Tu as pris une telle dimension dans le jeu de Gand, surtout en cette fin de saison. Comment l'expliques-tu ?

Ce n'est pas une surprise pour moi. Ce n'est que ma première saison où j'évolue en tant que 9. La saison dernière, je jouais la plupart du temps sur les côtés et j'avais inscrit 15 buts. Ce qui n'était déjà pas mal.... J'aime être décisif, que ce soit devant le but ou à la dernière passe. Depuis que Trond Sollied m'a installé comme avant de pointe, j'ai progressé. Et ce rôle me correspond bien car je suis capable de garder un ballon dos au but, de décrocher, d'éliminer un homme. Victor Fernandez m'a maintenu à cette position et m'a promulgué énormément de c...

Ce n'est pas une surprise pour moi. Ce n'est que ma première saison où j'évolue en tant que 9. La saison dernière, je jouais la plupart du temps sur les côtés et j'avais inscrit 15 buts. Ce qui n'était déjà pas mal.... J'aime être décisif, que ce soit devant le but ou à la dernière passe. Depuis que Trond Sollied m'a installé comme avant de pointe, j'ai progressé. Et ce rôle me correspond bien car je suis capable de garder un ballon dos au but, de décrocher, d'éliminer un homme. Victor Fernandez m'a maintenu à cette position et m'a promulgué énormément de conseils. Que ce soit à Porto ou en Liga, il a dirigé de grands attaquants et c'est évidemment une chance de bénéficier de son apport. J'ai l'avantage d'avoir été formé comme milieu offensif. À Courtrai, Hein Vanhaezebrouck n'a d'ailleurs pas hésité à me faire évoluer en numéro 10. Victor Fernandez m'offre également beaucoup de liberté. Il sait que je ne suis pas du genre à rester posté dans le rectangle à attendre les ballons, je suis davantage un attaquant moderne qui peut évoluer à différentes places et qui aime toucher le cuir. J'espère seulement que cette polyvalence ne va pas m'handicaper dans le futur. Je ne me prends pas la tête. Je sais que dans le foot, il ne sert à rien de vouloir forcer les événements. Un transfert dépend de beaucoup de paramètres : du marché, de ce qui se présente à un moment précis, etc. Evidemment qu'évoluer un jour à l'étranger est un rêve. Mais je n'ai pas envie de choisir n'importe quel club anglais pour pouvoir dire que j'évolue en Premier League et me retrouver la plupart du temps sur le banc. Mon choix sera réfléchi. Je ne suis le successeur de personne. Mais il est évident qu'être suivi par Anderlecht ne laisse pas indifférent. C'est le meilleur club de Belgique, avec le plus grand palmarès. J'ai grandi et je vis toujours Bruxelles... Il est donc normal que ça me fasse plaisir même s'il n'y a aucun contact pour l'instant. Tout est possible. Mais ce qui me préoccupe pour le moment, c'est notre fin de saison et rien d'autre. Ce n'est qu'après qu'on se mettra tous ensemble autour de la table : le président, mon père, mon manager et moi. Comme ça avait été le cas en janvier quand Norwich s'était manifesté. A cette époque, j'avais jugé que ce n'était pas le moment de partir. J'ai envie que ce soit par la grande porte. Non ce n'est pas le genre de reconnaissance que je recherche. Et je suis heureux pour Hannes. C'est un petit gars du club qui a un bel avenir dans le foot. Tant mieux pour lui, il le mérite. C'est un de mes objectifs. Ma sélection face à l'Ecosse puis en Roumanie m'a donné une motivation supplémentaire. Je ne pense pas que j'aurais atteint un tel niveau cette saison sans cette convocation en équipe nationale. Et j'espère en connaître d'autres... PAR THOMAS BRICMONT