Après son revers contre le Lierse, Patrick Vannoppen a accordé 5 % de chances de maintien au Beerschot. Êtes-vous d'accord avec lui ?

Eric Van Meir : Absolument pas. Notre pourcentage a crû et se situe à peu près à 50 %. Qu'il s'agisse du Beerschot ou du Lierse, devoir gagner est difficile, surtout quand on ne compte que quatre victoires en 28 matches. Le Beerschot s'est trouvé face à nous dans la situation que nous avons connue contre Malines : il voulait nous battre, nous prendre à la gorge. Nous avons été menés après douze minutes par Malines. Les joueurs ont baissé les bras, sachant qu'ils n'avaient encore gagné que trois parties. Inversement, la semaine dernière, notre premier but les a boostés.
...

Eric Van Meir : Absolument pas. Notre pourcentage a crû et se situe à peu près à 50 %. Qu'il s'agisse du Beerschot ou du Lierse, devoir gagner est difficile, surtout quand on ne compte que quatre victoires en 28 matches. Le Beerschot s'est trouvé face à nous dans la situation que nous avons connue contre Malines : il voulait nous battre, nous prendre à la gorge. Nous avons été menés après douze minutes par Malines. Les joueurs ont baissé les bras, sachant qu'ils n'avaient encore gagné que trois parties. Inversement, la semaine dernière, notre premier but les a boostés. Oui. Il a été très motivé la semaine qui a suivi Malines. Le lendemain du match, il a été humble à l'égard des joueurs et du staff, il a reconnu avoir commis des erreurs et même avoir relâché la discipline. Quand on est sévère avec ses joueurs, il faut l'être envers soi-même. Il s'est remis en question et nous a demandé si nous estimions qu'il avait commis des erreurs. Je lui ai demandé pourquoi il n'avait pas procédé en 4-4-2, par exemple. Son argumentation a tenu : Pouga n'était pas suffisamment rétabli pour être titularisé et Adesanya était dans le creux de la vague. En plus, Hazurov et Pouga ne sont pas complémentaires puisqu'ils évoluent dans le même registre. Notre problème, c'est : comment meubler l'entrejeu si nous alignons deux avants ? Nous n'avons pas d'ailiers mais beaucoup de médians qui courent énormément. Avant mon départ, Menga jouait. Dolly n'est pas un modèle de discipline mais c'est à nous à l'insuffler aux jeunes, selon moi. On a trop peu investi de temps et d'énergie en lui. J'étais sur une voie de garage quand on l'a laissé partir. Menga et Bidaoui sont jeunes, ils peuvent se laisser emporter par la déception quand ils font banquette et ils ne sont pas habitués à lutter pour le maintien. Le Lierse avait deux problèmes majeurs : il encaissait trop et ne marquait pas assez. Depuis quelques semaines, il se créait trop peu d'occasions, en plus. Nous en sommes donc revenus avec une solide organisation de base, axée autour du duo défensif central Swinkels-Saidi, avec Okka, un pur défenseur, à droite, pour neutraliser Losada, et Shebeta aux côtés de Wils, au milieu défensif, pour ne plus voir ce dernier débordé par les attaques successives de l'adversaire. Celui d'adjoint. C'est lui qui me vaut le plus d'appréciation. Je préfère être le Pierre Denier du Lierse, un homme qui assure la stabilité. Le fait qu'après le match au Beerschot, certains joueurs aient considéré mon retour comme une des raisons de leur succès m'a fait énormément plaisir. Non, il m'a présenté ses excuses en novembre, quand l'entraîneur a préféré se passer de moi. Samy me considère comme un monument du Lierse et il n'a jamais dit que je devais partir mais je ne pouvais pas me laisser déplacer comme un meuble. Oui mais chacun doit effectuer le travail pour lequel il est fait. Il ne faut pas mettre au volant quelqu'un qui n'a pas son permis de conduire. Il n'est pas agréable d'être écarté sans explication comme en novembre. Cela m'a fait mal mais voir le football pur développé par les espoirs, la façon dont ils piquent un sprint pour être premiers, à l'entraînement... Leur enthousiasme est contagieux. Mettre des bâtons dans les roues des gens n'est pas mon style. J'aimerais connaître la vérité sur ce qui s'est passé en novembre mais pour l'heure, seule la survie du Lierse compte. PAR GEERT FOUTRÉ