le ministre. Une porte plus loin, ce sont les vrais purs et durs supporters qui sont venus acclamer ceux qu'ils considèrent comme des héros, malgré la défaite. Les joueurs se prêtent aux photos et autographes avec bonne volonté. Fin du voyage mais pour les joueurs, ce n'est jamais vraiment fini. Ils rejoignent l'Académie. " C'est là que commence véritablement le travail de récupération. Pendant deux heures, ils vont se faire masser. Après le match, on n'a pas le temps. On ne traite que les éléments blessés ou qui ressentent une gêne ", explique le docteur Pierre Diverse. Pendant que Witsel se fait happer par ses fans, DD boit du petit lait : " Axel en a surpris plus d'un par son énergie, son placement et sa couverture défensive ! Et le tandem Witsel-Carcela a très bien fonctionné contre Hambourg. Beaucoup mieux que lors des précédentes rencontres. " Allez, l'aventure continue... Un jour, on te construit ; le lendemain, on te détruit. C'est ma leçon de cette année... J'ai acquis plus d'expérience et de maturité. Je suis moins spectaculaire mais plus intelligent. Si j'avais évolué dans un autre club, je ne suis pas sûr que j'aurais été autant soutenu.