On entend souvent parler de l'épine dorsale d'une équipe. Elle est responsable du bien comme du mal. Mais a-t-on jamais déterminé comment elle était constituée ? Responsable de l'équilibre du squelette de l'équipe dans son ensemble, certains la déterminent selon un axe vertical : gardien, défense, milieu, attaque. Une équipe qui a un patron dans chaque ligne ne peut qu'être performante. Et ces patrons sont, schématiquement, alignés à la queue leu leu. C'est un peu simpliste comme vue, mais c'est à la mode car on n'a jamais autant parlé de verticalité dans le j...

On entend souvent parler de l'épine dorsale d'une équipe. Elle est responsable du bien comme du mal. Mais a-t-on jamais déterminé comment elle était constituée ? Responsable de l'équilibre du squelette de l'équipe dans son ensemble, certains la déterminent selon un axe vertical : gardien, défense, milieu, attaque. Une équipe qui a un patron dans chaque ligne ne peut qu'être performante. Et ces patrons sont, schématiquement, alignés à la queue leu leu. C'est un peu simpliste comme vue, mais c'est à la mode car on n'a jamais autant parlé de verticalité dans le jeu. Or, les plus beaux buts ne sont jamais marqués sans une construction passant par un peu de latéralité. Le tout est de n'abuser de rien : ni de verticalité, ni de latéralité... Mais soyez sûrs d'une chose : sans latéralité, une équipe a très vite l'air de n'être constituée que de joueurs stupides et frustres. Les footballeurs les plus malins et les plus efficaces sont ceux qui sont capables de remplir plusieurs missions tournant autour des principes de destruction et de construction. Et on a beau parler de médians défensifs, offensifs ou de flancs, la vraie, la seule épine dorsale d'une équipe est son entrejeu. Ce sont les médians qui viennent aider leurs défenseurs quand ça chauffe et ce sont eux qui sont responsables de porter en premier lieu le vrai danger dans le camp adverse. Comment ne pas éprouver le plus d'admiration pour eux, leurs abnégation et concentration. Ils ont beau avaler des kilomètres, ils doivent rester lucides et créatifs. Le c£ur, les poumons et le cerveau. Le joueur total. C'est très bien que le Français du Sporting de Charleroi Fabien Camus trône en tête de notre Top10 des Meilleurs Médians du premier tour. Parce qu'il est jeune (21 ans), exemplaire à des tas de points de vue et élégant (regardez la photo en page 11). Et ce qui est également très bien avec lui, c'est que son succès dépend des cracks alignés à côté de lui, dans l'entrejeu. D'autres Français, les princes du jeu comme Michel Platini ou Zinédine Zidane, ont toujours pu compter sur des équipiers modèles dans ce secteur. Pour Fabien, c'est Tim Smolders qui termine 6e de ce Top10, et il est interdit d'oublier que la réussite actuelle des Carolos dépend aussi de Majid Oulmers et Sébastien Chabaud.Ce mercredi soir aura lieu la proclamation du Soulier d'Or 2006, élu par la presse et les dirigeants du foot belge. Un titre assez lourd à porter récemment. Sergio Conceiçao, Vincent Kompany, Aruna Dindane, Wesley Sonck, tous ont eu du mal à s'en remettre pour une raison ou une autre. Et c'est vrai plus avant dans le temps également. Ce trophée ne porte pas toujours chance, loin de là. Tomber d'un piédestal fait toujours du bruit et parfois très mal. Certains ont réussi à se relever et à repartir, d'autres n'y sont jamais parvenus. par john baete