Risée des suiveurs français la saison dernière, Eric-Maxim Choupo-Moting s'est mué en homme providentiel. Conséquence ubuesque d'un concours de circonstances qui a aligné Edinson Cavani et Kylian Mbappé à l'infirmerie, pendant que le PSG tentait de gérer la fin de mois d'août imprévisible de Neymar Júnior. Avec ses trois buts en deux sorties, l'attaquant camerounais a servi de figure de proue aux Parisiens avant la trêve internationale, comme s'il fallait un héros inattendu pour incarner cet été chamboulé.

En coulisses, les dernières semaines parisiennes ont été particulièrement agitées. Thomas Tuchel est finalement sorti gagnant de sa lutte interne face à Antero Henrique, directeur sportif à l'initiative de la venue de Neymar sous la Tour Eiffel, mais énormément critiqué dans sa gestion quotidienne de l'institution PSG. Pour siffler la fin de la récréation et de la prise de pouvoir des Brésiliens, les dirigeants qataris ont installé un autre Auriverde à la tête de leur cellule sportive.

Leonardo, figure majeure du premier projet qataro-parisien, est de retour dans la capitale, et a marqué la fin du marché estival de son empreinte après des premiers transferts surtout destinés à augmenter la qualité d'un banc de touche souvent trop étroit la saison dernière ( Pablo Sarabia, Abdou Diallo, Ander Herrera ou Idrissa Gueye).

Confronté à des problèmes aux deux extrémités du terrain, le Brésilien a profité des opportunités qu'offraient les derniers souffles d'août. Pour protéger les filets, mission jamais vraiment remplie avec succès depuis la reprise du club, Leo a misé sur Keylor Navas, l'homme aux trois Ligues des Champions, mais barré par Thibaut Courtois à Madrid. Toujours en Espagne, il a dégoté une doublure de choix en la personne de Sergio Rico, arrivé en prêt de Séville.

En pointe, pour compenser les nombreuses blessures, le PSG a profité du conflit ouvert entre l'Inter et Mauro Icardi pour attirer le buteur argentin à une somme inespérée (option d'achat évaluée à 70 millions d'euros) pour un joueur qui a fait trembler les filets 124 fois en 219 matches sous les couleurs intéristes. Reste à savoir quand le matador sera opérationnel, lui qui a rapidement été écarté de la préparation des Nerazzurri par un Antonio Conte qui ne l'avait pas inclus dans ses plans.

Le PSG semble en transition, avec un projet Leonardo V2 qui s'est lancé trop tard pour vraiment avoir un effet significatif sur la construction d'un noyau toujours déséquilibré (seulement quatre milieux de terrains de formation, dont le fragile Marco Verratti) et des cadres frappés par les blessures.

" Ce ne sera pas une saison bling-bling ", a déjà annoncé le Brésilien face à des médias qu'il sait comment maîtriser. Parce qu'au-delà des incertitudes, les Parisiens peuvent compter sur une ligne d'attaque renforcée, alors qu'elle faisait déjà partie des plus redoutables du continent. En écartant la pression, Leo espère sans doute en faire de même avec le mauvais sort qui semble s'abattre sur le club dès que l'hiver européen amène les huitièmes de finale de la Champions League sur la table.

Risée des suiveurs français la saison dernière, Eric-Maxim Choupo-Moting s'est mué en homme providentiel. Conséquence ubuesque d'un concours de circonstances qui a aligné Edinson Cavani et Kylian Mbappé à l'infirmerie, pendant que le PSG tentait de gérer la fin de mois d'août imprévisible de Neymar Júnior. Avec ses trois buts en deux sorties, l'attaquant camerounais a servi de figure de proue aux Parisiens avant la trêve internationale, comme s'il fallait un héros inattendu pour incarner cet été chamboulé. En coulisses, les dernières semaines parisiennes ont été particulièrement agitées. Thomas Tuchel est finalement sorti gagnant de sa lutte interne face à Antero Henrique, directeur sportif à l'initiative de la venue de Neymar sous la Tour Eiffel, mais énormément critiqué dans sa gestion quotidienne de l'institution PSG. Pour siffler la fin de la récréation et de la prise de pouvoir des Brésiliens, les dirigeants qataris ont installé un autre Auriverde à la tête de leur cellule sportive. Leonardo, figure majeure du premier projet qataro-parisien, est de retour dans la capitale, et a marqué la fin du marché estival de son empreinte après des premiers transferts surtout destinés à augmenter la qualité d'un banc de touche souvent trop étroit la saison dernière ( Pablo Sarabia, Abdou Diallo, Ander Herrera ou Idrissa Gueye). Confronté à des problèmes aux deux extrémités du terrain, le Brésilien a profité des opportunités qu'offraient les derniers souffles d'août. Pour protéger les filets, mission jamais vraiment remplie avec succès depuis la reprise du club, Leo a misé sur Keylor Navas, l'homme aux trois Ligues des Champions, mais barré par Thibaut Courtois à Madrid. Toujours en Espagne, il a dégoté une doublure de choix en la personne de Sergio Rico, arrivé en prêt de Séville. En pointe, pour compenser les nombreuses blessures, le PSG a profité du conflit ouvert entre l'Inter et Mauro Icardi pour attirer le buteur argentin à une somme inespérée (option d'achat évaluée à 70 millions d'euros) pour un joueur qui a fait trembler les filets 124 fois en 219 matches sous les couleurs intéristes. Reste à savoir quand le matador sera opérationnel, lui qui a rapidement été écarté de la préparation des Nerazzurri par un Antonio Conte qui ne l'avait pas inclus dans ses plans. Le PSG semble en transition, avec un projet Leonardo V2 qui s'est lancé trop tard pour vraiment avoir un effet significatif sur la construction d'un noyau toujours déséquilibré (seulement quatre milieux de terrains de formation, dont le fragile Marco Verratti) et des cadres frappés par les blessures. " Ce ne sera pas une saison bling-bling ", a déjà annoncé le Brésilien face à des médias qu'il sait comment maîtriser. Parce qu'au-delà des incertitudes, les Parisiens peuvent compter sur une ligne d'attaque renforcée, alors qu'elle faisait déjà partie des plus redoutables du continent. En écartant la pression, Leo espère sans doute en faire de même avec le mauvais sort qui semble s'abattre sur le club dès que l'hiver européen amène les huitièmes de finale de la Champions League sur la table.