Il y a trois ans, Johan Walem (36 ans) avait fait un choix important en se tournant vers le monde des médias. Petit à petit, il était devenu, tout comme son ancien compère de D1 Bertrand Crasson, une figure en vue de Woestijnvis, la maison de production qui réalise les matches de D1 pour Belgacom TV. La semaine passée, il a annoncé son retour au bercail anderlechtois où il coachera les Espoirs.
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Il y a trois ans, Johan Walem (36 ans) avait fait un choix important en se tournant vers le monde des médias. Petit à petit, il était devenu, tout comme son ancien compère de D1 Bertrand Crasson, une figure en vue de Woestijnvis, la maison de production qui réalise les matches de D1 pour Belgacom TV. La semaine passée, il a annoncé son retour au bercail anderlechtois où il coachera les Espoirs. Que retenez-vous de cette expérience journalistique ?Johan Walem : J'ai été très heureux durant trois ans. Ce vécu me sera utile car j'ai, en quelque sorte, découvert l'envers du décor. J'ai eu la chance de travailler avec des passionnés du football et de leur métier. Les footballeurs n'imaginent pas à quel point les journalistes s'investissent dans leur activité. J'ai préparé et réalisé des portraits. J'ai eu la chance de commenter de bons matches ou de faire des interviews du bord de la pelouse. C'est aussi un acquis que je mettrai au service des jeunes d'Anderlecht. Un joueur doit comprendre tous les mécanismes du monde dans lequel il vit. La presse en fait partie. Il faut le savoir, mesurer son importance, répondre à ses attentes. Je ne laisse que des amis à la télé et on m'a dit que la porte serait toujours pour moi. Qu'est-ce qui a fait pencher la balance en faveur d'Anderlecht ?Nous avons eu quelques conversations intéressantes à propos d'un autre projet. Puis, alors que je ne m'y attendais pas du tout, Anderlecht m'a proposé d'entraîner les Espoirs. Je tombais des nues car j'ai toujours dit que mon rêve était de travailler un jour pour un de mes anciens clubs : Anderlecht, Udine, Parme ou le Standard. La première offre est arrivée du Sporting : je ne pouvais pas la refuser. Je suis heureux et honoré par cette confiance. La post-formation sera-t-elle au centre de vos préoccupations ?Mais ce sera plus qu'essentiel. Il faut huiler les mécanismes qui permettent aux jeunes de bien s'intégrer dans l'effectif de l'équipe Première. Beaucoup de jeunes bloquent sur place quand ils découvrent ce nouvel entourage. Il y a une trop grosse perte de jeunes joueurs qui ont du potentiel. J'espère les aider en leur proposant mon vécu et mes valeurs. Je leur expliquerai, entre autres, que j'ai aussi dû mordre sur ma chique et bosser dur pour avoir la chance de vivre de bons moments. Mais cela en valait largement la peine... PIERRE BILIC