Êtes-vous heureux que la saison soit achevée ?

Harm van Veldhoven : J'aurais voulu disputer la finale des PO2. Sinon, comme je l'ai souvent dit, je n'aime pas cette formule de compétition. Aux règles connues se sont ajoutées des péripéties qui ne font qu'accroître mon amertume. On entame les PO1 avec la moitié des points obtenus durant le championnat régulier mais on remet les compteurs à zéro pour les PO2 et en cas d'égalité de points à la fin, votre classement ne joue aucun rôle alors qu'à mon sens, un championnat se dispute sur l'ensemble d'une saison. Certains estiment que les PO1 sont intéressants. Eh bien, si on divise encore les ...

Harm van Veldhoven : J'aurais voulu disputer la finale des PO2. Sinon, comme je l'ai souvent dit, je n'aime pas cette formule de compétition. Aux règles connues se sont ajoutées des péripéties qui ne font qu'accroître mon amertume. On entame les PO1 avec la moitié des points obtenus durant le championnat régulier mais on remet les compteurs à zéro pour les PO2 et en cas d'égalité de points à la fin, votre classement ne joue aucun rôle alors qu'à mon sens, un championnat se dispute sur l'ensemble d'une saison. Certains estiment que les PO1 sont intéressants. Eh bien, si on divise encore les points en deux en cours de route, ils le seront encore plus mais où est la justice là-dedans ? Il n'y a quand même pas que le spectacle qui compte ? Peu d'équipes jouent vraiment en PO2, voulant avant tout préserver leurs filets. Il nous a donc été difficile d'assumer notre rôle de favoris. Je ne trouve pas, d'autant que nous avons gagné nos derniers matches. Dix sur 18, ce n'est pas mal. Je regrette que d'aucuns aient jugé que nous manquions de motivation durant ces play-offs. Je pensais surtout à la gestion de la situation. Quand, après cette bonne première mi-temps, nous avons encaissé un but, certains se sont demandé ce qui leur arrivait. Ce qui pourrait passer pour un manque de panache était en fait la peur de l'échec. Ce n'est pas parce qu'on manque de confiance qu'il faut s'effondrer. Or, cela nous est arrivé, par moments. Nous prenons congé de cinq joueurs et nous allons en embaucher trois. Je ne vais pas citer de positions. Nous cherchons des éléments créatifs pour le compartiment offensif. Il nous faut plus d'hommes efficaces, dotés du sens du but. Nous avons trop dépendu de trois joueurs : Alessandro Cordaro pour les actions, Nicklas Pedersen devant le but et David Destorme pour les infiltrations. Selon moi, nous n'exploitions pas suffisamment les flancs. Nous n'arrivions pas à passer nos adversaires et notre jeu était trop stéréotypé. Comme je disposais de nombreux éléments axiaux, j'ai formé un bloc dans l'entrejeu avec Seth De Witte et Steven De Petter, derrière Mats Rits et David Destorme. Nous avons un peu délaissé les flancs mais exercé plus de pression. Par exemple, quand nous plaçons l'arrière gauche adverse sous pression, Destorme gicle sur le flanc droit et Rits s'avance un peu vers l'axe. Nous nous retrouvons ainsi assez loin dans le camp adverse, homme contre homme, sans être trop fragiles, puisque nous maîtrisons l'entrejeu. L'adversaire doit se déporter sur un des flancs pour nous déséquilibrer mais il laisse ainsi des brèches à Cordaro, qui se retrouve sur les flancs. Cela induit beaucoup de mouvements et d'ouvertures, que Destorme peut exploiter. Continuerai-je ainsi ? Cela dépend des joueurs que nous allons enrôler. J'aimerais gravir quelques échelons avec Malines, sans pouvoir déterminer notre objectif précisément. Nous aviserons après l'été et nous aurons une discussion de réajustement en hiver. PAR KRISTOF DE RYCK