Etait-ce la présence inspirante de Bernard Tapie jeudi dernier à Liège pour une conférence dans le cadre des rencontres socio-économiques du Rond Central du Standard ? Toujours est-il que deux Rouches se sont illustrés dans la tchatche et les affaires des autres. D'abord, le directeur général Pierre François avait fustigé Guillaume Gillet sur le thème de la simulation. Ensuite, Laszlo Bölöni a donné la fessée aux Montois... après le match : " Si leur club leur offre trois entraîneurs en une saison et que les joueurs de Mons ne sont pas capables de bouger leur cul, ils n'ont rien à faire dans le milieu professionnel. ". Le Roumain s'est excusé pour avoir dit " cul " en public mais pas d'avoir pr...

Etait-ce la présence inspirante de Bernard Tapie jeudi dernier à Liège pour une conférence dans le cadre des rencontres socio-économiques du Rond Central du Standard ? Toujours est-il que deux Rouches se sont illustrés dans la tchatche et les affaires des autres. D'abord, le directeur général Pierre François avait fustigé Guillaume Gillet sur le thème de la simulation. Ensuite, Laszlo Bölöni a donné la fessée aux Montois... après le match : " Si leur club leur offre trois entraîneurs en une saison et que les joueurs de Mons ne sont pas capables de bouger leur cul, ils n'ont rien à faire dans le milieu professionnel. ". Le Roumain s'est excusé pour avoir dit " cul " en public mais pas d'avoir pris la défense de son ex-pote de Nancy, Christophe Dessy ! Mais ce dernier aurait pu tout aussi bien prendre de volée les joueurs de Bölöni, coupables d'avoir joué pendant plus d'une heure comme s'ils n'avaient pas lacé leurs chaussures. Parce qu'ils n'avaient pas vraiment envie sur un terrain aussi mauvais contre des Montois agressifs ? Parce que le rythme des matches européens leur manque ? En tout cas, heureusement pour eux qu'ils ont vraiment joué quinze minutes. Suffisantes pour se créer trois vraies occasions et mériter la victoire. Ce Standard avait longuement été pathétiquement faible en attaque. Même quand ils sont mauvais, les champions gagnent toujours, dit-on. Mais là, c'était limite. Anderlecht, par contre, a commencé son match à fond et joué quelques fois en démonstration en première mi-temps. Zulte Waregem a été complètement pris à froid. Le duo Boussoufa- De Sutter vaut de plus en plus le déplacement et offre les garanties que l'on attendait de sa part. Et peut-être qu'il prendra, sous peu, un envol encore plus spectaculaire s'il était épaulé par les deux ailiers Sascha Iakovenko et Jonathan Legear ensemble ? Ce dernier se gela les fesses sur le banc pendant presque tout le match, mais le masque d' Ariel Jacobs, en conférence de presse, n'incita pas à digresser du pourquoi ou s'il avait une idée derrière la tête... Anderlecht a un problème de communication mais a le mérite de prendre le taureau par les cornes. L'affaire Gillet a laissé des traces car le joueur a été maladroit dans ses explications, il y a cette attitude un peu raide de Jacobs à l'égard de la presse et il y a un petit mois, la cacophonie provoquée par l'interview accordée à Sport/Foot Magazine par le président Roger Vanden Stock sur la décision définitive d'aménagement du stade et de ne plus déménager... sans que le club soit au courant de l'interview ! Mais on vous garantit que ces dérapages ne sont que la pointe émergée de l'iceberg. Trop is te veel et voilà que le manager général Herman Van Holsbeeck menace de démissionner. Il estime que son club souffre trop de vis-à-vis des médias et nous dit : " C'en est au point où je vais jeter un gros argument dans la balance. Je vais expliquer au club qu'on a absolument besoin d'un professionnel en cette matière et que si on ne m'écoute pas, je démissionnerai. " Voilà qui est, au moins, clairement communiqué et à mille lieues du cache-cache de l'Union belge. Dernier couac : l'interview que René Vandereycken a accordée à nos confrères hollandais Voetbal International (un partenaire de S/FM) et que nous publions dans ce numéro. Bizarre, VDE ne donne pas d'interview à une presse belge qu'il attaque au passage : " On y répand des mensonges ". Oh, pauvre petit chou ! Mais faut-il s'étonner que l'Union belge ne trouve pas la conduite de VDE inconvenante ? On sait qu'il faut aller très loin dans l'inacceptable pour qu'elle réagisse. Or, voici que la Maison de Verre gronde et appelle à l'aide. Des commis hauts placés sont au bord de la crise de nerfs et n'hésitent plus à dire que le règne du président François De Keersmaecker a assez duré. Malheureusement, personne ne se propose à sa succession en vue des élections de juin ! FDK est le seul candidat, et ça n'aide pas. PAR JOHN BAETE