Le retour à la réalité est forcément pénible. Paris s'est réveillé d'un cauchemar auquel il voudrait refuser de croire. Une nouvelle fois, le PSG est éliminé de la Ligue des Champions, loin de ces demi-finales qui semblent devenues une chimère au pied de la Tour Eiffel. Manchester United ne semblait même pas croire en sa qualification, tombée du ciel au bout d'un match pourtant maîtrisé comme rarement par les hommes de Thomas Tuchel, qui n'ont pas concédé une seule frappe entre le deuxième but de Romelu Lukaku et la frappe lointaine contrée par la main de Presnel Kimpembe au bout des arrêts de jeu. Un penalty inimaginable peut-il exécuter une patiente construction ?

Rarement, Paris avait semblé aussi souverain dans ses confrontations européennes. Vainqueur autoritaire à Old Trafford malgré la traditionnelle blessure hivernale de Neymar Junior, accompagnée de celle d' Edinson Cavani, le champion de France donnait l'impression de pouvoir tirer les marrons du feu lors d'une édition aussi ouverte que la précédente, marquée par le déclin des rois de la décennie que sont le Real Madrid, le Barça et le Bayern. L'improbable scénario du Parc des Princes a tout remis en question, et tout l'Hexagone s'est forcément mis en quête de coupables.

Rares sont ceux qui ont pointé Tuchel du droit. L'Allemand a, certes, changé de système dans les derniers instants de la rencontre, mais son plan n'a laissé que peu d'espace aux idées mancuniennes, et la tactique était loin d'être le principal problème des Franciliens. Sur la pelouse, par contre, certains cadres ont été cités à l'heure de distribuer les mauvais points.

Thiago Silva, presque irréprochable défensivement mais toujours au coeur des critiques à l'heure d'évoquer son manque de leadership. Kylian Mbappé, entreprenant mais maladroit au moment de tuer le match, et surtout Gianluigi Buffon, recruté pour franchir le palier psychologique qui devait mener Paris vers le sommet mais parti à la faute sur le deuxième but de Lukaku.

Après le naufrage du Parc, la barrière mentale semble plus insurmontable que jamais pour le PSG. À tel point que certains pourraient être tentés de quitter un navire qui paraît voué à couler à chaque fois qu'un rivage enchanteur apparaît à l'horizon. Si Mbappé a affirmé publiquement qu'il ne quitterait pas la capitale française, le cas de Neymar est plus épineux.

À Madrid, Florentino Pérez n'a jamais caché son amour pour le Brésilien, ni son désir de le voir évoluer sous le prestigieux maillot blanc. Le désir de reconquista du Real, au terme d'une saison manquée, et la malédiction parisienne pourraient attirer le dribbleur auriverde quelques centaines de kilomètres plus au sud, pour tenter de quitter définitivement l'ombre de Cristiano Ronaldo et de Lionel Messi, objectif initial de son départ vers la France. En plus de garder Neymar, Paris devra renforcer en profondeur un noyau marqué par des carences étonnantes pour un club de ce standing. Tuchel a dû transformer Marquinhos en milieu de terrain pour pallier le manque de possibilités dans ce secteur où seul Marco Verratti, pourtant en proie à de récurrentes blessures, fait figure de certitudes. Garder les stars et construire autour d'elles : l'été s'annonce chargé à Paname.

Le retour à la réalité est forcément pénible. Paris s'est réveillé d'un cauchemar auquel il voudrait refuser de croire. Une nouvelle fois, le PSG est éliminé de la Ligue des Champions, loin de ces demi-finales qui semblent devenues une chimère au pied de la Tour Eiffel. Manchester United ne semblait même pas croire en sa qualification, tombée du ciel au bout d'un match pourtant maîtrisé comme rarement par les hommes de Thomas Tuchel, qui n'ont pas concédé une seule frappe entre le deuxième but de Romelu Lukaku et la frappe lointaine contrée par la main de Presnel Kimpembe au bout des arrêts de jeu. Un penalty inimaginable peut-il exécuter une patiente construction ? Rarement, Paris avait semblé aussi souverain dans ses confrontations européennes. Vainqueur autoritaire à Old Trafford malgré la traditionnelle blessure hivernale de Neymar Junior, accompagnée de celle d' Edinson Cavani, le champion de France donnait l'impression de pouvoir tirer les marrons du feu lors d'une édition aussi ouverte que la précédente, marquée par le déclin des rois de la décennie que sont le Real Madrid, le Barça et le Bayern. L'improbable scénario du Parc des Princes a tout remis en question, et tout l'Hexagone s'est forcément mis en quête de coupables. Rares sont ceux qui ont pointé Tuchel du droit. L'Allemand a, certes, changé de système dans les derniers instants de la rencontre, mais son plan n'a laissé que peu d'espace aux idées mancuniennes, et la tactique était loin d'être le principal problème des Franciliens. Sur la pelouse, par contre, certains cadres ont été cités à l'heure de distribuer les mauvais points. Thiago Silva, presque irréprochable défensivement mais toujours au coeur des critiques à l'heure d'évoquer son manque de leadership. Kylian Mbappé, entreprenant mais maladroit au moment de tuer le match, et surtout Gianluigi Buffon, recruté pour franchir le palier psychologique qui devait mener Paris vers le sommet mais parti à la faute sur le deuxième but de Lukaku. Après le naufrage du Parc, la barrière mentale semble plus insurmontable que jamais pour le PSG. À tel point que certains pourraient être tentés de quitter un navire qui paraît voué à couler à chaque fois qu'un rivage enchanteur apparaît à l'horizon. Si Mbappé a affirmé publiquement qu'il ne quitterait pas la capitale française, le cas de Neymar est plus épineux. À Madrid, Florentino Pérez n'a jamais caché son amour pour le Brésilien, ni son désir de le voir évoluer sous le prestigieux maillot blanc. Le désir de reconquista du Real, au terme d'une saison manquée, et la malédiction parisienne pourraient attirer le dribbleur auriverde quelques centaines de kilomètres plus au sud, pour tenter de quitter définitivement l'ombre de Cristiano Ronaldo et de Lionel Messi, objectif initial de son départ vers la France. En plus de garder Neymar, Paris devra renforcer en profondeur un noyau marqué par des carences étonnantes pour un club de ce standing. Tuchel a dû transformer Marquinhos en milieu de terrain pour pallier le manque de possibilités dans ce secteur où seul Marco Verratti, pourtant en proie à de récurrentes blessures, fait figure de certitudes. Garder les stars et construire autour d'elles : l'été s'annonce chargé à Paname.