Maintenant que tout est dit sur la saison de foot européen 2016-2017, on a quand même envie d'ajouter quelques mots. Des petites pensées en forme d'hommage à des hommes qui nous ont fait du bien. Comme ceux de l'AS Monaco. Une vraie équipe princière qui trône maintenant sur la Ligue1. Avec des petits princes qui bien vite deviendront rois. Avec, pour éminence grise, Leonardo Jardim qui a fait des prés français son jardin. Tout en ayant l'intelligence et la classe de rester dans l'ombre des exécutants de ses plans.

Du grand art. Parvenir à exalter le talent de cette jeunesse est une prouesse. Laisser jouer les siens et empêcher de jouer les autres, tout cela en privilégiant l'expression artistique que peut être la maîtrise du ballon. Tournée générale pour les Monégasques. Une équipe qui a fait du rectangle adverse son troquet préféré. Dès début février, ils en étaient déjà à 100 buts inscrits. Tout ça en 38 matchs. Les princes du Moyen-Orient ne s'en sont jamais remis.

Parmi ces derniers, un petit Belge qui a éclaboussé de son audace et de son sens du foot son entrée dans la cour des grands. Thomas Meunier n'est pas comme les autres. Il est bien plus. Comme Dries Mertens l'est devenu. Il n'était pour moi qu'une Ferrari avec un moteur de mobylette. Il est devenu par la grâce d'une blessure (ArkadiuszMilik) et d'une inspiration (de son coach MaurizioSarri) une révélation. Faux 9, vrai faiseur de but. Le moteur est devenu digne de la Ferrari qu'il est. Un modèle unique. Le premier " Space Wagon " de la marque. Histoire de mettre les valises de buts qu'il a générés. 36 en 34 matchs de Serie A. Il a planté 28 fois et assisté huit fois. Chapeau.

Comme le conte de fées de MichyBatshuayi au pays des géants. D'autant plus grands qu'il les regardait assis. Sur son banc. Pas d'accusé mais de supposé. 18 fois il est monté à la barre. Frustration transformée en jubilation. La plaidoirie finale fut somptueuse. Il marque le but qui officialise le titre. Puis, titulaire, il marque à chaque fois. Cinq buts en huit tirs cadrés. Le verdict est sans appel : Batshuayi est un innocent à la bouche pleine de son sourire revenu. Avec en filigrane une crédibilité qui va l'élever.

En Premier League, un homme était en train de perdre la sienne. ArsèneWenger trop court sur la durée mais parfait sur la denrée. Septième Coupe d'Angleterre pour un homme à terre. Mais Arsène s'accroche tellement qu'on a l'impression que son oraison funèbre, ce sera lui qui la lira. Ce trophée devient son passeport pour deux saisons de plus. Ça en fera peut être sept de trop à la tête d'une équipe devenue trop courte pour le top de la Premier League.

Une sortie d'éternité à l'image de Francesco Totti. 24 ans de Serie A sous le même maillot pour seulement un titre de champion et deux coupes d'Italie. Et pourtant respect éternel pour le Romain. 785 matchs et 307 buts. Ave. Tout cela avec la classe sur et en dehors des terrains. Sa lente mise à l'écart de ces dernières saisons, il l'a vécue et gérée comme un vrai Dieu. En mettant toujours l'intérêt du club avant son ego. Plus vieux buteur de l'histoire de la Ligue des Champions, il avait le niveau pour la gagner.

On se quitte par un petit détour par chez nous. Cette saison, j'ai aussi adoré la petite réponse déjà mythique de René Weiler. À la question : " Vous êtes conscient d'être dans un club de stars ? " Sa réponse : " Quelles stars ? " La marche vers le titre était lancée et elle a permis à LeanderDendoncker et YouriTielemans de franchir une marche vers leur statut d'étoiles en devenir. Et les autres ont compris ce qu'ils étaient vraiment : de bons footeux de l'élite belge. Et puis, avoir vissé sur le banc l'indéboulonnable Olivier Deschacht et ce, sans que le vestiaire et puis le club n'explosent, bravo. La Suisse ne connaît pas la neutralité. Il fut un excellent placement pour un club en quête de titre.

On se quitte avec Dalida : " Des mots, toujours des mots ". Ben oui. Même à l'écrit, cela reste des " Paroles...Paroles...Paroles ". Bonnes vacances !

PAR FRÉDÉRIC WASEIGE

Maintenant que tout est dit sur la saison de foot européen 2016-2017, on a quand même envie d'ajouter quelques mots. Des petites pensées en forme d'hommage à des hommes qui nous ont fait du bien. Comme ceux de l'AS Monaco. Une vraie équipe princière qui trône maintenant sur la Ligue1. Avec des petits princes qui bien vite deviendront rois. Avec, pour éminence grise, Leonardo Jardim qui a fait des prés français son jardin. Tout en ayant l'intelligence et la classe de rester dans l'ombre des exécutants de ses plans. Du grand art. Parvenir à exalter le talent de cette jeunesse est une prouesse. Laisser jouer les siens et empêcher de jouer les autres, tout cela en privilégiant l'expression artistique que peut être la maîtrise du ballon. Tournée générale pour les Monégasques. Une équipe qui a fait du rectangle adverse son troquet préféré. Dès début février, ils en étaient déjà à 100 buts inscrits. Tout ça en 38 matchs. Les princes du Moyen-Orient ne s'en sont jamais remis. Parmi ces derniers, un petit Belge qui a éclaboussé de son audace et de son sens du foot son entrée dans la cour des grands. Thomas Meunier n'est pas comme les autres. Il est bien plus. Comme Dries Mertens l'est devenu. Il n'était pour moi qu'une Ferrari avec un moteur de mobylette. Il est devenu par la grâce d'une blessure (ArkadiuszMilik) et d'une inspiration (de son coach MaurizioSarri) une révélation. Faux 9, vrai faiseur de but. Le moteur est devenu digne de la Ferrari qu'il est. Un modèle unique. Le premier " Space Wagon " de la marque. Histoire de mettre les valises de buts qu'il a générés. 36 en 34 matchs de Serie A. Il a planté 28 fois et assisté huit fois. Chapeau. Comme le conte de fées de MichyBatshuayi au pays des géants. D'autant plus grands qu'il les regardait assis. Sur son banc. Pas d'accusé mais de supposé. 18 fois il est monté à la barre. Frustration transformée en jubilation. La plaidoirie finale fut somptueuse. Il marque le but qui officialise le titre. Puis, titulaire, il marque à chaque fois. Cinq buts en huit tirs cadrés. Le verdict est sans appel : Batshuayi est un innocent à la bouche pleine de son sourire revenu. Avec en filigrane une crédibilité qui va l'élever. En Premier League, un homme était en train de perdre la sienne. ArsèneWenger trop court sur la durée mais parfait sur la denrée. Septième Coupe d'Angleterre pour un homme à terre. Mais Arsène s'accroche tellement qu'on a l'impression que son oraison funèbre, ce sera lui qui la lira. Ce trophée devient son passeport pour deux saisons de plus. Ça en fera peut être sept de trop à la tête d'une équipe devenue trop courte pour le top de la Premier League. Une sortie d'éternité à l'image de Francesco Totti. 24 ans de Serie A sous le même maillot pour seulement un titre de champion et deux coupes d'Italie. Et pourtant respect éternel pour le Romain. 785 matchs et 307 buts. Ave. Tout cela avec la classe sur et en dehors des terrains. Sa lente mise à l'écart de ces dernières saisons, il l'a vécue et gérée comme un vrai Dieu. En mettant toujours l'intérêt du club avant son ego. Plus vieux buteur de l'histoire de la Ligue des Champions, il avait le niveau pour la gagner. On se quitte par un petit détour par chez nous. Cette saison, j'ai aussi adoré la petite réponse déjà mythique de René Weiler. À la question : " Vous êtes conscient d'être dans un club de stars ? " Sa réponse : " Quelles stars ? " La marche vers le titre était lancée et elle a permis à LeanderDendoncker et YouriTielemans de franchir une marche vers leur statut d'étoiles en devenir. Et les autres ont compris ce qu'ils étaient vraiment : de bons footeux de l'élite belge. Et puis, avoir vissé sur le banc l'indéboulonnable Olivier Deschacht et ce, sans que le vestiaire et puis le club n'explosent, bravo. La Suisse ne connaît pas la neutralité. Il fut un excellent placement pour un club en quête de titre. On se quitte avec Dalida : " Des mots, toujours des mots ". Ben oui. Même à l'écrit, cela reste des " Paroles...Paroles...Paroles ". Bonnes vacances ! PAR FRÉDÉRIC WASEIGE